A l'origine, en 1997, Orange Street se composait de cinq musiciens : JP à la batterie, Mike à la basse, Beucet aux percussions, Peyman à la guitare et Vince, chanteur. La section rythmique s'est agrandie à l'arrivée de Seb (piano et Hammond). Par la suite, la section cuivre à rejoint le groupe avec Pat au trombone, Benoa (Saxophone alto et flûte traversière) et enfin Patrice à la trompette et à l'harmonica… sans oublier la technique avec Thierry (son) et Jean Lou (lumière).
2- Comment définiriez-vous votre style musical et vos influences ?
Grossièrement, Orange Street oscille entre les années 60 et les années 80 : Ska, rocksteady, dub, reggae et rub a dub. De plus, nous expérimentons en ce moment même un titre calypso. Le groupe puise son inspiration à travers différents artistes tels que Skatalites, Augustus Pablo ou Black Uhuru… pour ne citer qu'eux.
3- Que pensez-vous de l'évolution du Reggae français par rapport à son grand frère jamaïcain ?
La scène française compte de nombreux groupes intéressants parmi lesquels : Aspo, KIIR Riddim, Rude Boy System, Jim Murple ou Western Specials... Aussi, je dirais qu'elle se divise entre ceux qui font du 'reggae francisé' et ceux qui font du reggae jamaïcain (exécuté par des Français) pour mentionner la nuance qu'il peut y avoir dans l'expression controversée 'reggae français'. Pour ce qui est de l'évolution du reggae jamaïcaine, nous ne la suivons pas, nous sommes davantage axés Oldies.
4- Quels sont vos projets à moyen ou long terme ?
Un repressage du premier album STEP IN… (4500 Copies) est prévu pour fin février - début mars. Un mini album Dub (7 titres) verra le jour simultanément, il s'agit de 6 titres de STEP IN… remixés et 'Pray and die', un inédit dont la version chantée sera disponible sur la compilation 'Frenchy reggae party III' (sortie prévue prochainement !) Mis à part la discographie, nous projetons évidemment de tourner davantage, notamment dans les régions jusqu'ici inexplorées !
5- Que pensez-vous du mouvement Rastafari ?
Il n'a pas de rasta parmi les membres du groupe. Nous pensons que c'est faire preuve de respect envers le mouvement que d'éluder le sujet au lieu de scander des 'Jah rastafari ' à tout va sans aucune intégrité avec soi-même. Cela dit, des rastas, il y en a et si leur doctrine et leur mode de vie les satisfait, que leur souhaiter de mieux ? Là où c'est dangereux, c'est quand la foi devient extrême, qu'elle n'est plus là pour le bien de l'un, mais pour le mal de l'autre