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Don Carlos se confie Don Carlos se confie
27/08/09 - Auteur(s) : Djul

Don Carlos est un artiste libre et attachant. Nous avons décidé de rencontrer l'ex leader des Black Uhuru pour revenir avec lui sur son immense carrière...

Comment avez-vous commencé votre carrière ? C’était avec Black Uhuru ?
Non. J’ai enregistré ma première chanson en 1965 avec Errol Dunkley. Je n’avais jamais mis les pieds dans un studio auparavant. Ensuite j’ai fait quelques morceaux en solo, puis j’ai rencontré Black Uhuru en 1972.

Vous faîtes partie des artistes qui ont créé Black Uhuru avec Duckie Simpson…
Non pas vraiment. Je fais partie des premiers membres du groupe mais je n’ai pas créé Black Uhuru, c’est Garth Dennis qui a eu l’idée de ce groupe. Duckie Simpson et moi étions des membres originaux du groupe mais sans Garth Dennis, Black Uhuru n’aurait pas existé.

Quand vous étiez membre de Black Uhuru, avec quels producteurs avez-vous travaillé ?
On a d’abord travaillé avec Dynamics et Phil Pratt. On a aussi collaboré avec Randy’s.

Qui écrivait les chansons de Black Uhuru à l’époque ?
J’étais le chanteur principal mais nous écrivions nos chansons tous ensemble car Duckie et Garth étaient très doués pour ça.

Pourquoi avez-vous quitté Black Uhuru ?
Et bien, la première fois… je ne peux pas réellement donner une raison car je ne sais pas vraiment pourquoi je suis parti. Ca devait juste se passer comme ça, c’était le destin. C’était une transition pour moi. Vous savez, j’étais attirer par une carrière solo et j’étais très jeune ; et quand on est jeune, on ne décide pas vraiment de ce que l’on fait, il y a même des choses que l’on fait sans savoir pourquoi. Les choses se passent et puis c’est tout.

Et avez-vous apprécié les chanteurs qui vous ont remplacé comme Michael Rose ou Junior Reid ?
Yeah man ! Bien sûr. Car on vient tous du même endroit, donc nous sommes UN. Donc quand un homme part, un autre le remplace. On se transmet le bâton, c’est normal.

C’est pour ça que, plus tard, vous avez à nouveau rejoint le groupe ?
Exactement. La roue tourne. Je n’avais pas prévu de retourner avec Black Uhuru, mais ça s’est passé, comme je vous le disais tout à l’heure : les choses se passent et puis c’est tout. Vous savez, quoique dise Jah, ça doit se réaliser, tu ne peux pas aller à l’encontre de sa volonté.

Et peut-on imaginer un jour de revoir Don Carlos avec Black Uhuru ?
Si Jah le dit, ça arrivera, oui. Pour l’instant, je n’en ai pas l’intention, mais le jour où Jah me le demandera, je ne pourrai pas refuser. Je fais ce que Jah me dit de faire.

Est-ce vous qui avez créé le style Waterhouse ?
(rires) Je ne sais pas. C’est la nature qui l’a créé et les artistes l’ont juste récupéré. Jah est le créateur de toute chose, nous nous contentons d’utiliser ses créations. Donc je ne peux pas assumer la création de ce style.

Pouvez-vous expliquer en quelques mots en quoi consiste le style Waterhouse ?
C’est juste une façon de chanter, une intonation particulière, des ralentissements dans le chant. Les gens l’identifient comme un style et ils l’ont appelé Waterhouse car ceux qui chantent comme ça viennent du quartier Waterhouse à Kingston. Mais je ne suis pas sûr que l’on puisse considérer ça comme un style à part entière.

Parlez-nous donc du quartier Waterhouse.
C’est situé dans la partie ouest de Kingston. C’est à Kingston 11. Trenchtown, c’est à Kingston 12, Halfway Tree à Kingston 10 et Waterhouse à Kingston 11. Ce sont des arrondissements. Dans les années 60, Waterhouse était un havre de paix. Moi, j’y suis arrivé à l’âge de 5 ans ; je suis né à Denham Town (Kingston 14) mais j’ai vraiment grandi à Waterhouse. Donc je disais que dans les années 60, jusqu’à la fin des années 70, ce quartier était très tranquille. Mais dès les années 80, les politiques ont pris le pouvoir et ont rendu cet endroit dur à vivre. C’était dangereux, il fallait être très conscient et avoir la foi pour y survivre.

Et pour parler de la politique, est-ce-que vous vous sentez concerné ?
Par la politique ? Non. Vous savez, la plupart des rastamans n’en ont rien à faire de la politique, car la politique c’est la corruption, c’est un outil qui sert à séparer les gens. Alors on évite la politique nous les rastas.

On a brièvement parlé de Junior Reid. Vous avez fait un album avec lui, « Firehouse Clash », pouvez-vous nous en parler ?
J’avais un projet d’enregistrement avec un label qui s’appelait Live & Learn. Junior Reid avait également un projet avec eux. Donc j’ai enregistré quelques chansons pour ce label, mais il n’y en avait pas assez pour faire un album entier, il n’y avait que 6 chansons je crois. Et comme Junior Reid était là, le label a décidé de rassembler deux hommes de Waterhouse pour faire un album : « Firehouse Clash », c’est un jeu de mots avec Waterhouse. Live & Learn a choisi Junior Reid aussi car il savait que nous étions proches tous les deux. C’était une bonne expérience.

Pourquoi cet album a-t-il été présenté comme un clash ?
Je ne sais pas, c’est juste un nom. Mais je ne l’ai jamais vu comme un clash. Junior Reid et moi sommes des amis, on ne pourrait jamais se clasher. Pour lui, je suis un ancien, j’étais là avant lui et je l’ai même aidé. Alors, en tant que professeur, je ne pourrais jamais faire un clash contre mon élève (rires).

Pouvez-vous nous parler de votre collaboration avec Bunny « Striker » Lee durant votre carrière solo ?
Oui, j’ai fait deux albums pour lui. Je le connais depuis tellement d’années, depuis que je suis un enfant. Dans les années 60, je passais pas mal de temps avec lui et c’est avec lui que j’ai fait mon premier enregistrement et mon deuxième aussi. Je me souviens qu’il avait beaucoup de voitures et quand j’étais jeune, il me trimballait partout dans ses grosses voitures. Il m’emmenait au studio avec différents artistes et je restais là-bas toute la nuit alors que je n’étais qu’un enfant et il me ramenait chez moi en voiture à 3 ou 4 heures du matin. Là-bas j’ai vu enregistrer les Uniques, Delroy Wilson, John Holt.

Parlez nous de votre chanson « Lazer Beam ».
Elle figure justement sur un de mes albums produits par Striker Lee. Une nuit, il était chez King Tubby’s et ils écoutaient ce riddim, « It’s raining ». J’étais là et Bunny a dit : « Don, s’il te plaît, fais une chanson pour moi sur ce riddim. » Alors j’ai vite écrit des paroles et je l’ai fait dans la foulée. Le message de ce tune est juste que l’on ne tolère pas la méchanceté, la cruauté. Alors on essaye de s’en débarrasser avec un rayon laser. C’est juste pour dire aux hommes méchants qu’ils doivent changer, sinon ils le paieront.

Et la chanson « Johnny big mouth » ?
Johnny, c’est quelqu’un qui aime se vanter, c’est un frimeur. Mais on ne peut pas se proclamer Roi tout seul, ce sont les gens qui font de vous un Roi. Alors cette chanson veut dire : « ne vous vantez pas vous-même, faîtes en sorte que ce soit les gens qui vantent vos mérites ».
Quel est le meilleur souvenir de votre carrière ?
(rires) J’ai tellement de bons souvenirs. Tous mes meilleurs souvenirs viennent des gens, de mon public. J’ai fait tellement de concerts, j’ai rencontré beaucoup de gens supers. Tous mes voyages sont d’excellents souvenirs.

Pour finir, si vous étiez selecta et que vous deviez jouer seulement 3 tunes. Lesquels choisiriez-vous ?
Je jouerais un Bob, ça c’est sûr.  Il y aurait « Satta Massa Gana », c’est une de mes chansons préférées. Et le dernier… serait… un medley (rires).

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