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Stand High Patrol - Interview Stand High Patrol - Interview
31/01/12 - Auteur(s) : Propos recueillis par Guiz, retranscrits par LN

Ce samedi 21 janvier 2012 au Glazart c'est complet !!! Toutes les places ont été vendues pour cette Release Party à l'occasion de la sortie du premier album de Stand High Patrol. Encadrés par Dub4 et Bluntsman, les habituels DJs des soirées Skank it Up, les parisiens ont pu faire connaissance avec les Anglais de Gorgon Sound et retrouver OBF ainsi que Stand High Patrol en combinaison, pour une excellente soirée de bass music entre reggae, dub et dubstep. Alors que la soirée commençait déjà très fort, Pupajim, Rootystep et Mac Gyver nous ont accordé une interview.

Leur album "Midnight Walkers", qui a carrément envouté la rédaction de votre webzine préféré, est sorti il y a tout juste quelques jours et est disponible dans les bacs, en cd et vinyle, ainsi qu'en téléchargement. On vous le conseille vivement!

Reggae.fr: Tout d'abord merci de nous accueillir et de nous accorder cette interview avant de monter sur scène. Commençons très simplement, pouvez-vous vous présenter et expliquer vos rôles respectifs dans Stand High Patrol?
Rootystep
: J'ai commencé à collectionner du son il y a longtemps et j'ai naturellement commencé à être selector. De là j'ai rencontré Mac Gyver avec lequel on s'est mis à mixer et de fil en aiguille on a rencontré Jim.

Pupajim: Deejay et compositeur des riddims.

Mac Gyver: C'est moi qui assure le mix dub en intervenant sur les machines, à la réverb etc...

Vous êtes vraiment un sound system de live, qui se produit depuis des années. Ainsi qu'est-ce qui vous a motivé à sortir l'album ? Et quelle a été la différence dans le travail que vous aviez produit jusque là?
Pupajim
: Cet exercice est différent en effet. Mais on a voulu s'y attaquer et tenter le coup. Le travail est différent, surtout au niveau des sons, qu'on voulait différents de ce qu'on a déjà pu faire et offrir au public. Ce qui a été le plus dur c'est la cohérence de l'album, la mise en place et l'établissement de l'ordre des morceaux.

C'est toi Pupajim qui chante, avec cette voix très particulière, qu'un certain nombre de personnes ont pu découvrir notamment sur Nova. Comment travailles-tu cette voix ? Pupajim: À la base je ne sais pas chanter en fait. Je n’ai jamais appris la musique. Quand j'ai commencé il y a 15 ans c'était pourri et au fil du temps ma voix s'est affutée. En fait c'est pas parce qu'on chante mal à la base qu'on ne peut pas chanter bien au final (rires).


Photo: G. Raffenel

Cette voix fait partie de l'identité de votre sound et c'est notamment par elle qu'on vous reconnait rapidement. Est-ce que vous vous en servez dans la composition et vous inspire-t-elle dans vos créations?
Mac Gyver: Oui. Même si sa manière de chanter est différente sur les productions et sur le live, où la manière d'animer n'est pas la même car il a un côté MC. Mais c'est vrai que de par nos lives on a plus des habitudes qui sont des gimmiks ou des rimes et qui correspondent plus à celles de DJs ou toasters de sound systems, lesquels sont capables de poser n'importe quel texte sur n'importe quel riddim. Jim a cette capacité là et nous on a nos ficelles pour bien combiner avec sa voix.

C'est important cet album pour vous en termes de carrière?
Pupajim: Ben tu sais au niveau carrière, faut savoir qu'on a tous nos boulots respectifs. Mais nous on parle pas de carrière, on n'a pas de plan de carrière. Le but c'est de se faire plaisir et c'est tout.
Rootystep: L'important c'est de vivre tout ce qu'on fait comme ça vient et d'aimer ce qu'on fait. On veut pas tout le temps faire la même chose et perdre le plaisir. Ce qu'on veut c'est avoir notre liberté, faire nos disques et si ça plait tant mieux mais si on fait que des soirées dans des salles où il y a 200 ou 300 personnes, on prend le même plaisir que si c'était sur une plus grosse scène.

Comment vous pressentez le live de ce soir durant lequel vous allez présenter une nouvelle création?
Pupajim
: Pour nous c'est plus une fête. On va pas jouer tout l'album. On va jouer comme d'habitude, avec des créations qui peuvent provenir de l'album mais aussi de ce qu'on a pu créer la semaine dernière. Pour nous c'est important de toujours avoir un set différent. L'album est sorti. Les gens peuvent l'écouter. Maintenant quand ils viendront nous voir en live ce sera toujours différent. 

Rootystep: On a cette particularité justement de toujours expérimenter et de toujours faire des choses différentes.

Pourquoi ce titre "Midnight Walkers" ?
Pupajim
: Ce titre il veut dire ce que ça veut dire (rires). Non mais on est attaché à l'ambiance de la nuit. On voulait aussi faire référence à tous nos potes grapheurs.

Rootystep:  Ce titre parle de la ville, de l'urbain…

C'est de ce milieu d'où vous venez, le milieu de la nuit et des sounds. C'est important pour vous cet esprit sound system…
Pupajim: Oui pour nous c'est le laboratoire, l'expérimentation, la liberté d'action, le fait de tester des nouveaux trucs et de toujours prendre des risques.

Mac Gyver: Surtout que pour nous la nuit c'est le moment où on se retrouve car on vit tous dans des villes différentes. Du coup ben on marche souvent la nuit (rires).


Photo: Bishop

Il y a de fortes influences electro et hip hop dans l'album, je pense notamment au morceau "Home Made". Vous pouvez nous parler de ces influences ?
Pupajim
: C'est ce qu'on a toujours voulu faire, avoir notre propre sauce et ne pas se mettre dans des tiroirs pour s'y enfermer. On ne se dit pas qu'on n'a pas le droit de faire ceci ou cela parce qu'on est un groupe de dub.

Quelles sont vos influences précisément en termes d'artistes et de périodes?

Pupajim:
Les années 80 en général (pour le reggae, le roots et le digital), et plus années 90 pour le hip hop. Après pour la création des morceaux tout est très aléatoire et intuitif. Par exemple pour "Home Made", ça faisait 15 jours qu'il faisait beau à Brest (rires). On écoutait de la west coast à ce moment là et du coup le morceau est plutôt influencé west coast. Mais tout dépend. Aujourd'hui je peux écouter de la west coast et faire un riddim ou un beat qui va s'en influencer mais s'il faut deux jours auparavant cela aurait donné autre chose. Cela dépend des jours en fait. Il n'y a pas de préméditation de faire un hommage à telle musique ou de créer un morceau d'un style en particulier. On crée le morceau et si ça rend bien on le sort.

Mac Gyver: et puis s'il est approuvé on le joue en sound et on apprécie les réactions du public.

Est-ce que vous pouvez nous parler du titre "Big Tree"...
Pupajim
: A la base, c'est le DJ anglais Quantic (qui fait pas mal de cumbia, ndlr: vous pouvez lire un article sur Dj Quantic dans le dernier numéro du mag "Vibrations") qui m'avait envoyé des sons. Et j'avais chanté cette chanson dessus. Les lyrics sont venues naturellement. A un moment il était question de le sortir mais bon lui il a 10 000 projets donc il ne l'a pas sorti et du coup nous on a recrée une instru dessus pour voir ce que ça donnait et comme ça marchait on a décidé de le mettre sur l'album.

En tant que webmedia, ça nous intéresse de savoir quelle est votre relation à internet et surtout au niveau de la création.

Pupajim
: Au niveau de la création c'est bien internet car ça va beaucoup plus vite pour les collaborations, contacter des gens, échanger des sons ou même entre nous, vu qu'on n'habite pas dans la même ville, on travaille bien grâce à internet.

Mac Gyver: Mais internet a aussi permis d'élargir la culture musicale de notre génération. On a pu écouter des sons de mecs qui sont aussi peu connus que nous, mais sur d'autres continents, et donc avant même les collaborations, internet permet d'ouvrir la culture et nous a amenés à faire des découvertes, lesquelles ont pu aussi nous influencer dans notre propre travail.

Et comment vous êtes-vous retrouvés à faire autant de dates et de shows ? Est-ce qu'internet et la diffusion de la culture dub sur la toile ont aidé à ça ?
Rootystep
: En fait, nous on n'a pas vraiment eu rapidement beaucoup de dates. Les choses se sont faites petit à petit et on a rencontré plein de gens qui sont passionnés, du coup c'est plus des échanges qui nous ont amenés à faire des soirées. Par exemple t'apprécies le set de quelqu'un et du coup tu le fais venir dans une ville parce que t'aimes organiser des soirées. Après toi t'es invité de la même manière. Du coup tu crées un réseau. On a des potes dans toute l'Europe, en Ecosse, en Angleterre, en Espagne, en Suisse… et la culture dub partout où elle est passée se développe de plus en plus. Maintenant c'est vrai qu'internet est un moyen de relayer l'information de plus en plus vite. Le dub se développe énormément au Brésil et au Mexique, avec toujours cette influence qui vient d'Angleterre à l'origine, et qu'on a nous-mêmes suivie il y a 7 - 8 ans.

Que pensez-vous de la scène dub française, quelles rencontres vous ont marqués?
Rootystep
: Il y a OBF qui joue par exemple ce soir, qui est un très bon sound qui comme nous joue ses productions et qui est très puissant. Pareil pour les résidents de soirée que sont Top Ranking, qui font des soirées dubquake dans un lieu alternatif qui est le Zoo, à l'Usine (en Suisse), et qui sont dans la même démarche que nous.

Pupajim: Eux ils sont vraiment dans la même logique que nous, tester des sons, créer et prendre des risques. C'est des potes avant tout aussi eux.

Qu'est ce qu'on peut vous souhaiter pour cette année qui commence ?

Pupajim
: De bonnes rencontres.

Rootystep
: De continuer comme ça et de continuer à prendre du plaisir.

Merci et Big Up à Morgan et Stand High Patrol

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