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Sizzla - interview Sizzla - interview
25/04/12 - Auteur(s) : Djul

Sizzla était en tournée en France en ce mois d'avril, occasion pour reggae.fr de rencontrer le leader de la génération dite "new roots" et de discuter de ses derniers albums, de sa manière de travailler, de sa vision de la vie après son accident, de son rôle dans le ghetto etc... Vous retrouverez bientôt des images de cette rencontre dans notre rubrique reggae tv.

Tes deux derniers albums (« The Chant » & « In Gambia ») sont particulièrement orientés vers l’Afrique. Pourquoi ce choix à ce moment de ta carrière ?
Car l’Afrique est le point de départ de toutes les civilisations, c’est là que sont nos racines. C’est de là que tout nous vient. Le monde entier est africain. Nous chantons depuis toujours sur l’Afrique, mais nous n’avions pas encore fait un tel pas vers elle. Et je pense qu’avec un album comme « In Gambia », enregistré en Afrique, nous avons mis un bon coup de projecteur sur l’Afrique pour que les jeunes d’aujourd’hui soient plus positifs dans leur décision. Avec cet album, les Africains ont pris conscience que le monde les regardait. Ils doivent donc s’élever et montrer l’exemple. Et l’Afrique fait partie de moi, j’ai toujours voulu faire un album comme ça.

Cet album « In Gambia », est-ce un journal de bord qui raconte ton expérience là-bas ?
On peut le voir comme ça. Aller en Gambie a été pour moi une expérience éclatante car j’ai appris beaucoup de choses. Cela fait des années que je chante sur l’Afrique et quand on me donne l’opportunité de visiter la Terre Mère, je ne vois pas pourquoi je ne le ferais pas. Donc j’y suis allé avec l’Esprit du Très Haut Rastafari Selassie et j’ai rencontré les gens avec leur joie de vivre, leur amour et leur accueil chaleureux. C’était nécessaire pour moi de faire des chansons là-bas avec cet esprit africain ancien. Les ancêtres étaient avec moi. Donc j’ai appelé l’album « In Gambia » pour rendre hommage aux Gambiens, c’est tout naturel.

Ce voyage en Gambie était-il une sorte de première étape en vue d’un rapatriement pour toi ?
Je ne dirais pas que c’est une première étape, mais je dirais que cela en fait partie. Car il faut aller en Afrique, il faut connaître son peuple. Pour savoir où tu vas dans la vie, tu dois rencontrer tes mères, tes pères, tes ancêtres, tes frères et tes sœurs. Tu dois voir la terre d’où tu viens. Car nous sommes là où nous sommes à cause du commerce transatlantique des esclaves. Donc c’est important d’aller en Afrique, mais j’avais déjà visité l’Ethiopie et le Sénégal, donc c’est quelque chose de global.

Penses-tu que le rapatriement est toujours possible et surtout crédible ?
Oh oui ! Bien sûr ! L’Afrique aux Africains, l’Europe aux Européens, l’Inde aux Indiens, l’Amérique aux Américains... Nous sommes le peuple descendant d’Israël, les Israélites noirs, les Juifs originels, les Koushites éthiopiens descendants de la lignée du Roi Salomon et du Roi David. Nous avons été dispersés partout dans le monde pour construire toutes ces grandes villes pour les esclavagistes. Nous nous sommes occupés des champs et des jardins. Nous avons fait le sale boulot. Nous sommes partout. C’est nous qui nettoyons les villes aujourd’hui. Nous avons fait beaucoup de choses et nous devons rentrer à la maison maintenant pour faire toutes ces choses pour nous-mêmes et par la suite apporter une contribution au monde. L’Afrique a beaucoup à apporter au monde. Donc nous avons besoin de nous éduquer, d’éduquer les jeunes d’aujourd’hui, de balayer les différences pour être plus forts. Tout cela amène la sagesse et la connaissance. Nous devons juste nous unir et nous entraider. Comme en ce moment par exemple, je suis en tournée et je rencontre des gens de différentes nations qui ont différentes couleurs de peaux, différentes couleurs d’yeux et je ne dis qu’une seule chose : « Paix, amour et droiture. Honorons le Roi Selassie et brûlons la corruption. » Car la droiture reste la droiture et la corruption reste la corruption, où que vous soyez. Tout le monde n’est pas corrompu et tout le monde n’est pas mauvais. Partout où vous allez, il y a du bon et du mauvais. C’est à vous de prendre le mal pour en faire du bien. Nous sommes tous des professeurs ou des bergers. Tout le monde a le droit de boire de l’eau, de respirer et d’utiliser cette planète. Donc il est temps pour nous de construire l’Afrique et de partager avec le monde.

Dans l’album « The Chant », il y a la chanson « Zimbabwe ». Tu as aussi visité ce pays ?
Oui j’ai visité le Zimbabwe.

Etait-ce également une référence à Bob Marley ?
Naturellement. Bob Marley a fait une très belle chanson sur le Zimbabwe. Je suis allé au Zimbabwe et j’ai été bien accueilli par les gens. J’ai vu la culture de ce pays, j’ai étudié et compris l’histoire de ce peuple. J’ai aussi compris pourquoi Bob a écrit cette chanson basée sur les divergences que ce pays a connues. Donc personnellement, j’ai fait ce voyage au Zimbabwe car j’ai senti que je devais accomplir le même devoir que Bob, en tant que musicien jamaïcain : aller au Zimbabwe et faire une chanson pour ce peuple. Sizzla y est allé 30 ans plus tard. J’ai suivi l’exemple et les traces de Bob. Les ancêtres étaient avec moi. Big Up au Zimbabwe ! J’ai enregistré cette chanson sur place d’ailleurs. Comme en ce moment, pendant cette tournée, j’ai déjà enregistré 8 chansons. J’essaye de préparer un album pendant que je suis en tournée, avec cet esprit. C’est comme ça que je travaille.

Tu aimes enregistrer partout où tu voyages ?
Oui ! Dès que j’en ai l’occasion. J’ai toujours mon micro avec moi et dès que j’ai du temps, je m’enferme là où il n’y a pas de bruit et je travaille.

Tu as aussi utilisé plusieurs riddims de Bob Marley dans cet album « The Chant »...
C’est toujours important de suivre les traces et les enseignements de ses ancêtres, parents et aînés. Comment un jeune peut-il rendre pure sa conduite si ce n’est en prenant garde aux paroles des anciens ? Et Bob Marley a fait beaucoup de bon travail et les gens connaissent les mots qu’il a posés sur tel ou tel riddim. Donc si Sizzla utilise ce riddim que les gens connaissent déjà, c’est pour apporter quelque chose de complémentaire. C’est important d’être sage et innovant quand on donne de la musique aux gens. C’est comme dans le dancehall ou le hip-hop qui se répètent tout le temps. Il n’y a rien de mal à revenir à l’ancienne école. Tout le monde aime le reggae one drop car c’est apaisant et relaxant. C’est ce beat original que l’on garde pour faire du reggae culturel ! On suit juste le modèle et on ne le changera pas.

Justement à propos de dancehall ou hip-hop, ce sont des styles que tu pratiques aussi. Penses-tu que ce genre de musique reflète et respecte les idées de la musique roots et consciente ?
D’abord, je tiens à dire que la musique reste la musique, où que tu ailles. La musique est innocente, c’est une langue universelle. La musique c’est l’amour. La meilleure façon d’exprimer l’amour dans une langue, c’est par la musique. Mais ça dépend de l’esprit, de la conscience et de l’âme de celui qui chante sur le riddim. On peut faire du dancehall avec des paroles spirituelles. C’est juste que ta chanson aura un peu plus de tempo. Les gens aiment ça. On peut aussi faire des chansons spirituelles, des chansons de prières ou des chansons d’amour sur des riddims hip-hop et avoir du succès. Parfois ces riddims amènent une vibration différente, plus orientée vers la fête, plus énergique. Le dancehall et le hip-hop sont plus groovy, ça nous fait danser et ça nous rend heureux. Le reggae one drop est plus calme, mais on peut s’exprimer sur tout type de riddims. Le plus important vient de ton esprit et de ta pensée et des paroles que tu vas écrire pour tel ou tel riddim. Moi, quand tu me donnes un riddim, j’essaie d’écrire quelque chose tout de suite. Ça dépend de mon esprit au moment où j’écris. Si c’est un riddim dancehall, je peux aussi bien faire des paroles raggamuffin ou une chanson sur les filles que des lyrics qui parlent de la souffrance ou de prières pour le Tout Puissant. C’est à soi-même de choisir !

Tu as eu un grave accident l’année dernière. Nous sommes heureux que tu t’en sois tiré sans séquelles, mais cet évènement a-t-il changé ta vision de la vie ?
Dans un certain sens oui. C’était un accident terrible. Une expérience grandissante. On voit les choses différemment, on apprécie plus les choses simples de la vie, avec plus d’enthousiasme. On apprécie plus les gens également. On essaye plus de les comprendre. J’ai toujours agit comme ça, mais l’accident a renforcé cette attitude en moi et a apporté un grand changement. Je suis plus sérieux dans mon travail, je dépense plus d’énergie, je passe plus de temps et je fais les choses plus en profondeur avant de me confronter à un public. J’ai également plus de respect pour mon public. Car je travaille pour eux depuis des années et quand j’ai eu mon accident, j’ai reçu des prières venant du monde entier. Du coup, je voulais faire encore plus pour eux. Je remercie la vie et Jah Rastafari pour la mécanique humaine. Merci à ceux qui m’ont envoyé de l’amour à travers leurs prières. Car la prière est une vibration, un magnétisme qui se manifeste à travers le verbe, le son et la force. Cette vibration traverse la terre et permet aux choses de se réaliser. Je suis heureux d’être de retour et de continuer le travail. Fais le bien et le bien sera fait autour de toi.

Tu es certainement l’artiste reggae qui enregistre le plus de chansons au monde. Tu écris tous les jours ?
Oui. Tous les jours.

Et tu penses que c’est nécessaire d’écrire plusieurs chansons sur le même sujet comme tu le fais ?
C’est important d’insister sur certains points pour que les jeunes d’aujourd’hui comprennent pleinement. Quand tu parles avec eux normalement, comme nous le faisons maintenant, ils ne sont pas très attentifs. Mais quand tu développes la même idée ou la même notion en musique, ils t’écoutent beaucoup plus. Et tous les jours, de nouveaux jeunes arrivent. C’est la nouvelle génération. Donc si je chante sur l’amour aujourd’hui, je devrai chanter sur l’amour tous les jours et je devrai continuer à le faire car c’est l’amour qui nous a faits. Je dois m’assurer que cette génération a bien eu mon message. Et je dois m’assurer que la génération d’après ait accès à la même connaissance. Donc tu peux m’entendre chanter sur l’amour un jour et entendre une nouvelle chanson d’amour plus tard, sous une autre forme. Car je veux toucher tout le monde et il y a des bébés qui naissent tous les jours. Tous les jours des femmes donnent naissance à de nouveaux enfants. Donc il y a plusieurs chansons, plusieurs titres qui sont des commentaires sociaux. Et c’est difficile de ne faire qu’une chanson sur ces sujets. Tu as envie d’en faire plein. Le monde est trop grand ! Je veux faire mille chansons d’amour, mille chansons sur les prières, mille chansons sur la culture, dix-mille chansons sur l’éducation... Car on ne sait jamais quelle chanson fera le miracle que tu attends. C’est pour ça que je ne m’arrête jamais. Chacun a une intelligence propre, une liberté d’expression et d’opinion, donc je me dois de faire plusieurs morceaux car certains vont aimer cette chanson et d’autres vont préférer celle-là. On ne fait pas de la musique juste pour gagner de l’argent, on le fait pour diffuser un message. La musique est utilisée dans la publicité, pour faire la fête ou pour faire du business. Donc moi, je ne considère pas la musique sur un seul niveau. J’essaye de faire de mon mieux à travers la musique. C’est pourquoi je fais beaucoup de chansons. Mais il y a une autre raison. Il y a tellement de musiciens aujourd’hui qui font des riddims sur lesquels je ne suis pas ! Et je veux être sur ces riddims ! Il m’arrive parfois d’être assis en train de lire un livre et je me rends compte que je n’ai rien à faire dans les 5 prochaines heures. Alors j’appelle Murphy, mon ingénieur du son et je lui dis : « Branche le portable et le micro. Tous les riddims que tu as dans ton ordinateur et que je n’ai pas encore testés, fais-les moi écouter, on va voir si je peux faire quelque chose dessus ! » C’est comme ça que je travaille, que je sois en tournée ou pas. Je fais ça pendant ma tournée et quand je rentre chez moi je continue. Je ne m’arrête jamais. La musique est un cycle en perpétuel mouvement. C’est un cercle vertueux. Comme un CD ou un vinyle qui ne s’arrête jamais de tourner.

Dans quel but as-tu créé ton propre label, Kalonji Records ?
Tes parents t’envoient à l’école pour que tu apprennes, non ? C’est la même chose avec la musique. Quand tu vas en studio, tu vois que tes chansons sortent sur un label. Tu vois qu’il y a un business qui se fait. Et bien tu apprends, tu observes. La musique est une université, une école. Tu apprends à jouer d’un instrument, à enregistrer ta voix, à récolter tes droits d’auteur et à sortir ta musique. Tu apprends le business quoi ! J’ai appris toutes ces choses au fil des années et je les applique maintenant autour de moi pour être plus efficace quand j’aide les gens de ma communauté. Aujourd’hui c’est plus facile d’aider un jeune artiste car je connais les ficelles du business.

Et tu joues d’un instrument ou tu composes des riddims ?
Parfois c’est bien de laisser le travail aux autres pour qu’ils puissent gagner de l’argent aussi. Mais je joue de la guitare, je fais un peu de batterie et de basse. Je joue un peu de clavier aussi, mais ce n’est pas trop mon truc. C’est juste pour apprendre et m’aider à composer des chansons. Ça aide à se poser sur un riddim car on comprend mieux comment sont construits les riddims. C’est juste pour avoir cette connaissance. Faire une chanson n’est pas problème pour moi. Quand on entend un riddim, on trouve facilement une mélodie. L’important est de transformer cette mélodie en mots.

Chantes-tu souvent sur tes propres riddims ?
Oh oui ! Il y a l’album « Life ». Tous les riddims sont de moi. Il y a aussi l’album « Good Life », pour les filles, où on entend mes riddims. Je préfère le faire sur des albums plutôt que sur des singles. Il y en a quelques-uns qui sont sortis en single comme « Egyptian » ou « Tight Clothes ». Ceux-ci sont sortis en série. Mais je préfère utiliser mes riddims sur mes albums.

Tu peux nous parler un peu de ton association, la Sizzla Youth Foundation ? Quels en sont les buts ?
C’est surtout pour la formation et le développement des jeunes. C’est une œuvre de charité pour offrir quelque chose aux jeunes. Ça ne vient pas seulement de moi. Partout les gens peuvent s’associer à cette organisation pour qu’on puisse collecter des choses de partout dans le monde et le donner à des gens ou à des écoles pour réparer des ordinateurs, des toilettes, les sols, les toits, les mûrs, les barrières de sécurité... On peut aussi collecter des livres, des stylos pour les enfants... Chaque petite chose qu’on peut récupérer on le donne aux jeunes, afin d'améliorer leur formation et leur développement à travers l’éducation, l’échange et les compétences.

Y a-t-il des choses concrètes déjà réalisées ?
Nous avons construit un petit musée dans ma communauté. Cette association vient du ghetto pour aller vers le monde. De la même manière que Sizzla est sorti du ghetto pour aller rencontrer les gens du monde entier. Je préfère commencer cette activité dans ma communauté avec l’esprit des gens qui m’entourent car c’est ce pourquoi on me respecte dans le monde, car j’ai réussi à sortir du ghetto. Maintenant, je veux que le chemin se fasse dans le sens inverse, que les gens du monde s’intéressent au ghetto sans intermédiaire pour qu’ils comprennent vraiment ce qui se passe. Dans les ghettos des caraïbes, les gens souffrent, ils ont faim, ils ne vont pas l’école, ils n’ont pas de vêtements ni de chaussures, ils n’ont pas de médicaments non plus. Je préfère démarrer cette initiative chez moi, à August Town, avec les enfants de mon quartier. Nous avons donc fait ce Sizzla Youth Foundation Museum. C’est comme un club avec plein d’activités. On ferme le musée la nuit et on le range pour pouvoir louer la salle. On va installer un cybercafé aussi. On aimerait faire des classes aussi où on pourrait payer des professeurs pour qu’ils apprennent ce qu’il faut aux enfants. On pourra inciter les jeunes à aller interviewer un rastaman sur sa vision du monde. Quand je vois tous ces jeunes venir, je me dis qu’on a besoin de plus de matériel pour eux donc j’ai besoin de connecter mon association avec le gouvernement et avec le reste du monde pour être plus efficace. Il y a beaucoup de jeunes talentueux dans mon quartier et aux alentours. C’est pourquoi je veux qu’ils évoluent dans de bonnes conditions. Tout comme j’ai pu m’en sortir, je veux qu’ils puissent s’en sortir grâce aux autres. Pas seulement grâce à Sizzla, mais grâce à tous ceux qui veulent bien contribuer à ma fondation.

De temps en temps, on peut voir des vidéos de ton père qui chante. Mais ce n’est pas vraiment son activité première ?
Ça fait partie de ses activités. Il est mécanicien, il répare les voitures, il est aussi agriculteur et il écrit aussi de la musique. Mais c’est quand-même moi qui l’aie poussé à ce niveau. Mais j’ai copié toutes ses directions et son talent, car c’est mon père. Il est mes racines et je ne peux pas changer ça. Il aime chanter, comme tout le monde !

Tu es considéré comme le leader de la génération new-roots. Tu te reconnais dans ce concept ?
New-roots ? Je dirais que rien n’est nouveau sous le soleil. Mais le Très Haut est venu avec quelque chose de nouveau. Nos ancêtres sont avec nous, il ne faut jamais renier nos fondations. Un pour tous, tous pour un, et il ne pourra pas y avoir d’échec. Je ne peux pas nier ce en quoi les gens croient. S’ils parlent de new-roots, ils savent pourquoi ils disent ça. Moi, je suis en mission pour propager l’amour. Je fais de mon mieux et j’espère que les gens apprécient ce message. Mais je suis d’accord avec ce terme « new-roots ». Nous sommes une nouvelle génération, mais nous restons connectés au vieux roots. On n’oublie pas les fondations léguées par nos parents. Tant que tu respectes ces fondations pour en faire quelque chose de nouveau, il n’y a rien de mal. Roots and culture. Rastafari !

Pour ceux qui ne t’ont pas vu sur scène, tu peux expliquer à quoi ressemble un show de Sizzla ?
C’est un show varié et énergique. Electrifiant ! Yes I ! C’est un concert généreux avec un super band, de bons musiciens et un artiste dingue comme moi ! La salle est retournée. C’est le feu ! Et les fans sont chauds. Mais ce feu correspond au verbe, au son et à la force. Ne soyez pas effrayés, n’y voyez rien d’agressif. Le verbe, le son et la force voyagent partout, ils traversent toutes les barrières, on ne peut pas les arrêter. Dîtes la vérité et vous en récolterez les fruits. Que celui qui est injuste commette encore l’injustice. Haile Selassie I. Quand Sizzla est sur scène c’est le feu ! Big up à tous mes fans en Europe, dans les Caraïbes, en Afrique, en Australie, en Israël, partout dans le monde, en Amérique, en Angleterre, vous voyez ? En Asie, au Canada !


 


Big Up Sizzla et Nina !

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