1 (modifié par observonsnous888 2017-01-11 14:50:54)

Sujet: observons nous

la propriété

quand on a inventé l'agriculture,
on s'est retrouvé avec du stock,
du coup, pour organiser ce stock,
on a inventé la propriété.
c'est l'outil d'organisation du stock.

la notion de territoire existe chez les autres mammiféres,
mais n'a rien à voir avec le concept de propriété :
un territoire se limite aux besoins vitaux des mammiféres en question.
le territoire est une notion instinctive.
les conquérants (napoléon, rockefeller,...) sont intoxiqués à la propriété :
tout comme les junkies, ils ne savent pas s'arréter par eux-mêmes.

d'autre part, pour échanger de la propriété,
on a inventé l'argent.
c'est l'outil d'échange de stock,
un outil purement abstrait.
même si on lui a donné des apparences matérielles (monnaies,...),
l'informatique lui a redonné son aspect utile,
l'abstraction.
aussi, on a fait de l'outil d'échange de stock, un stock en lui-même.
le probléme c'est qu'aprés on s'est mis à
échanger du stock d'outils d'échange de stock.
ça n'a aucun sens.
toutes les façons de faire de l'argent sur de l'argent ne sont que d'autres intoxications à la propriété.

aussi, on a mis la propriété dans notre grammaire :
"ma femme, mes idées, ..."
comme si c'était des choses qu'on possédait,
comme on posséde un stock de blé.
ça n'a aucun sens.
d'ailleurs, le mot "posséder" vient du latin et signifie "s'assoir sur".

pour le mot propriété en lui-même,
qui est apparu bien après le concept de propriété,
le problème c'est qu'il a un 2e sens :
il désigne aussi les qualités propres à une chose.
par exemple, la couleur de la peau est une des propriétés de la peau.
ce double sens (le propre à soi et la possession)
apporte une confusion,
qui favorise l'addiction à la propriété.


la violence

ça fait 400 000 ans qu'on développe la violence,
qui n'a rien à voir avec l'agressivité,
qui elle est instinctive à la plupart des êtres vivants :
il s'agit de subvenir à ses besoins vitaux.
chez les mammiféres, les agressions intraspécifiques s'arrêtent toujours avant la moindre blessure,
c'est le fait d'aller au delà qui définit la violence,
c'est la qualité de la blessure qui mesure le degré de violence.


aggressivité, violence et propriété

suite à la découverte des outils, nos agressions entre nous sont devenus blessantes,
ainsi nous avons découvert la violence.
ensuite on a inventé le concept de propriété,
qui ne s'appliquait alors qu'à la nourriture,
besoin vital.
du coup, on est devenu agressif et violent pour défendre la propriété.
le probléme c'est qu'on s'est mis à appliquer la propriété à tout et n'importe quoi,
du coup, on s'est mis à être agressif et violent envers tout et n'importe quoi.
(on ne peut plus alors parler d'agressivité, vu qu'il ne s'agit plus de besoins vitaux.
prenons le terme "hostilité" :
il signifie agression non vitale et sans blessure)
on est devenu hostile et violent envers tout et n'importe quoi.

par exemple, un male blesse une femelle,
deux êtres humains se disputent pour des idées,
etc ...


violence physique, violence psychologique

quand un être humain attaque un autre, et lui coupe un bras,
la blessure est instantanée,
on la localise tout de suite,
on peut la soigner assez vite,
la victime se retrouve manchot, mais peut localiser son handicap,
et apprendre à vivre avec.

alors qu'une blessure psychologique met du temps à se développer,
ensuite il faut encore du temps pour la localiser,
puis encore du temps pour la soigner,
et encore du temps pour que la victime puisse localiser elle-même son handicap,
pour enfin apprendre à vivre avec.

c'est la qualité de la blessure qui mesure le degré de violence.
mais il est difficile de déterminer la cause d'une blessure psychologique.
parfois, il s'agit du contexte social,
et là nous sommes tous responsables,
car nous sommes tous responsables de notre organisation sociale,
c'est la démocratie.


la peur et les symboles

prenons la peur des tempêtes,
la peur est un sentiment pas très agréable,
alors pour calmer cette peur,
on s'est mis à dire que c'est poséidon qui exprime sa colére.
tout comme la colére passe,
la tempête passe.
on est rassuré.
on a projeté nos propres connaissances sur l'objet de notre peur.
de même on a peur de la mort,
alors en voyant les chacals manger les cadavres,
on s'est mis à dire que c'est anubis, avec sa tête de chacal, qui accueille les morts.
on est rassuré.
ensuite on a continué à développer nos outils,
qui nous ont notament permis d'observer les tempêtes de loin.
du coup, on s'est mis à projeter toutes sortes de chiffres sur les tempêtes (vitesse, force, …),
on est rassuré.

le probléme, c'est qu'à force de projeter toutes sortes de symboles sur toutes sortes de phénomènes,
on se retrouve à avoir peur des symboles eux-mêmes.

par exemple, les attentats symboliques (world trade center, charlie hebdo) provoquent de bien plus grand chocs parmi nous,
que les massacres (génocide du rwanda, attentat de nice).

la peur est un sentiment, tout comme la joie, l'amour, …
l'outil, qu'est la prévention, n'effacera jamais la peur.
elle l'a rend juste plus profonde :
la peur se ressent plus difficilement et dure bien plus longtemps.
du coup il est devenu bien difficile de découvrir les réelles causes de nos peurs.

il y a 500 000 ans, on était tous ensemble en afrique.
puis on est parti à la découverte du monde.
on a ainsi rencontré toutes sortes de dangers alors inconnus,
car on acceptait et partageait nos peurs,
nos sentiments.


les outils

un outil, c'est transformer un élément extérieur à soi,
en élement utile à soi.

par exemple, un oiseau prends des brindilles pour construire un abri.


la mécanique de l'imaginaire

décomposons les images :
quand on regarde nos rêves,
ce ne sont que des éléments que l'on a déjà vu,
qui se retrouvent mélangés.
quand on regarde nos représentations extra-terrestres,
ce ne sont que des éléments que l'on a déjà vu,
qui se retrouvent mélangés.
quand on regarde nos représentations divines,
ce ne sont que des éléments que l'on a déjà vu,
qui se retrouvent mélangés.

l'imagination, c'est mélanger du connu pour découvrir de l'inconnu.

par exemple, le langage est un mélange de différents mots
un mot est un mélange de différentes syllabes.
une syllabe est un son
le rugissement du lion est un son,
qui exprime un sentiment intérieur à soi vers l'extérieur.
on a développé ce mouvement en outil de communication.


la spiritualité

la religion, c'est l'outil d'organisation de la spiritualité.

ce que l'on peut voir avec la spiritualité,
c'est qu'elle nous met dans une attitude humble,
face à tout ce que l'on perçoit,
et tout ce que l'on ne perçoit pas.

par exemple, dans nos cultures passées,
si on regarde les batiments les plus développés esthétiquement,
ce sont les temples.

la spiritualité nous donne l'humilité,
qui nous pousse à donner de la valeur à l'autre,
connu ou inconnu.


les arts

parmi les différentes formes d'art,
on peut distinguer le chant et la danse :
on se délivre directement,
il n'y a pas d'outils.
la musique aussi, se distingue des autres :
elle est capable de nous mettre en mouvement.

dans notre culture, il y a une tendance à mépriser la simplicité et à admirer la bétise.
cette attitude trouve son origine dans l'ennui et la vanité,
engendrés par le fait d'appliquer la propriété aux sentiments.

par exemple, une princesse, un fou du roi, ...

ce ne sont pas les codes sociaux culturels,
dans lesquels on évolue,
qui nous définissent,
juste ils nous influencent.

dans le fond, on peut remarquer qu'il y a un élément qui nous distingue des autres êtres vivants :
le sentiment que suscite la découverte de l'inconnu de soi.
un sentiment sans nom.

un sentiment qui se partage,
tout comme la joie, l'amour, la peur, ...

on peut remarquer aussi 4 démarches qui favorisent la découverte de l'inconnu de soi :
le mélange,
l'observation,
le déplacement,
et le partage.

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Re: observons nous

Un peu primaire mais jolie thèse si je peux dire