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Interview K2R Riddim Interview K2R Riddim
14/05/04 - Auteur(s) : Max

Parlez nous un peu de la sortie de ce nouvel album, avez-vous vu eu les premières retombées ?
Thybo : Les premières retombées non pas encore parce que c’est encore très récent, il n’est sorti que le 29 avril, mais sinon au niveau de nos amis, les échos de nos proches et des gens qui ont entendu, ils font le constat qu’il y a une évolution dans le travail de réalisation et de production. C’est vrai qu’on n’avait jamais vraiment fait de travail de studio à 100%. Là, c’est la première fois qu’on fait un vrai album studio où tout le monde a fait des prises en studio avec un an de préparation, de pré-production. On avait une quarantaine de versions et on en a choisi 16 pour faire l’album, on s’est donc vraiment donnés les moyens…

Les morceaux ne sont que des compositions originales récentes ?
Loïc : Y avait les deux…des compositions récentes et d’autres plus anciennes qu’on n’avait pas réussi à caler sur les autres albums parce qu’on avait déjà assez de titres et puis ça avait besoin aussi de mûrir. Du coup, on les a remises sur la table, on a essayé de les retravailler, de les bosser aussi sur scène avant même de les enregistrer parce que ça c’est important pour les tester !

Ca a influencé le tracklisting ?
Thybo : Oui, effectivement …c’est sûr que des morceaux qu’on avait joués, voyant que ça fonctionnait et qu’on se faisait vraiment plaisir à les jouer sur scène, on n’allait pas se priver de les mettre sur l’album, c’est clair !

C’est Tyrone Downie qui a réalisé, comment s’est passée cette rencontre ?
Loïc : On s’est dit que pour vraiment faire un gros travail de studio et surtout départager un peu les choix de chacun parce qu’on partait un peu tous dans différentes directions …donc, on a fait appel à plusieurs réalisateurs artistiques dont Tyrone Downie qui a répondu de manière positive à notre demande. Apparemment il a apprécié notre démarche et notre son donc on a sauté sur l’affaire !
Thybo : Y a aussi le fait que Tyrone Downie c’est quelqu’un qui est maintenant francophone qui vit depuis plus de dix ans en France, à Montpellier. Le siège social de notre SARL « Aïlissam » c’est à Marseille, donc c’est pas très loin ! On est allés le voir six mois avant…Cédric l’a appelé et lui a proposé le projet, on lui a envoyé quelques versions sur lesquelles on travaillait. Du coup, on s’est rencontrés sur Marseille. Deux membres du groupe se sont faits un resto avec lui à Marseille et il a totalement pris part au projet, même financièrement puisqu’il nous a demandé une somme dérisoire ! Il a tout à fait compris la démarche de l’autoprod, et ça, franchement on a apprécié !

Il joue du clavier sur certains titres ?
Thybo : Il y a certains trucs où spontanément il s’est mis à jouer, il s’est fait plaisir et nous a fait plaisir !
Loïc : Autant il a retouché énormément de choses, autant il y en a beaucoup auxquelles il n’a pas touché, mais il nous a guidé dans le travail d’enregistrement en studio, histoire de nous détendre un peu, de vraiment différencier le travail du live et du studio. C’est une chose qu’on avait du mal à faire, on mélangeait un peu les deux et quand on arrivait en studio, on avait tendance à bastonner quoi !Thybo : Humainement, c’est quelqu’un qui est super cool, vraiment posé, qui n’a pas du tout la grosse tête, qui a un regard très…très………..

…objectif ?
Thybo : …objectif exactement, sur la musique en général, pas que sur le reggae. D’ailleurs, il ne travaille pas que dans le reggae, c’est un musicien complet et aussi producteur, réalisateur !

Au niveau des collaborations, il y a du monde sur ce nouvel album !
Loïc : En fait, il y a même moins de monde que ce qu’on aurait voulu mais on avait quand même pas mal de morceaux, on a essayé de se limiter pour répondre à la demande de tout le monde dans le groupe. Effectivement on a fait appel à Manu de Tryo pour des pistes de guitare. On avait vraiment besoin d’une guitare acoustique d’un jeu différent de celui qu’on pouvait proposer. C’est un morceau où Thybo chante donc ça lui a permis de pouvoir se concentrer sur le chant et aussi d’avoir la touche d’un très bon musicien qui fait partie d’un groupe de potes.
Thybo : C’est une autre sensibilité. Loïc : Il y a eu aussi une section cordes qui est venue enregistrer avec nous afin d’enrichir un peu certains morceaux…

Comme sur « Don’t make me over » de Burt Bacharach ? Comment s’est passé le choix de la reprise de ce standard ?
Thybo : Ca, c’est purement Dorothée…On aime tous le morceau mais ça lui tenait à cœur depuis un bon bout de temps et donc elle s’est faite plaisir et de là on s’est tous fait plaisir !
Loïc : C’est un morceau qui a vraiment une bonne couleur soul, on a essayé, sur cet album, d’un peu plus piocher dans ces années là, autant au niveau de la soul que de la funk ! Ca rentrait vraiment dans ce qu’on voulait proposer.

Comment s’est passée l’élaboration de l’« Independance Dub » ?
Loïc : C’est parti d’une ligne de cuivres et en le buffant on a essayé de construire petit à petit, on s’est dit que ça pouvait donner quelque chose de pas mal. Toute la construction rythmique s’est faite autour des cuivres. Au départ on en avait proposé une version plutôt dub actuel, london dub en fait ! Avec steppa sur la grosse caisse en cadence assez puissante et les cuivres limite péplum…et en fait on a été dirigés vers autre chose carrément. Le morceau a finalement été enregistré sous une couleur beaucoup plus planante, à la demande de Tyrone et Timour et de certains dans le groupe qui voyaient le morceau plutôt comme ça. On a ajouté les cordes pour pouvoir enrichir la chose et la rendre un peu plus originale et planante quoi !
Thybo : C’est un peu une tradition chez nous de faire pour chaque album une « espèce de dub » comme le Dub en do mineur, on aime bien fusionner autour du dub.

Dans ma chronique de votre nouvel album, j’écris que c’est un peu le deuxième chapitre du Dub en do mineur, vous êtes assez d’accord ?
Thybo : Complètement, oui. Loïc : On aime bien respecter et fidéliser la musique jamaïcaine en reprenant des standards ou en essayant d’en faire nous-mêmes, puisant dans toutes les années du reggae music. Mais si on ne faisait que ça je pense qu’on s’embêterait, il y a un côté expérimental qu’on recherche à chaque fois pour pouvoir se dénoter du reste. Et aussi réussir à faire parler notre folie quoi !

On sent que vous êtes très musiciens, quel est votre parcours ?
Thybo : Une majorité d’autodidactes en fait ! Il y a Christophe et Olivier qui ont vraiment pris des cours. Dorothée en prend depuis deux ans mais sinon on est tous autodidactes. On est une grosse machine assez lente et pour mettre en place un morceau, ça peut prendre des mois voir des années, le temps qu’on trouve, ne serait-ce que le groove d’un morceau…

Il faut que tout le monde soit d’accord ?
Thybo : Il faut que la majorité soit d’accord, malheureusement on est humains et…

Je pense à un morceau comme celui avec Karl Zéro « Clash Infos », il est construit dans une dynamique et une ambiance digitale qui n’est pas à votre habitude, est-ce que tout le monde adhère ?
Thybo : C’est un peu l’extra-terrestre ce morceau…mais oui tout le monde a adhéré au texte et nous on aime bien le côté un peu bogle, hip-hop, les directions un peu plus modernes. En même temps on l’a joué avec des vrais instruments, bon c’est des claviers, des orgues mais c’est une vraie batterie, une vraie basse, d’ailleurs on le joue aussi en live !
Loïc : Y a eu deux choses. Prendre un texte assez conscient mais aussi assez provocateur. Parce que c’est complètement ironique. Et aussi la volonté de toucher un peu plus à ces styles qu’on avait aborder avec « Youth Man » et autres… parce qu’on n’était pas encore rentrés dedans vraiment. C’est un morceau où on se lâche, on a voulu délirer avec des chœurs semi-russes et des hymnes américains complètement détournés. T’as donc le côté rythmique bogle qu’on a voulu mettre en place et le côté délirant au niveau du texte et du personnage.
Thybo : Pour ce qui est de nous, c’est rare qu’il y ait dix personnes qui soient toutes d’accord ! Mais on a tous des préférences et quand il s’est agi de choisir les 16 morceaux sur 40 au vote, il y a des morceaux pour lesquels je n’ai pas voté mais ce n’est pas parce que je les détestais, c’est que je considérais d’autres morceaux comme prioritaires. Mais on ne déteste jamais et on se reconnaît toujours dans les morceaux… Loïc : En fin de compte on tombe toujours sur la même longueur d’ondes. Mais c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles on a travaillé et demandé conseil à différentes personnes extérieures. On a toujours un peu de mal à s’accorder sur la même longueur et ces rencontres nous ont aidé. Ca a permis d’être guidé un peu plus, notamment par Tyrone ou Olivier Daviaud avec qui on travaille depuis le début sur les albums. Il fait les arrangements de cordes. On lui donne la couleur qu’on aimerait et le placement des cordes. Et lui il vient arranger tout ça parce que c’est vraiment un gros travail de musique !

« On aime bien respecter et fidéliser la musique jamaïcaine
en reprenant des standards (…) Mais si on ne faisait que ça, je pense qu’on s’embêterait »


Hier soir vous étiez à Bordeaux, ça s’est bien passé ?
Thybo : Superbement bien…au Krakatoa. Les gens étaient au rendez-vous. C’est la première fois qu’on avait nos deux invités chanteurs : Timike de Mister Gang et Lord Bitum des Lokos. On a fait quelques dates avec eux mais indépendamment et hier c’était le premier soir où on avait les deux, avec nous, sur scène, en même temps. Ca a été un grand plaisir pour nous, une grosse chouille pour nous tous ! Et ce soir on espère qu’on va remettre la même, voir dix fois plus à l’Elysée Montmartre !
Loïc : Il y a le fait de pouvoir avoir une énergie collective encore plus puissante quand on est tous ensemble, mais ce qui se passe aussi c’est qu’ils ont vraiment chacun un style particulier de chant ou de toast donc ça nous permet d’avoir de nouvelles couleurs qu’on n’avait pas eu jusqu’à maintenant dans K2R. Nous, on se fait plaisir et le fait de nous voir prendre plaisir…les gens le ressentent et ça c’est le pied !

Vous êtes en plein « Décaphonik Tour », comment s’insèrent Lord Bitum et Timike, ce sont des impros, à la vibe ?
Thybo : Y a un peu des deux, ils sont venus s’insérer sur des morceaux de « Décaphonik » mais on a aussi bossé des morceaux de leur cru ! On a fait ça très rapidement parce que Ange et Justin ont quitté le groupe il y a quelques semaines. Donc comme les huit autres membres sont toujours motivés et on est encore là et on a envie de bouffer de la scène encore et de faire de la musique. On en a profité pour se faire plaisir en invitant des gens qu’on aimait pour leur talent et donc ces messieurs chantent sur des morceaux de « Décaphonik » !
Loïc : En plus ils ont réussi à s’insérer sur des versions où il y a besoin de chœurs. Ca ramène à quelque chose de plus conséquent.
Thybo : Et Lord Bitum fait un strip tease à la fin du set en plus ! Il enlève sa casquette ! (rires)
Loïc : J’en profite pour dire que Timike est sur un projet personnel de sortie de d’album et que Lokos, groupe de ragga de Lille, est sur la phase finale de son album, qui sortira certainement en septembre. Si le fait qu’on puisse tourner ensemble peut permettre à chacun de pouvoir développer ses projets de son côté, c’est cool !

Je ne veux pas faire dans le people mais j’ai lu que Just One et Ange étaient partis pour des raisons artistiques, c’étaient des envies personnelles ou il y a eu un ras-le-bol ?
Thybo : Un ras-le-bol de tourner…ça faisait des années qu’on était ensemble, plus de dix ans pour Ange, sept/huit ans pour Just One
Loïc : Au bout d’un moment tu ne peux pas forcer les gens à la fois à rester sur la même longueur d’ondes, les mêmes objectifs personnels ! Ca s’est fait un peu brusquement parce qu’effectivement l’album venait de sortir mais tu choisis pas toujours ! C’est un concentré de choses qui fait que ça s’est passé comme ça
Thybo : C’est pas la première fois que dans K2R du monde vient et repart !
Loïc : Le noyau est toujours là et l’envie de continuer de faire du son !

Ca marque un collectif quand même ?
Loïc : Le tout c’est de savoir rebondir et de pouvoir proposer autre chose… Thybo : On leur souhaite bonne chance dans tous leurs projets et y a aucun souci…c’est quand même des gens avec qui on a partagé un gros bout de notre vie artistique…

Bizarrement vous aviez déjà perdus vos premiers chanteurs ?
Thybo : Oui, Anis et Badis…Anis, d’ailleurs, qui commence à tourner de plus en plus et sort un album excellent que je conseille à tout le monde ! Loïc : On reçoit même des mails de gens qui disent « c’est cool, du coup on voit des personnes qui se mettent peu plus en avant que d’habitude ! »

Tu penses à Dorothée ?
Loïc : Non, c’était une généralité mais je pense aussi à Thybo et Thierry…Donc ce sont des remarques positives qui nous ont motivés !

Vos projets ? J’ai entendu parler d’un DVD ?
Thybo : Oui, mais je ne peux pas te dire la date de sortie…l’actualité c’est toujours d’la scène et d’la la scène, ça c’est sûr !

Vous avez ajouté des pistes vidéo sur l’album ?
Loïc : Il y a eu une première fournée de cds collector qui est partie en digipack avec 2 cd : l’album complet et un autre cd avec des pistes DVD sur lesquelles on peut retrouver un avant-goût du futur DVD et avec trois petits clips qui reconstituent l’élaboration de trois morceaux.

Pourquoi avez-vous fait ça ? Vous avez peur du piratage ?
Loïc : C’est histoire de donner quelque chose de plus et comme on tourne énormément, beaucoup de gens ne nous connaissent que par la scène donc on essaye, en faisant ça, de donner toujours une petite touche de live et d’images. C’est intéressant de pouvoir faire profiter les gens de la technologie actuelle et pour ceux qui ne connaissent pas l’envers du décor c’est aussi bien de voir comment on fait pour travailler un morceau du début à la fin en studio.
Thybo : Le DVD qui sortira correspond à un an et demi, voir deux ans, de caméra avec Hugo et Papaï ! Du début de la pré-production jusqu’aux prises studio, les rencontres avec Tyrone…c’est vraiment deux ans de notre vie.

Ca rentre dans l’intimité ?
Thybo : Oui, on voit un peu de tout…même les embrouilles, les conneries ! (rires)

En 1999 vous faisiez le Garance Reggae Festival, vous l’avez refait depuis ? Qu’est-ce que vous en gardez ?
Thybo : Non on ne l’a pas refait. Personnellement, c’est le plus gros souvenir que j’ai eu parce que c’est le premier truc où on s’est retrouvés devant autant de personnes. Après on a fait des gros festivals, les Francofolies, les Vieilles Charrues…mais là on n’était à peine sortis de la région parisienne, on avait fait quelques concerts en province, c’est tout. On n’a fait que trois ou quatre morceaux, ça a été super rapide, mais quand le mec a annoncé : « Et maintenant, un groupe de Cergy, K2R Riddim ! » et là j’ai entendu : « Wouaouaoua », il y avait déjà 13000 personnes dans Bercy ! Franchement, les gens ont super bien réagi, on a eu un putain d’accueil et c’est la première fois que j’ai eu une sensation vraiment physique !
Loïc : Jusque là on avait dû faire des jauges entre 1500 et 2000 maximum.
Thybo : Entre 150 et 2000 suivant les festivals !

Vous avez croisé du monde à Bercy ?
Loïc : Ce sont les grands plaisirs de ces festivals, tu réalises tes rêves d’enfant quelque part. Tu rencontres énormément de people que t’as écouté. Quand t’as la chance de pouvoir les choper, tu discutes un peu et tu travailles ton patois. On a croisé Yellowman, les Gladiators, Toots Hibbert, URoy, les Skatalites……Ce sont des gens qui sont vachement humbles et qui t’apprennent énormément de choses.
Thybo : Tout le mois de mai on est en tournée avec Stanley Beckford et Junior Cony et c’est un réel plaisir de partager le plateau. C’est la 5ème ou la 6ème date qu’on fait avec eux et franchement, les papis, ils ont la pêche et partout où on joue, ils foutent le feu !!!
Loïc : C’est un bel exemple !

Autre chose à signaler ?
Thybo : Oui, le nouveau site internet de K2R Riddim. On lâche l’ancien et le nouveau c’est :
http://www.k2r-riddim.net, autrement connectez-vous sur reggae.fr
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