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Interview avec Israël Vibration Interview avec Israël Vibration
06/12/10 - Auteur(s) : Djul

Après un concert réussi d’environs 2 heures aux Passagers du Zinc à Avignon, Wiss et Skelly se prêtent au jeu de l’interview pour parler de leur nouvel album "Reggae Knights", paru au mois de novembre chez Mediacom. A peine descendus de scène, les deux compères croisent une table de ping-pong sur le chemin des loges et échangent quelques balles en riant aux éclats. Une énergie surprenante et communicative qu’ils conserveront tout au long de cette rencontre...

Commençons par parler de votre nouvel album, « Reggae Knights ». Pourquoi avez-vous choisi ce titre ?
Skelly : En fait, c’est le producteur, Mediacom qui a choisi ce titre.

Et vous vous considérez réellement comme des chevaliers ou des soldats ?
Wiss : Yeah man. Nous sommes les enfants de Jah, nous sommes ses soldats. Nous faisons partie de l’armée de Jah. Nous sommes les descendants des enfants d’Israël comme le dit la Bible. Donc oui, nous nous considérons vraiment comme des soldats de l’armée du créateur, des soldats spirituels, mystiques et intellectuels.

Pouvez-vous comprendre que certaines personnes soient choquées par cette image de soldat ? Car, après tout, le soldat représente le combat, la guerre.
Wiss : Oui, mais si ces personnes écoutent notre musique, ils se rendent vite compte que l’on n’appelle pas à la guerre. La musique raconte des évènements qui se passent dans le monde réel à une échelle mondiale. La musique fait partie du peuple, elle le représente, elle prêche en sa faveur. Alors, il arrive parfois que l’on parle de choses mauvaises, de violence etc., mais c’est uniquement pour que le peuple soit conscient de ces choses-là. Les atrocités du monde ne sont pas nouvelles, mais il ne faut pas les oublier. Pour moi, écouter de la musique c’est comme lire un livre : il y a des choses agréables et d’autres moins, mais cela ne reflète que la réalité dont on a besoin de se souvenir pour être plus fort.

Où avez-vous enregistré cet album ?

Skelly : On l’a fait en Jamaïque dans différents studios avec différentes personnes.

Et vous avez collaboré avec de nouveaux musiciens tels Dean Fraser et Robbie Shakespeare...
Skelly : En fait, nous connaissons Dean et Robbie depuis très longtemps et nous avions déjà travaillé avec eux. Non, les véritables nouveaux musiciens de cet album sont de jeunes artistes, des enfants man ! Ils viennent des écoles de musique où ils ont appris à travailler avec des anciens. Donc cet album est une collaboration entre la nouvelle et l’ancienne génération car nous aimons travailler avec des gens expérimentés et avec des jeunes qui peuvent apporter du sang neuf à la musique. Les jeunes sont très bons vous savez, ils donnent une nouvelle vibes à la musique.

Il y a une chanson très particulière pour vous sur cet album : « Bad Intention ». Racontez-nous l’histoire de ce morceau.
Skelly : Et bien... c’est avec cette chanson que nous sommes allés voir un producteur pour la première fois. Nous voulions percer dans la musique, alors nous avons passé des auditions avec cette chanson et Channel One nous a retenus. Mais nous avons d’abord enregistré « Why Worry ». Cette chanson a été notre premier enregistrement et Channel One en a fait une dubplate pour JahLoveMuzik, le sound-system des Twelve Tribes of Israel. Le lendemain, nous sommes revenus au studio et nous avons enregistré « Bad Intention », mais nous n’avons jamais trouvé d’accord avec Channel One pour sortir ce titre. Ils en ont également fait une dubplate pour JahLoveMuzik mais la chanson n’est jamais sortie. Alors nous l’avons réenregistrée pour cet album avec une nouvelle ligne de basse.

Pouvez-vous chacun choisir votre morceau favori sur ce nouvel album et nous expliquer pourquoi ?
Wiss : On ne peut pas choisir une chanson en particulier car il y a beaucoup de bons titres sur cet album. Il faut l’écouter dans son ensemble et le considérer comme un livre. On est obligé de lire la totalité pour comprendre ce dont il s’agit. On ne choisit pas tel ou tel chapitre... En fait, si. Je dois avouer que j’aime particulièrement le morceau qui dit : « Do you remember, when David slew down Goliath » (ndlr: Wiss fait référence au titre « If you do bad »). J’aime chanter ces paroles car je trouve que l’histoire de David et Goliath permet de comprendre beaucoup de choses. Cette histoire où le petit l’emporte sur le grand, où le bien l’emporte sur le mal... Ce n’est pas parce qu’on est grand qu’on peut tout se permettre... Il faut une petite hache pour couper un grand arbre... Vous comprenez ?

Comment travaillez-vous ? Est-ce-que vous écrivez vos textes ensemble ou séparément ?
Skelly : On n’écrit pas ensemble tout simplement car nous ne vivons pas au même endroit. Je vis à New-York et Wiss habite au Texas. Nous écrivons tout le temps chacun de notre côté. Et on découvre les chansons de l’autre pour la première fois lorsqu’on va en studio (rires). On a toujours travaillé comme ça et cela fonctionne, alors on continue.

Pourquoi avoir choisi d’habiter aux Etats-Unis ?
Skelly : Vous savez... je me suis toujours dit : « Dieu a créé la Terre en tant qu’ensemble ». Donc si je veux vivre en Jamaïque ou aux Etats-Unis, je suis supposé avoir le droit de le faire sans que cela ne gêne personne. Après, pourquoi l’Amérique ? Je ne sais pas, j’aime bien. Il n’y a pas de raison particulière. Je m’y sens bien c’est tout (rires).

La Jamaïque ne vous manque-t-elle pas ?
Wiss : On y retourne souvent man ! Car aujourd’hui nous vivons dans Babylon, donc parfois nous avons besoin de retourner dans les endroits que l’on connaît.
Skelly : Oui, et on y va pour différentes raisons. Des fois, c’est pour voir la famille. Là, par exemple en Janvier, on y retourne pour tourner une vidéo et on jouera certainement sur scène au Rebel Salute. Dès qu’on a l’occasion on y retourne, car nous avons besoin de voir nos familles. Yeah man.

Trouvez-vous la même inspiration aux Etats-Unis qu’en Jamaïque ?
Skelly : Si tu veux changer, tu changes. Mais si tu ne veux pas, tu ne changes pas. Personnellement, que je sois en Jamaïque, aux Etats-Unis ou en France, je garde ma vibes intacte. Vous savez, je n’écris pas mes chansons en fonction de l’endroit où je suis. Je veux que mes textes aient une réelle signification et qu’ils parlent aussi bien aux Jamaïcains qu’aux Américains et aux Français. La musique est un langage universel, il ne faut pas l’oublier, elle n’a pas de frontière. Car, ce que je ressens et ce que je vis peut arriver à d’autres gens n’importe où dans le monde, donc je n’écris pas que pour moi-même, mais pour des tas de gens différents. Ce que Wiss écrit, ça me touche et ce que j’écris, ça le touche aussi.
Wiss : Yeah man. Car l’inspiration voyage avec nous. Ce n’est pas quelque chose de matériel. C’est vrai qu’en Jamaïque, on vit des choses que l’on ne retrouvera nulle part ailleurs, mais elles restent en nous et on peut les assembler avec des expériences que l’on a dans d’autres pays. C’est aussi ça qui enrichit notre musique.

Vous avez commencé grâce aux Twelve Tribes of Israel...
Skelly nous coupe : Non man ! Ce sont des rumeurs ! Ecoutez bien : quand nous avons rejoint les Twelve Tribes, notre groupe s’appelait déjà Israel Vibration. Quand nous sommes allés voir Channel One pour la première fois, nous nous sommes présentés sous le nom d’Israel Vibration. Nous avons intégré les Twelve Tribes après avoir débuté notre carrière. Partout où vous lisez ça, sachez que c’est faux. Les Twelve Tribes ne nous ont pas créés.

Mais, vous avez toujours été proches des Twelve Tribes...
Wiss : Oui, nous connaissons beaucoup de frères membres des Twelve Tribes...
Skelly : Mais nous ne sommes plus des membres actifs, comme nous avons pu l’être dans le passé.

Pouvez-vous nous expliquer vos surnoms ?
Wiss : Wiss, c’est comme une plante. La plante vient de la Terre et la Terre est ma mère, c’est pour ça que j’ai ce surnom. En plus, je ressemble à une plante car je suis maigre et souple. Ca se voit surtout quand je danse et que je remue les bras...
Skelly : Moi, mon nom me vient du mot « Skeleton ». C’est comme ça qu’on m’appelait avant de me surnommer Skelly, car j’ai la peau sur les os. Sur les premiers albums d’Israel Vibration, tu peux lire « Skeleton Gad », c’est moi. Puis c’est devenu « Skelly » avec le temps. J’adore ce nom, même si ce n’est pas très valorisant (rires).

Un mot à propos de Gregory Isaacs ?
Skelly : Il fait parti de la famille. J’ai toujours dit que tous les acteurs du reggae (chanteurs, musiciens, producteurs...) formaient une grande famille. Gregory a bien fait son job et je le respecte pour ça. Que son âme repose en paix. Selassie live !
Wiss : Vous savez, il y a de plus en plus de nos frères qui disparaissent. C’est normal, c’est comme ça que ça se passe. En ce qui concerne Gregory, nous le connaissions et on ne peut pas dire qu’il le méritait. Bien sûr, comme tout le monde il a fait des mauvaises choses, mais nous on ne retient que le bon, car il en a fait beaucoup. Nous sommes reconnaissants pour tout ce qu’il a fait et nous savons que Notre Père le bénira toujours. One Love everytime.

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