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Biga Ranx - Interview Biga Ranx - Interview
28/02/12 - Auteur(s) : Djul, Bercliche et Audrey

Difficile de ne pas être sensible au style de Biga Ranx. Le jeune deejay français au flow jamaïcain plus vrai que nature a sorti récemment un premier album original et prometteur. Il le défend en ce moment-même en partant aux quatre coins de la France dans des salles toutes plus remplies les unes que les autres. Ce 29 janvier, à l’Akwaba, près d’Avignon, plus de 400 personnes s’étaient pressées pour l’applaudir. Après une prestation plus qu’explosive où il aura littéralement électrisé l’audience, Biga nous a accordé un petit entretien pour revenir sur ce premier album...

Reggae.fr: Peux-tu nous présenter l’album « On Time » en quelques mots ?
Biga Ranx: « On Time » c’est mon premier album qui est sorti au mois d’octobre 2011. Il regroupe tous les derniers morceaux que j’ai fait et quelques-uns plus anciens remis au goût du jour.

C’est toi qui as composé les riddims ?
Au niveau des riddims, il y a Olo de Ondubground qui m’en a proposé. J’ai aussi bossé avec Maffi, un label danois qui fait beaucoup d’early digital. Sinon, moi j’ai composé quelques riddims aussi que j’ai fait joué par différents musiciens dont Eymeric Simon, le guitariste qui m’accompagne sur scène. Il y a aussi Papa Style & Baldas qui ont joué le riddim que j’ai composé pour la nouvelle version de « It’s A Shame » présente sur l’album.

Et au niveau des textes, tu travailles tout seul ?
J’ai écrit tous les textes de l’album. « Life We Love », je l’ai écrit avec mon frère qui est aussi mon DJ sur scène.

Tu préfères écrire les paroles en premier ou tu écoutes les riddims avant d’écrire ?
En général, j’écoute d’abord le riddim et je trouve des lyrics et un flow qui s’adaptent bien. J’ai toujours des bribes d’idées dans ma tête que je suis toujours prêt à ressortir et à développer dès que je trouve le bon riddim. En fait, c’est du tricotage ! C’est une musique très spontanée où on sort des morceaux tout le temps. On est obligé d’être spontané. Si on réfléchit trop, si on galère à pondre des lyrics, c’est que c’est pas la bonne direction à prendre. Raggamuffin style ! Tu choisis un sujet et faut que ça vienne tout de suite.

Et tu choisis comment tes sujets ?
Ben c’est différentes choses. Des fois, on fait des lyrics party-time pour que les gens s’amusent. Et des fois, on part vers des trucs plus conscients pour faire passer un message. Moi j’ai pas un seul et unique message. Je me considère comme un entertainer. Je suis pas là pour dire aux gens ce qu’ils doivent faire ou pas, je suis juste là pour que les gens passent un bon moment et pour les faire jumper en concert. Mais je pense pas avoir un message unique... enfin si, mon message global c’est LOVE !

Par rapport au morceau "Gipsy Rock". Tu peux nous en dire plus sur les
 paroles ? Tu as des origines gitanes ?
Non non je n'ai pas d'origines gitanes.  J'ai crée "Gipsy Rock" au moment des expulsions, lorsque cette communauté des gens du voyage a été stigmatisée. En fait c'est plus leur mode de vie que je défends... Live the life you love and love the life you live !!

Comment s’est passé l’enregistrement de l’album ?
On a fait ça dans différents studios, notamment le Wine Market Studio à Tours avec mon pote ingénieur, Sanka. La plupart des titres de l’album ont été enregistrés là-bas, mais j’en ai aussi fait quelques-uns chez moi tranquille.

S’il y a un moment que tu dois retenir de cet enregistrement, ce serait lequel ?
Franchement, c’est l’expérience en général que je retiens. Toutes les soirées que j’ai passées à écouter, réécouter les pistes enregistrées. C’était toute une ambiance pendant tout l’enregistrement et ça reste un super souvenir.

Et s’il y avait un moment que tu préférerais oublier ?
Toutes les fois où on a eu des galères d’ordinateur ou de son. Ça met le stress ! C’est arrivé une fois où on avait presque fini un morceau et l’ordi a planté, on a dû tout recommencer...

Peux-tu nous parler de la formation qui t’accompagne sur scène ?
C’est vrai qu’à mes débuts, j’étais plus sur une formule sound-system classique avec juste un selecta et un MC. Mais j’ai voulu apporter une nouvelle dimension, essayer d’exploiter mieux le côté live. Donc j’ai rajouté un guitariste et une choriste. Mon backer, Green Cross, a toujours été là, même quand on faisait du pur sound-system, on partageait toujours le micro. C’était important pour moi de pouvoir expérimenter et je suis content. Je trouve que ça marche bien ce mélange street music et formation plus classique. Et puis c’est original de faire du reggae digital avec de la guitare blues, des chœurs soul et un chant deejay ! On s’ouvre quoi. On fait de la musique tout simplement.

Vous avez fait une résidence tous ensemble pour préparer le show ?
Ouais, on est parti dans la campagne la plus profonde de France (rires). Ça nous a permis de bien répéter et de mettre les choses en place comme il faut. Mais c’est surtout les lives et les confrontations au public qui structurent le mieux le show. Mais c’est sûr que c’est bien de faire des répét’ de temps en temps.

Dans « Brigante Life », tu te proclames le meilleur MC de France. Tu penses que c’est important de se mettre en avant comme ça ?
Ça fait partie de la culture Raggamuffin, c’est du délire. C’est un clin d’œil à cette époque que j’aime tellement. Au début des années 90, les gars se mettaient tout le temps en avant, ils disaient leur nom 10 fois par morceau pour qu’on comprenne bien qui ils étaient. Parce que la concurrence était rude. Il fallait sortir du lot. Mais je cherche pas à me vanter, je me considère pas comme le meilleur. De toute façon, chacun a son MC préféré, c’est une question de goût.

Puisqu’on parle de cette période qui t’influence... On sait que tes inspirations premières viennent de Vybz Kartel et Supercat,  deux artistes controversés. L’un est en prison, accusé de meurtre et l’autre est responsable de la mort de Nitty Gritty...
Franchement, je pense que c’est cette vie de « gangster » qui fait que leur art est authentique. C’est clair que je ne cautionne pas ce qu’ils font en dehors de la musique. Pour l’instant, Kartel n’a pas été déclaré coupable. Ça reste des « on-dit » et ça ne m’intéresse pas. C’est sa vie, pas la mienne. Moi je kiffe sa musique point-barre. Je pense qu’on saura jamais la vérité sur l’affaire Kartel. Et puis il faut savoir qu’ils vivent dans une autre culture, dans les ghettos. C’est eux qui peuvent se faire butter du jour où lendemain... Moi je viens pas de là. Je suis pas pour la musique négative qui incite à sortir ton gun ou quoi que ce soit.

Tu penses déjà à un deuxième album ?
Ouais, il sortira en septembre. Je vais encore plus développer le style MC, mais je sais pas encore sur quel type d’instrus je vais poser ça. J’ai aussi quelques vinyles qui vont sortir bientôt chez Maffi, le label danois dont je parlais tout à l’heure. Et d’autres vinyles aussi avec Mungo’s Hi-Fi, Kanka et OnDubGround. Et on va sortir un album remix de « On Time » fait par différents artistes comme Chinese Man, A State Of Mind, DJ Aphrodite ou DJ Netik.

On sait que tu as débuté en tant que selecta, alors si tu devais passer 3 morceaux tout de suite, ce serait quoi ?
Direct « Don Dada » de Supercat.  Lil Wayne : « Six Foot, Seven Foot ». Et « Mr Loverman » de Shabba Ranks.

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