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Interview Lutan Fyah Interview Lutan Fyah
16/03/08 - Auteur(s) : Keri (avec Marie et WI)

Quoi de neuf depuis ton dernier album « Bring Blessings » ?
Tant de nouvelles choses, tout est nouveau pour Lutan. C’est un « Newness ». Aujourd’hui je suis en tournée en France, je fais de nouveaux enregistrements tous les jours. Mais ce qui est nouveau en ce moment c’est que je travaille en studio sur un nouvel album. Il n’a pas encore de titre mais on est en train de sélectionner les chansons, les mixer et les masteriser. D’ailleurs, on essaye de trouver une distribution en Europe. On a des tracks produits par moi-même, par Sly & Robie Taxi et bien d’autres producteurs jamaïcains. On a sélectionné de belles chansons pour cet album. Il y a des tracks comme le « Let’s Crown Him » (il se met à la chanter).

Comment t’es venue l’inspiration pour cette chanson ?
Cette chanson parle de sa Majesté Impériale Hailé Sélassié I, comme toujours, donc l’inspiration vient de lui. En tant que rastas on pense que les gens devraient connaître cet homme. Les mots et les enseignements de cet homme sont ce qui équilibre l’humanité, faisant en sorte que les gens puissent vivre à nouveau en paix, deviennent de nouveau eux-mêmes, peu importe d’où tu viennes, ta race, ton groupe, ta religion. Nous sommes tous simplement un. Et selon les enseignements de sa Majesté Impériale nous représentons tout cela.

Parles nous de « Lie to Me » sur le Rain Drops Riddim ?
C’est une chanson qui parle des relations entre les hommes et les femmes. Elle a été enregistrée il y’a plus de seize mois. Je me souviens, un frère m’a amené le riddim, et j’ai trouvé cette chanson. Je chante par rapport à mon expérience, car on connaît tous des hauts et des bas, des bonnes et des mauvaises expériences dans nos vies. On parle des femmes dans nos chansons, et des mauvaises expériences avec les femmes dans cette chanson.

C’était le mois du reggae en Jamaïque, que penses-tu de cet évènement ?
Le mois du reggae était février. On pense qu’en Jamaïque et partout dans le monde on devrait avoir un mois du reggae, une année du reggae parce que le reggae est la musique culturelle qui élève, éduque et apprend aux gens qui ils sont réellement. La Jamaïque est la terre du reggae, la source créatrice du reggae, et nous sommes reconnaissants qu’il y ait ce mois en Jamaïque, car tous les jours on a une cérémonie, un événement différent pour illustrer ce mois du reggae. Et nous les artistes reggae, nous apprécions tous cela, car on a l’impression que ça donne du sens à nos efforts. Nous sommes reconnaissant que les gens nous aient attribué un mois spécifique en honneur au reggae. Car le reggae est joué partout dans le monde, en Europe et en Amérique du nord et du sud, en Afrique et même en Asie. Juste pour ce que le reggae signifie. Cette musique est une musique pour toute une vie, cette musique règnera sur ce millenium. Personne ne pourra éviter cette musique. Tous le monde devrait avoir une collection de cette musique car cette musique équilibrera l’humanité, enseigne aux familles, éduque les enfants, fait en sorte que les enfants redeviennent à nouveau des enfants, que les hommes redeviennent à nouveau des hommes, et que les femmes redeviennent à nouveau des femmes. Je suis reconnaissant pour tout cela, pour ce mois du reggae. Bless.

En Jamaïque, il y a un débat sur l’influence négative des paroles et du comportement des artistes dancehall qu’en penses-tu ?
Je ne me focalise pas sur le comportement des artistes mais je pense que les lyrics violents créent un impact négatif sur la jeunesse parce que les jeunes ont tendance à écouter et à vivre ce qu’ils apprennent. Et ce que les jeunes apprennent d’une chanson violente, c’est la violence et ils vont vivre cette violence. Quand un artiste chante sur la violence, c’est ce qu’il a appris de la communauté dans laquelle il a grandi. Nous avons grandis parmi les voleurs et la police, les caïds, les menteurs et toutes sortes de criminels, même si la plupart de ces choses étaient insignifiantes. Et en Jamaïque il y a un niveau élevé de crime à cause de la pauvreté et du manque d’éducation. On a beaucoup de gens illettrés qui n’ont pas d’argent mais certains ont des flingues. Les gens qui n’arrivent pas à s’occuper de leur famille … mais qui arrivent à se procurer des flingues. Et pour cette raison il y a beaucoup de guerriers illettrés, et quand tu mets un flingue dans leur main ça devient du suicide. C’est la réalité du ghetto dans laquelle nous les artistes avons grandi. Nous avons grandi dans une réalité du bien et du mal. Certains choisissent le bien, d’autres le mal. Quand un artiste chante au sujet des flingues, c’est ce qu’il appris en grandissant. Je n’ai rien à dire là dessus, je ne veux juste pas qu’ils chantent des chansons négatives car cela influence les enfants de manière négative.

Tu as été accusé dernièrement en Jamaïque d’avoir mis le feu à une maison mais tu as expliqué que c’était un coup monté, peux-tu nous en dire plus ?
C’était un effort délibéré pour essayer de me tirer vers le bas. Parce que je viens d’une communauté où je chante du reggae, j’ai grandi dans le reggae. Ils ne disent pas la vérité, c’est quelque chose que certaines personnes ont fait et elles ont dit que c’était Lutan Fyah. Et c’est arrivé aux oreilles de la police, ces personnes m’accusent à tort et essayent de me nuire à cause de notre ascension. En Jamaïque il y a de l’extorsion, le genre de situation où toute personne qui gagne de l’argent devient une cible. Certaines personnes pensent qu’elles peuvent obtenir de l’argent des personnes qui en gagnent, ça devient une extorsion. Je suis Lutan Fyah, je chante du reggae en accord avec ma culture rasta, personne ne pourra jamais extorquer Lutan Fyah. Pour cette raison, des gens essayent de mal parler sur moi pour me contrarier. Ca ne marche jamais. Ils ne peuvent pas utiliser des flingues et de la méchanceté pour obtenir ce que j’ai. Ils ont pris mon nom et l’on mis dans cette situation et ils ont dit à la police que c’était moi qui avait fais ça. Je ne suis pas coupable de ça, je suis si innocent que je garde le sourire tous les jours … de savoir que de mauvaises personnes essayent de me faire descendre quand je m’élève. Ca me contrarie également de savoir que les gens qui sont dans la même communauté que moi, où je suis né, où j’ai grandi, essayent de ternir mon image. Mais la vie continue, et c’est du passé … je n’ai pas le temps de mettre le feu a une maison, ce n’est pas mon timing, je construis, je ne tue pas, je donne, je ne prend pas. Et concernant ma musique, tout ce que j’essaye de faire, c’est de rendre les gens meilleurs, mentalement, spirituellement, physiquement. Je n’ai pas le temps de me trouver mêler à de sales petites affaires qui essayent de détruire la vie des gens. Et c’est de quoi il m’accuse, de détruire la vie des gens, ce n’est pas moi et je ne l’accepte pas.

Un dernier mot sur le web, comment vois-tu l’explosion d’Internet et notamment du téléchargement illégal ?
Ca ne peut pas être illégal, c’est légal, c’est une chose légale qui arrive car ils ont construit les ordinateurs et les ont vendu dans les magasins pour que les gens les achètent et téléchargent les chansons. Donc ça ne peut pas être illégal, c’est une chose légale. Et ça arrive. Après ils disent que les ventes de reggae en subissent des conséquences, à cause du téléchargement de notre musique. Quand les gens téléchargent ma musique, ils me promotionnent car elle (une jeune fille à ces cotés), elle peut avoir ma chanson dans son lecteur mp3, appeler ses amis et dire « hé j’ai un nouveau Lutan Fyah » et elle l’envoi à ses amis qui l’envoient à leur tour et tout le monde l’a. C’est une bonne chose car me fait de la promotion. Mais concernant les ventes de la musique, ça entraîne une baisse, ça c’est mauvais, mais que pouvons nous y faire … rien ! La seule qu’ils pourraient faire c’est d’arrêter de créer ces appareils, mais ils ne vont pas arrêter d’en fabriquer car ils font du profit. La technologie est bonne lorsqu’elle est utilisée pour de bonnes raisons. Peut-être que c’est le moment pour tout cela et on ne peut pas changer le temps. Que pouvons nous changer ? On ne peut pas changer le passé, on ne peut que contribuer à un meilleur futur.

On dit qu’en Jamaïque les producteurs ont de plus en plus de mal à survivre, est-ce vrai ?
Oui en raison du téléchargement, ils dépensent tout leur argent pour réaliser des productions et ils ne récupèrent jamais la somme investie. Car une fois qu’ils donnent la musique à un DJ, ou gravent une copie pour leurs copines, leurs amis, la musique se propage. Tout le monde se procure la musique sans l’acheter. Donc les producteurs sentent qu’ils y perdent, ils sentent que c’est une bataille perdue d’avance, d’investir leur temps et leur argent et de ne jamais récupérer cela. Donc c’est juste fuck up!

Quand tu vois la France et l’Europe en tournée, voire les USA, quelles sont les différences que tu notes le plus avec ton pays?
Faire des shows en Jamaïque est une vibe différente, tu dois te concentrer et être sûr qu’au moment où tu montes sur scène, tu plais au gens. On a 10 minutes pour s’illustrer sur scène en Jamaïque, tu dois exploser la scène et partir. Mais en Europe tu as le temps de chanter tes chansons et de t’exprimer parce que les gens ont tes chansons, les écoutent, les connaissent. Tu dois performer pour ces gens. En Amérique, tu dois performer pour ces gens, tu dois performer sur la côte Ouest, sur la côte Est, c’est comme en Jamaïque, à Londres c’est comme en Jamaïque. On doit être sûr de délivrer et d’être soi-même. Je n’ai jamais été en Amérique du sud, ah si au Suriname une fois. Je n’ai jamais été en Asie ou en Afrique. Mais c’est bien de chanter en Europe, car pour moi les gens en Europe ont une passion pour notre musique, et quand on vient en Europe et qu’on joue, ça nous donne de la joie parce que ces gens acceptent la musique que l’on chante et ils trouvent le temps de venir devant nous pendant des heures et de nous donner de la joie. On remercie les Européens qui soutiennent notre culture reggae à 100%, nuff love ! Merci d’aimer la musique de Lutan Fyah, bless it !

Que penses-tu de Barack Obama ?
Barack Obama !? (il rigole) En fait je ne pense jamais à Barack Obama, pas encore. Mais ce que je peux dire c’est que Barack Obama veut devenir président des États-Unis, il sera le premier homme noir s’il réussit, mais à quoi cela ressemblerait dans un endroit comme l’Amérique où le peuple noir est oppressé et traité comme des esclaves. Barack Obama président, ça sera difficile pour lui à en raison de la suprématie blanche qui ne veut pas voir la famille noire s’élever. Mais il fait de son mieux pour être sûr qu’il apportera ce qu’il voulait au peuple américain. S’il gagne, give thanks !! S’il ne gagne pas, give thanks ! C’est tout ce que j’ai à dire.
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