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Interview Elephant Man Interview Elephant Man
27/12/04 - Auteur(s) : David Katz pour Murderdog.com

Comment as-tu commencé dans la musique ?
Quand j’étais gosse à Seaview, vers l’âge de 13 ans, on avait l’habitude avec mes amis Jungle Rat et Peenie Wallie de s’entraîner à faire les deejays. On adorait ça et Shabba Ranking était mon voisin à Seaview. Un ami Crack Skull, qui venait d’emménager dans ce coin, avait un petit son, c’est-à-dire un magnétophone et un micro. Il nous a entendu et nous a dit : « Yo, j’ai du matériel chez moi, vous pouvez venir et poser dessus ». On y est allé et on s’est entraîné, en posant nos voix et en de réécoutant après. C’est là qu’a commencé l’histoire de Stéréo 2, jusqu’à ce que l’on fasse de cette maison un véritable studio, avec tout le nécessaire, ce qui n’a pas pris longtemps. A l’époque les maisons de Seaview étaient vides car personne ne voulait y vivre, alors on avait aussi l’habitude d’investir ces maisons et de faire des salles de bain des studios. On prenait le micro comme si vraiment on était en live. On adorait la vibe qu’on avait déjà l’habitude de ressentir en allant écouter des artistes au studio King Jammy qui se trouvait à Waterhouse, près de Seaview Gardens, et où on allait voir les deejays Shabba Ranks et Ninjaman, qui nous ont donc largement influencé dans le ghetto. Nous voulions être deejays, et on s’y destinait depuis tout jeune.

Qu’est-ce qui vous attirait à l’époque dans le style de Shabba et de Ninjaman ?
Shabba avait un voix superbe, il était le roi pour les femmes. Ninjaman avait un super style, un trait particulier et ses lyrics…il était simplement talentueux. Tout ce qui sortait de sa bouche, même un simple « Yeah », on adorait.

Un fois que Crack Skull avait monté son sound, combien de temps as-tu mis pour être reconnu ?
On était à Seaview Gardens, à faire les deejays tout le temps, et un jour mon ami Gold Dust est venu et m’a dit que Captain Barkey avait besoin d’un morceau dansant, j’en avait un et je l’ai enregistré : c’était « Butterfly ». Je l’ai enregistré à Mixing Lab, il passait tous les jours, je crois que c’était en 1990.

Tu l’as enregistré en tant qu’ Elephant Man ?
Depuis Stéreo 2, j’étais nommé Elephant Man. Ce nom m’était donné à Seaview par mes amis à cause de mes grandes oreilles.

« Butterfly » a marché ?
Ouais et je passais même souvent à la radio. C’est à cette époque que je me suis rapproché de Bounty Killer et Nitty Kutchie, au studio de Jammy, et Bounty a créé le Scare Dem Crew.

Qui se trouvait au Scare Dem Crew à ses débuts ?
Nitty Kutchie, Boom Dinamite, Harry Toddler, Bramble et Daily Bread, Angel Doolus et Bounty. Moi, Harry et Boom on était les deejays. Nitty chantait.


Pourquoi Bounty a eu l’idée de créer ce Crew ?
En fait, il voulait que tous on ait de quoi manger, ce qui n’était pas le cas chacun isolé. Donc il pensait qu’en se regroupant, en créant cette équipe on aurait plus de force et que ça pourrait marcher.

Est-ce que Monster Shack était déjà en place ou bien ils sont arrivé comme des rival de votre crew ?
Non, nous étions le premier crew. Y avait Shocking Vibes Crew, mais en fait ils ne travaillaient pas ensemble. Les gens avaient l’habitude de parler de « Bennie Man et Shocking Vibes Crew », mais en fait c’était pas un crew. Car Bennie Man et ses amis Tanto Metro, Alley Cat et Frisco Kid avaient chacun leur propre carrière. Alors qu’avec Scare Dem Crew, on était vraiment un crew, on faisaient nos représentations ensemble, on enregistrait ensemble, on faisait tout ensemble et c’est ça un crew.

Quel était le plus gros tune de Scare Dem Crew à l’époque ?
Celle qui faisait « We got it like that, have a different gal every day », et aussi « Many Many », « Bad Man No Dress Like Girl »…y en avait plein.

En commençant tout seul, puis en intégrant le crew, as-tu du changer ton style ?
Je n’ai pas changé de style. Etre dans le crew nous permettait de rester nous-même. On avait chacun un objectif, tout en devant faire vivre le crew.

Vous étiez basés chez Jammy à l’époque ?
On venait tous de chez Jammy, c’était notre base.

Quelle était la vibe là-bas ?
C’était rude. Satan et Pompidou étaient rudes. Fallait travailler dur.

Tu travaillais qu’avec King Jammy ou avec d’autres personnes ?
Je travaillais avec le frère de Jammy, Uncle T, puis j’ai travaillé pour Jammy.

Avec le Scare Dem Crew, vous vous êtes retrouvés dans le film « Third World Cop », comment était cette expérience ?
Cela a était un pas important, car on a joué sur le grand écran. On a vraiment du montrer notre talent. On avait attendu cela tellement longtemps, car pour nous la jeunesse du ghetto, c’était génial de pouvoir atteindre le monde du cinéma.

Est-ce que ce film reflétait bien la vie de là-bas ?
Oui, ce film montre la vie rude du ghetto, les relations entre la jeunesse et les flics…

Et après tout cela tu es redevenu un artiste solo.
Un jour, j’étais sur scène à Port Morant avec Nitty Kutchie et Dynamite. Nitty a tenté de me manquer de respect. Moi j’ai pris cela très au sérieux car on était un crew, alors j’ai bougé, je suis parti.

Et le crew s’est désagrégé alors ?
Et bien ils ont continué à faire leur truc mais moi je m’en suis plus occupé.

Ton premier album solo « Coming 4 you », parle surtout de sex, il y a des paroles machistes, mais l’un des thèmes est aussi la guerre…
Je n’aime pas rester collé à un thème. J’évoque les filles, le seigneurs, les rude boys, les armes, les enfants. Je transmet mon talent à tout le monde. Et je ne veux pas ennuyer mon public, qu’il se lasse. Je veux toujours lui faire connaître du nouveau son.

A l’époque tu utilisais souvent l’expression « corny niggas », tu ne l’emploi plus trop à présent…
De la même manière que je ne parle pas que des mêmes thèmes, j’essaie de changer régulièrement d’expression pour mon public, « Shizzle », « You know », « Capiche »…

D’où vient l’expression « Capiche » ?
C’est une expression que j’ai appris en mattant un dessin animé disney à la TV.

D’où vient l’expression « Shizzle my nizzle » ?
C’est une expression que j’ai emprunté à Snoop, et je l’ai travaillée (copier coller la suite).

Sur ton album « Log on », tu as collaboré avec des artistes comme Kymani Marley, Spragga Benz et Bling Dawg.
J’aime collaborer avec des artistes qui ont eux-mêmes des fans, et de montrer que je fais pas seulement mon truc tout seul dans mon coin.

Lors de tes représentations, on t’appelle Energy God.
Quand je suis sur scène, je bouge partout, je saute, j’envahis toute la scène, je ne peux pas rester devant le public comme ça sans rien faire. Et cette attitude je l’ai toujours eu, depuis tout petit. J’essaie toujours d’aller le plus haut possible pour attirer l’attention du public. C’est moi.

(Interview traduite par LN)
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