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Rototom

Chronixx Chronixx
Nationalité : jamaïcaine
Vrai nom : Jamar McNaughton

Chronixx a passé quelques jours en France au début du mois. Malgré l'annulation de son concert, il s'est plié au jeu des rencontres avec les médias français, dont reggae.fr bien sûr! Et qu'on se rassure, l'artiste devrait revenir sur notre territoire, mais cette fois pour jouer (!) à la fin du mois de juin… Restez connectés pour en savoir plus...



Notre entretien avec Chronixx est retranscrit par écrit et quelques extraits vidéo de cette rencontre sont également à voir dans la video plus bas ou ici en Reggaetv.

Reggae.fr: Tu es actuellement en tournée en Europe, et  tu as déjà fait un concert en Belgique. Alors, comment c’était?
Chronixx: C’était vraiment bien, j’étais excité! Je le suis toujours quand je me produis parce que l’accueil est meilleur à chaque fois, et mes musiciens aussi. Être avec le Zinc Fence en Europe, voir que les gens aiment notre musique, c’est la meilleure chose… Que pourrait-on demander de plus ? 

Sens-tu une différence avec le public jamaïcain ?
Le public jamaïcain est beaucoup plus expressif, ils s’excitent à propos de tout, sautent partout, lèvent les mains … Ici, on ressent que le public apprécie, mais c’est plus dans l’émotion. C’est un public différent qui s’exprime différemment. En Jamaïque, on voit plus clairement la réaction des gens, ici il faut la ressentir. Mais c’est bien. Et l’accueil était bon, y avait des mains en l’air, ça bougeait!



Comment es-tu arrivé dans la musique?
Je ne sais pas… Je pense que j’étais trop jeune pour m’en souvenir. J’en ai toujours fait, aussi loin que je m’en souvienne. Mais j’ai décidé de faire de la musique plus professionnellement car quand j’ai commencé, je ne savais pas qu’on pouvait faire de l’argent, ni comment, et c’est ça qui est beau : j’ai commencé par amour de la musique et pas pour l’argent. Je composais des riddims et je les donnais gratuitement, je ne savais pas que je pouvais être payé pour ça. J’ai grandi dans un univers musical grâce à mon père, mais je n’ai jamais connu le côté business. J’aime la musique et c’est ce que je fais ; Je ne sais pas comment vivre de ça, je ne sais pas comment faire de l’argent, mais c’est ce que je fais.

Quels artistes t’ont influencé ?
Et bien… Je pense que j’ai été influencé par chaque morceau que j’ai entendu dans ma vie. J’écoute de la musique traditionnelle africaine, de la musique latine, afro-cubaine, indienne, du r’n’b, du jazz, du hip-hop… De tout. De Fela Kuti à Aretha Franklin, de Bob Marley, Black Uhuru à Tommy Lee. Tout le monde influence Chronixx. J’aime chaque artiste. Vraiment.



En écoutant tes chansons on s’aperçoit que tu as des messages forts à faire passer. Comment travailles-tu sur tes lyrics ?
Écrire pour moi est une des choses les plus faciles dans la musique, parce que je n’écris pas pour impressionner qui que ce soit avec mon anglais, je n’écris pas pour faire de la littérature, mon langage c’est les sentiments. Puis trouver une belle mélodie et un bon riddim. C’est facile parce que j’ai beaucoup de choses à dire. C’est sûr que si tu n’as rien à dire, tu vas chercher quelque chose à raconter. J’ai toujours un truc en tête, alors à la prochaine occasion que j’ai, je le fais sortir.

Un de tes hits est “Behind Curtain”, une chanson très puissante…
“Behind Curtain”… Je crois que c’est une des chansons que j’aime le moins (rires)!
C’est une bonne chanson. Je pense que ce qu’il y a de beau dedans, c’est la manière dont elle capture des évènements du quotidien. Des trucs auxquels presque tout le monde, si ce n’est pas tout le monde, peut s’identifier. Beaucoup d’artistes jamaïcains chantent sur ce sujet, mais je pense que ce qu’il y a de différent avec « Behind Curtain », c’est que ça te donne un scénario dès l’intro : plutôt que de simplement aborder le sujet, ça en dresse un portrait avec une mise en situation.



Tu as travaillé avec le label français Special Delivery, notamment pour “Beat & A Mic”. Comment cette collaboration s’est-elle faite ?
J’ai rencontré Pierre en Septembre 2011. Il voulait que Teflon (ndlr : Romaine ‘Teflon’ Arnett – ZincFence Records) et moi travaillons sur des riddims. On y a été et on a fini par écouter quelques chansons à moi comme « Behind Curtain » ou « Warrior », il a aimé, il m’a fait écouté certains de ses riddims et je lui ai dit : « Allez, on se fait une session studio demain!» Il m’a répondu « Demain? T’as pas besoin de temps pour écrire ni quoi que ce soit !?». On a été en studio le lendemain et j’ai enregistré 2 ou 3 chansons. On s’est revus plus tard et j’ai enregistré d’autres chansons, qui sortiront bientôt, près de 3 ans après. Je les remercie pour ça.

Une autre collaboration importante est celle avec Major Lazer sur ta mixtape “Start A Fyah”.
Oui, je me dois de big up Diplo et Walshy Fire, et tout le crew! Major Lazer est d’un monde différent du mien, mais on est toujours dans le même univers, celui de la musique, alors on se rassemble et on travaille ensemble. C’est une bonne introduction pour ma musique auprès d’un public différent. Walshy Fire et Diplo étaient en Jamaïque pour le tournage d’une vidéo, et ils ont entendu ma chanson « Buss» (ndlr : « Odd Ras »), c’est l’équipe de tournage qui l’écoutait,  le cameraman est un bon ami à moi, il leur a fait « Yo ! C’est Chronixx!!! » puis il nous a présentés. 

Justement, tu peux nous parler de ce titre, “Odd Ras” sur le 90s riddim ?
C’est un bon morceau, qui aborde quelques sujets délicats. Mais c’est à ça que sert la musique tu vois… Elle te permet de parler de choses dont tu ne pourrais pas parler autrement. Les gens acceptent plus facilement. Le message est comme un comprimé, et la musique est comme un cocktail fraise qui permet de l’avaler plus facilement. Certains messages sont durs à accepter, mais la musique rend ça plus facile.



Était-ce destiné à quelqu’un en particulier?
Non. Les problèmes que j’aborde dans le son ne sont pas individuels. C’est un problème général qui se trouve en Jamaïque et dans le monde. On voit de plus en plus de personnes perdre leur individualité, leur identité propre, et l’échanger contre celle de quelqu’un d’autre. Pour moi, c’est un problème, alors j’en ai fait une chanson. Je chante “no follow nobody”, je refuse d’être toi, je veux être moi-même. Peu importe qui tu es, peu importe ce à quoi je ressemble, peu importe les stupidités, je vais être moi…  

Tu es de plus en plus populaire, on a pu le voir notamment sur plusieurs évènements en Jamaïque. Comment te sens-tu par rapport à ça et est-ce que tu t’y attendais ? 
La seule chose de bien avec la popularité, c’est que la musique est écoutée par un public plus important, ça te donne l’opportunité de diffuser davantage ton message. Mais je ne la cherche pas vraiment. C’est un truc physique, et tout ce qui est physique n’est pas permanent, ne dure pas…
Il arrivera un moment où tu ne voudras pas interviewer Chronixx, où je serai la dernière personne que tu voudras interviewer. Ce jour arrivera, de façon certaine. Je ne prête donc pas attention à la popularité. On remercie tous ceux qui aiment et soutiennent notre musique, car c’est ce que j’apprécie : le soutien accordé à ma musique, maintenant. Le renouveau du reggae est là, tout le mouvement, avec Protoje, Kabaka, Chronixx, Kelissa, Jah9, Jesse Royal, Raging Fyah, Pentateuch… Et le million d’autres que je ne cite pas.

Quel est la place de Rastafari dans ta vie? Pour toi il s’agit d’une religion ou plutôt d’une philosophie ?
Je suis un Ratsa, Rastafari est toute ma vie. Je ne sais pas ce que c’est, en soi. Je sais ce que c’est pour moi, et pour moi c’est mon style de vie, et la façon dont ma spiritualité sort de moi et s’exprime. Pour quelqu’un d’autre, ce sera peut-être different. Peut-être l’Islam. Peut-être le Christianisme. Moi, le Christianisme ce n’est pas mon truc. Mon cerveau ne suit pas Jésus. Ce sont les enseignements de Sa Majesté qui fonctionnent pour moi. Je suis un Rasta. Je vis Rastafari.

Quels sont tes projets pour le futur ?
Je suis le pire planificateur qu’il soit ! (rires) Je ne prévois pas les choses.



Peut-être un album ?
J’essaye. J’ai enregistré au moins 5 albums déjà (rires)! Comme je t’ai dit, je ne peux pas planifier, je suis le pire planificateur au monde. Alors on fait de la musique et on verra, en espérant que Jah nous mènera aux meilleures sorties, aux meilleurs contrats … La musique est là pour être sortie, c’est là, c’est enregistré, j’ai une centaine de chansons. Il faut juste trouver la bonne opportunité. Ça viendra.

Biographie par : Propos retranscrit par Nounours
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commentaires
le 22/08/14 par TRARZA
JE SUIS TOUT D'ACCORD DE SA VISION RASTAFARISME ET BONNE CONTINUATION MAN WELCOME TO AFRICA IF POSSIBLE
le 12/03/16 par MOTS ZARTS
CHRONIXX YOU ARE MY SINGER RASTA YOR SPEECHES ARE WISE YOUNG BUT WISE COME IN SENEGAL
le 20/06/16 par SARAH
Bonjour, Je cherche des personnes pour venir avec moi au concert de Chronixx le 13/07/2016 à 19h au TRABENDO dans le 19eme à Paris. Si vous êtes intéressé envoyez moi un email : enosha75@gmail.com

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