Rototom Sunsplash
12/08/17 au 19/08/17
No Logo Festival
11/08/17 au 13/08/17
Reggae Sun Ska 2017
04/08/17 au 06/08/17
Nomade Reggae Festival
04/08/17 au 06/08/17
Reggae Session Festival #2
14/07/17 au 16/07/17
Rast'Art Festival
16/06/17 - Sannerville
Kabaka Pyramid
15/06/17 - Paris
Shaggy
20/06/17 - Paris

Ryon

Rencontres et racines

Kabaka

Shaggy

Harrison Stafford

Nomade Reggae Festival

No Logo

RSS

Rototom

Dub Inc se raconte tune par tune ! Dub Inc se raconte tune par tune !
14/10/13 - Auteur(s) : LN

Nous sommes le 14 octobre, jour de la sortie du nouvel album de Dub Inc "Paradise" (lire la chronique) et l'occasion pour nous de vous proposer l'intégralité de notre interview avec Komlan (chanteur) et Zigo (batteur), en mode tune par tune !


« Revolution »


Zigo: On a décidé de démarrer l'album par cette chanson car comme tu l'as dit c'est un son purement  Dub Inc, un riddim rockers, avec les deux chanteurs dessus, et c'est aussi un des premiers morceaux qu'on a composés pour l'album.
Komlan: En plus le fait de commencer sur un titre qui parle d'environnement sur un album qui s'appelle "Paradise" on s'est dit que c'était sympa.

Reggae.fr: L'écologie et l'environnement sont des thèmes que vous aviez déjà traités auparavant…
Komlan: Oui on l'avait traité dans le morceau "Décor" de l'album "Dans le Décor". Cela faisait un moment qu'on avait fait ce morceau et c'était aussi intéressant d'en reparler. Et là on le fait de manière plus générale, le refrain parle d'une révolution qu'on doit chacun avoir et du fait que revenir à la base peut nous aider à un peu mieux grandir.

On ressent que la révolution dont vous parlez doit passer par le niveau individuel pour devenir collective …" I want to stay in my garden" chantez-vous…
Komlan: C'est exactement ça l'idée de base. On est chacun responsable de ce qui se passe. C'est pour ça que dans le deuxième couplet on se questionne sur ce qu'on laissera aux futures générations.
Zigo: On globalise tellement tout, tout le temps, que du coup l'individu attend un effort qu'il n'aura pas à faire et qui viendrait tout seul, alors qu'en fait c'est chacun de notre côté que nous devons agir.

Le terme "Revolution" est un terme fort qui peut aussi faire référence aux révolutions des consciences de manière générale (révolutions visant à l'application des libertés individuelles partout dans le monde par exemple)...
Komlan: En tout cas tu mets le doigt sur une chose, car ce qui est clair c'est que nous vivons dans le troisième millénaire et oui, cette révolution des consciences est générale. Le monde est plus global et on se rend bien compte dans les tensions actuelles à travers le monde que ce qui se passe d'un côté de la planète a une influence sur tout le reste et il existe une interaction globale entre les évènements. Je pense que les consciences évoluent car on n'est plus seulement citoyens de notre pays on est citoyen de notre planète et on se situe à un virage important de notre humanité, qui va soit nous amener à sa perte, soit faire le rebond nécessaire qui fera qu'on puisse sortir des différentes crises actuelles.



« Better run »


Zigo: Le sujet de ce morceau est l'un des sujets phares de Dub Inc, c'est l'exil, car on a tous des parents ou des grand-parents immigrés.
Komlan
: L'immigration est en effet un sujet qui a beaucoup prédominé, surtout au début du groupe et notamment dans l'album "Diversité". Ce morceau en particulier est né d'une inspiration d'Hakim sur le refrain "They say you better run, now you know you better run", la mélodie et les sonorités. Et à partir de là, ça nous a fait penser bien sûr à l'immigration, mais on voulait traiter le thème de l'exil de manière plus globale. L'exil ça peut aller des Roms à des personnes ici qui décident de partir car elles ne trouvent pas de boulot. Du coup on voulait parler de l'exil en général, de ce que ça voulait dire de partir loin de son pays et de devoir se reconstruire à nouveau.

Les voyages que vous avez fait vous ont-ils inspiré dans ce sens aussi ?
Komlan: C'est sûr que voyager autant avec le groupe nous a beaucoup ouverts. Déjà, ça nous a beaucoup ouverts à l'anglais. Cela a aussi élargi notre vision des choses par rapport à ce thème.

Rebondissons sur l'usage de l'anglais, qui est très présent dans l'album. Est-ce une vraie volonté de votre part ou ça vous vient naturellement après toutes ces contrées parcourues?
Zigo: C'est vraiment devenu naturel.
Komlan: D'ailleurs quand je fais écouter le disque à des potes, parfois ils me font la remarque selon laquelle on aurait utilisé l'anglais pour pouvoir voyager et qu'on soit plus compréhensible à l'étranger. Mais en fait pas du tout, ça s'est vraiment fait naturellement, ou du moins là je parle pour Hakim, car c'est surtout Hakim qui a des parties anglophones sur l'album, moi j'ai justement pris le parti d'en faire peu. Il y a des lyrics qui sont donc venues naturellement en anglais à Hakim, et comme on n'aime pas dénaturer les inspirations premières on est resté là-dessus.
Zigo: Le seul moment où on a réfléchi à cette question c'est quand à un certain stade on s'est demandé s'il n'y avait pas trop d'anglais. Mais au final on s'est dit que de toute façon autant prendre l'inspiration comme elle vient. De la même manière qu'on ne va pas chercher à chanter en anglais absolument, on ne va pas non plus chercher à dénaturer une inspiration.

Au niveau musical comment avez-vous travaillé la composition du titre ?
Zigo: Il y a eu plusieurs phases pendant la composition de l'album. A un moment on est parti dans un chalet à la montagne pendant deux semaines, juste entre nous. Hakim et Aurélien étaient à l'étage et se faisaient tourner des idées et nous en-dessous on travaillait aussi entre musiciens. Avec ce morceau et cet album de manière générale, on avait clairement envie d'aller plus vers le one drop. On avait toujours eu cette inspiration dans les accords (aux influences Don Corleon notamment) en tant que musiciens et producteurs, mais on n'avait encore jamais réussi à aussi bien l'exploiter pour Dub Inc. Là c'est fait.



« Paradise »


Zigo: Ce morceau pour le coup est très Dub Inc car il est hybride et constitue le mélange de plein de choses. Le son de la guitare tu peux le prendre comme du rock des années 80. Et à la fois c'est un titre très dancehall. Pourtant avec Dub Inc, on ne fait jamais de programmation pour les batteries et en même temps, ce morceau est assemblé de façon très particulière, avec des synthétiseurs et une vraie rythmique... Mais on le classerait dans du dancehall en tout cas.
Komlan: Personnellement je suis très fier de ce morceau, pas seulement par rapport aux textes car je suis pas objectif là-dessus (rires) mais là vraiment je trouve qu'avec le groupe on a touché à quelque chose d'original. C'est marrant tu vois dans ce morceau moi j'entends tout ce que j'ai écouté quand j'étais ado, il y a du heavy metal, en passant comme tu dis par du Pink Floyd, y a du dancehall, un peu de reggae, de la musique orientale même au milieu de morceau, il y a aussi un riff de guitare qui fait très musique africaine, et j'avoue que même encore aujourd'hui je suis scotché quand j'entends ce que le groupe a réussi à faire.
Zigo: Et justement tu vois au début, on a hésité pour le titre de l'album, car la facilité aurait été de l'amener sur "Revolution". C'est un mot qu'on peut comprendre en anglais comme en français et le style rockers de ce morceau relève du style Dub Inc. Mais on s'est dit que "Paradise" représentait vraiment musicalement et au niveau des lyrics, le vrai Dub Inc avec tous ses métissages. De toute façon, on ne sort pas de single, on ne prend pas un morceau spécialement à mettre en avant, donc c'était pas très important non plus, mais ça correspondait vraiment à notre identité en tant que groupe, même humainement parlant.

Quel a été le processus de création de ce morceau ?
Komlan: Ce morceau à la base c'est un idée de Fred (ndlr: Frédéric Peyron, clavier) qui avait fait ce morceau sur son ordinateur sans trop savoir si ça allait plaire ou à quoi ça allait mener. Au début il ressemblait pas mal à un morceau dancehall à la Mavado, sorte de mélange hip hop dancehall. C'est donc parti de ça et moi j'ai de suite beaucoup accroché, et je crois qu'Hakim aussi. Il est d'ailleurs arrivé un jour avec la mélodie du refrain "We are living and born in paradise" et cela a tout lancé. Il voulait parler d'un paradis dans lequel on vit mais où on nous ment. Moi j'ai un peu précisé le sujet, surtout avec le premier couplet, en le mettant directement en lien avec la société de consommation, le capitalisme, etc et le côté faux bonheur en plastique qu'on veut nous vendre mais qui est en fait souvent du chiqué éphémère. On essaye de dissimuler nos problèmes sous un capitalisme ou un je ne sais pas quoi ou en nous faisant croire qu'en consommant plus, en prenant des crédits et en achetant des voitures on va sortir notre tête de l'eau mais malheureusement c'est fait pour nous enfoncer encore plus. Le texte du morceau on l'a écrit assez vite finalement.

Une fois écrit, il a fallu ensuite le réadapter en fonction de l'évolution du riddim proposé par les musiciens ?
Komlan: oui car on marche par va-et-vient avec le reste du groupe.
Zigo: C'est ce que j'allais dire justement et c'est pour ça que cela nous prend un peu plus de 6 mois pour boucler l'album. C'est un échange entre les chanteurs et nous. On réadapte et on enregistre les morceaux au moins quatre fois avant d'aller en studio. C'est vraiment un travail approfondi. On connait l'exercice de faire un riddim et du chanteur qui pose dessus. Nous, on va chercher à aller beaucoup plus loin que ça.
Komlan: On laisse peu de place au hasard. 

Du coup en studio il y a peu de modifications ou d'improvisations ?
Komlan: C'est carré ouais.
Zigo: Quand on arrive au studio on récite une poésie. C'est pour ça qu'on ne va pas spécialement aller enregistrer en Jamaïque ou ailleurs. En tout cas notre façon de procéder pour cet album et le précédent, c'est d'aller loin dans la production. On cherche un son nickel, on ne cherche pas forcément à enregistrer live. On enregistre les instruments les uns après les autres, on clean toutes les pistes. C'est un concept. C'est ce qu'on recherche depuis des années mais on n'avait pas forcément les moyens techniques pour faire ça et maintenant avec l'expérience on sait faire, on travaille tout le temps avec notre ingénieur du son et on a vraiment touché ce qu'on cherchait depuis des années en termes de son.


« Chaque nouvelle page »


C'est une chanson très personnelle pour le groupe, inspirée par le recul que vous a fait prendre l'aventure du film "Rude Boy Story"?
Komlan: Clairement car en plus je dois t'avouer que c'est parti de Mathieu notre manager qui n'arrêtait pas de nous dire que ce serait bien quand même de faire un morceau qui illustre un peu le film et qui parle de toute cette histoire etc, et en plus de notre côté avec Hakim ça faisait un moment qu'on parlait de faire un morceau hommage au public, hommage à tous ceux qui nous soutiennent, et à tout le mouvement qui entoure Dub Inc depuis des années.
Zigo: C'est pas forcément un bilan cette chanson, mais c'est vrai que la période de sortie du film en salle a correspondu à la période de composition. Des fois on accompagnait Kamir (ndlr: Kamir Meridja, réalisateur de Rude Boy Story) en salles donc c'est vrai que cela nous a obligés à regarder tout ce que l'on avait vécu avant. Tu revois des images de personnes qui étaient là au début, tu te rends compte à quel point on a été porté par plein de gens depuis 15 ans. C'est clair que chaque soir quand on quitte la scène, on quitte une famille.

Et comme vous le dites dans la chanson, vous avez la "formule magique"… car vous ne cherchez pas toujours la facilité en allant jouer dans des pays où pas grand monde ne vous attend …
Komlan: On prend beaucoup de risque mais c'est le jeu (rires). Dans la chanson on dit qu'"On a la formule magique du coeur et des flots". On est clairement là pour s'amuser. On aime ce qu'on fait et on s'éclate. Malgré quinze ans d'expérience on n'est pas devenu des machines à abattre du travail en s'en foutant et en étant désabuser. On prend encore beaucoup de plaisir à le faire et à aller à la rencontre des gens. On le fait avec le coeur et je pense que les gens le ressentent dans une époque où tu as un certain pan du business musical qui depuis la crise est devenu très industriel. 

Y a t-il un concert à l'étranger (ou pas) qui vous a plus marqué qu'un autre ?
Zigo: tu sais j'arrive jamais à répondre à cette question car avec le temps on en fait de plus en plus, du coup les anecdotes s'accumulent et en plus on passe notre temps à se les raconter entre nous !
Komlan: ah me concernant il y a quand même une anecdote que j'aime bien raconter, c'était notre premier concert au Sénégal. On s'est retrouvé sur cette place avec trois militaires pour la sécurité, à jouer sur une benne de camion, des châteaux d'enceintes pas attachés avec des enfants dessus, des milliers de personnes qui déboulent et une sorte de tension assez unique où on a à la fois pris du plaisir et où on était aussi assez flippé qu'il y ait un accident ou qu'il se passe quelque chose de grave. C'était incroyable, des enfants découpaient les loges pour venir piquer des trucs dedans. C'est une des premières anecdotes qui m'a marqué à l'étranger. 

En 2014 vous allez repartir sur les routes d'Europe de l'Est et certainement aussi en Australie et Nouvelle-Zélande. Mais avant cela, vous allez tourner en novembre et décembre en France. Appréhendez-vous le Zénith de Saint-Etienne le 21 décembre ?
Komlan: En général l'appréhension vient pendant la semaine du concert.
Zigo: L'appréhension ne vient pas forcément de la salle. C'est évidemment toujours impressionnant de jouer dans un zénith mais c'est plus le fait qu'à Saint-Etienne se trouvent toutes nos familles et tous nos amis qui font que ta journée n'est pas pareil. En tournée, tes journées sont simples. Tu fais tes balances et le soir tu joues ton concert. Là à Sainté ou à Paris aussi d'ailleurs - car on a tous aussi beaucoup d'amis à Paris et même un peu de famille - faut s'occuper de tout le monde. Après sur scène, partout où l'on se déplace c'est toujours génial. On est toujours toujours bien accueilli et tu en es témoin. Mais je ne peux pas nier qu'à Sainté il y a vraiment un truc spécial car on sent vraiment qu'on est les enfants du pays.
Komlan: Et que les gens compte sur nous.

Il y a aussi une vraie solidarité qui se ressent à Saint-Etienne, notamment au niveau du reggae, et qui a été illustrée il y a quelques mois avec le City Youth Riddim de Tony Bakk, regroupant beaucoup d'artistes locaux.
Zigo: Il y a déjà eu des choses similaires dans d'autres villes auparavant, notamment à Marseille ou à Paris. A Saint-Etienne avant il y avait le Massa Sound qui réunissait pas mal d'artistes du coin et on a toujours essayé de faire des choses collectivement. Cela tombe bien que Tony Bakk ait fait ce riddim et ce projet parce que nous ces derniers temps, étant beaucoup sur la route, on n'a plus vraiment le temps de fédérer les choses. Datune et Tony Bakk, c'est des gens qui ont essayé de garder cette cohésion entre les artistes.
Komlan: C'est pour ça qu'on a soutenu ce projet à 100%, qu'on a voulu mettre le refrain et tout ça car comme dit Zigo on attendait qu'il y ait une relève - pas du tout au niveau de la scène stéphanoise, car nul besoin de nous pour que la scène vive - mais une relève pour féderer.



« Partout dans ce monde »


Komlan: Ben faut savoir qu'on a un peu des traditions sur chaque album (rires). On a deux solos chacun et on s'en détache pas ! C'est important car on a chacun un univers différent. J'essaye moi-même sur chaque album de faire ressortir mon côté très fan de hip hop et de dancehall. Hakim ne se reconnaît pas forcement toujours dans ce côté-là et quand je fais une chanson tout seul pour le coup je le fais sans compromis. C'est pareil pour Hakim. C'est très important pour lui d'inclure un  morceau en kabyle et de mettre aussi quelque chose issu de son univers au niveau des textes. Quand il est arrivé avec ce refrain, il avait beaucoup avancé le morceau, les printemps arabes étaient déjà passés dans leur deuxième phase on va dire, c'est-à-dire au moment où l'on se rendait compte que c'était plutôt des fondamentalistes qui avaient récupéré le mouvement. On en parlait pas mal avec Hakim, on avait plein de questionnements et on se demandait si on ne s'était pas fait berné etc. Quand il est arrivé avec ce texte, il l'avait déjà fait beaucoup évolué et il y tenait beaucoup. Cela a semblé une évidence qu'il reste seul sur le texte. Il y donne son point de vue, entre poésie et idéologie.
Zigo: C'est vrai qu'en plus de notre côté, les musiciens, quand on commence la compo de l'album, étant donné qu'on taf tous sur des riddims, on donne tout un paquet d'instrus aux chanteurs et eux vont faire des choix et le tri entre ce qui leur correspond ou pas. Et parfois, l'un comme l'autre, ils vont avancer sur une chanson très vite et combler tout seul tous les espaces. Là c'est ce qui s'est passé pour ce morceau. Ça a coulé tout seul pour Hakim. Contrairement à un morceau comme "Paradise" où on a passé des heures et heures à bosser sur la musique, là c'est un one drop qui a coulé de source. On en a quand même pas mal travaillé les arrangements, il y a un solo de guitare etc, mais c'est un des morceaux où il y a eu plus de facilité que d'autres.


« They Want » featuring Skarra Mucci


Komlan: L'histoire de ce morceau commence il y a assez longtemps car c'est un titre, au niveau des textes, que je porte depuis plusieurs années en sound system. C'est un morceau que je faisais donc tout seul à la base. Il plaisait pas mal au groupe et à chaque fois que je le faisais en sound le groupe me disait qu'on devait le mettre sur un album etc, ce qui n'est pas le cas de tous les morceaux sound car certains ne correspondraient pas. C'est un titre qui est plutôt rigolo et party time. Du coup on s'est dit que l'intégrer dans l'album, oui, mais qu'il s'agirait d'une belle occasion d'en proposer un featuring. Je voulais quelqu'un et un flow old school avec une vibe à l'ancienne. Je t'avoue qu'au départ on n'a pas pensé forcément à Skarra Mucci. On avait pensé à d'autres gens. J'avais d'autres aspirations. On a essayé avec certains artistes qui n'ont pas forcément accroché ou qu'on n'a carrément pas réussi à avoir. Je le dis sans langue de bois. Et en fait, celui qui a beaucoup de contacts avec Skarra Mucci c'est Moritz notre bassiste, qui a le label Oneness Records en Allemagne. Je t'avoue que de mon côté j'avais pas réalisé qui était Skarra Mucci et je connaissais assez mal. Chaque fois Moritz et Jérémie remettaient son nom sur la table. J'ai fini par vraiment bien écouter son album (ndlr: "Return of the Raggamuffin") et je me suis rendu compte que c'était le bonhomme qu'il fallait. Humainement ça s'est super bien passé. Le gars est une crème. En plus ce mec a une histoire incroyable ! Il t'explique qu'il s'est barré de chez lui à l'âge de douze ans etc. Il est bien plus « street » que la plupart des bad boys du dancehall jamaïcain.
Zigo: C'est vrai que c'est vraiment un punk en fait ce mec. C'est un vieux loup. Ça fait quinze ans maintenant qu'on est dans le reggae et on a eu l'occasion de bosser avec beaucoup d'artistes. Et on a pu constater que les jamaïcains ne sont pas forcément exactement dans un délire européen pour tout ce qui concerne la production et la façon de travailler. Lui, quand on l'a fait venir, ça s'est super bien passé. Il est venu s'amuser. Et c'est exactement ce qu'on recherche quand on fait un featuring.
Komlan: Il a bien ressenti l'esprit de notre équipe. Il a bien compris qu'on était authentique et puis c'est un gars qui a beaucoup d'humour. Aujourd'hui, je pense que l'entertainement, le dancehall en Jamaïque est très américanisé. Les gars font du son et ensuite s'inventent une authenticité très « street », très bad boy, alors que c'est pas tous des Vybz Kartel ou des Bounty Killer tu vois. Quand t'entends un gars comme Skarra Mucci, lui il a d'abord un passé et une histoire de ouf, et il a toute la légitimité pour chanter ce qu'il chante et avoir le style qu'il a. Tu sens dans sa voix, dans son personnage, tout son passé et la force que ça lui donne. C'est une des plus belles rencontres de featuring pour moi clairement.
Zigo: Oui c'est ça et quand tu le vis en plus en studio - c'est dommage d'ailleurs qu'on ne l'ait pas filmé, mais même en l'ayant filmé cela aurait été difficile de ressentir ce qu'on a vécu avec lui en studio - c'est l'éclate totale jusqu'à tard dans la nuit.
Komlan: En plus on a écrit ensemble. Il était hyper content qu'on lui donne des idées de texte car lui il est plus sur de la gimmick et sur de l'entertainement pur et assumé, ce que j'adore d'ailleurs. La fraicheur qu'il amène sur le morceau est juste incroyable.


« Foudagh » featuring Antony Gatta et Alaoua Idir



Zigo
:
Foudagh ça veut dire "J'ai soif", c'est un morceau sur l'alcoolisme, le fait de devoir le cacher ou pas, par rapport à la tradition, par rapport aux "que dira t-on". C'est très dur de traduire littéralement ce texte car le Kabyle d'Hakim est constitué principalement de poésie en fait, ce sont des expressions imagées des sentiments. Musicalement c'est un morceau qui sort du fin fond de mon ordinateur à la base, que je n'avais pas prévu de proposer. Un jour, en regardant ensemble, j'ai ressorti le morceau. Hakim semblait intéressé et en plus il avait envie de partir au pays en immersion totale pendant quelques jours afin d'écrire une chanson complètement en Kabyle. Son bled se trouve au milieu des montagnes de la Kabylie. Comme sur chaque album, on aime bien faire un morceau très traditionnel, on a travaillé sur celui-ci et ça donne quelque chose de réussi avec en plus la participation d'un percussionniste traditionnel, Antony Gatta, qu'on a fait venir au studio, de même qu'un joueur de mandole, Alaoua Idir. Avant sur les précédents albums, on reproduisait les sons traditionnels avec les machines, ce qui ne donnait pas de mauvais sons d'ailleurs, mais là, de la même manière qu'on a réfléchi à des featurings vocaux, on a vraiment pensé aux featurings instrumentaux. Les instruments pour nous sont tout aussi importants que les chants.


« Il faut qu'on ose »


Komlan: Déjà je peux te dire que ça n'a pas été facile de les convaincre pour ce morceau (rires).
Zigo: Musicalement parlant, l'idée vient d'Aurélien et c'est de partir de rien (ni texte, ni musique). Il avait juste une mélodie et il voulait qu'on bosse un truc tous ensemble à partir de seulement ça. On voulait l'accordéon depuis longtemps et faire un truc original, très différent de ce qu'on fait d'habitude. L'inspiration de l'accordéon vient clairement de notre voyage en Colombie. La présence de la guitare sèche est aussi totalement nouveau. Et d'ailleurs on fait très peu de jams acoustiques nous de manière générale. Donc pour nous ça a été une plongée dans un univers inconnu.
Komlan: Ça été quand même très difficile par rapport au groupe, car c'est un morceau qui a fait beaucoup douté les membres. Par exemple Jérémie était avec moi au début et quand il a vu que ça partait avec un accordéon et en mode guitare / chant, il a eu peur (rires). De mon côté j'y tenais énormément à ce morceau car je trouvais que ça manquait dans un album de Dub Inc, une ambiance plus acoustique, plus classique. Et les mélodies du départ tu vois, elles sont très pop, il y a quelque chose de pas du tout reggae mais je tenais à mettre quelque chose de complètement neuf sur le disque. C'est né comme ça. C'est né de cette envie. Ensuite concernant le texte, il traite du cynisme - thème que j'avais envie d'aborder depuis longtemps - qui est un mal de notre époque, quand tu vois notamment les jeunes qui sont très désabusés, qui ont du mal à croire en quelque chose, qui ont du mal à s'accrocher à des valeurs, et je les comprends aussi. Mais je voulais leur montrer quelque chose de positif, qu'on pouvait malgré tout y arriver et qu'on en est un exemple. Tu vois on a toujours cru en ce qu'on faisait, malgré notre côté hybride, malgré le fait que notre musique ne soit pas toujours reconnaissable, le fait qu'on soit en province et pas à Paris etc. On s'est jamais posé de questions, on a toujours osé et on veut dire aux gens qu'avant de se plaindre, essayons ! Même si la société nous rabâche que c'est pas possible, il y a des choses à faire. Et je te dirais clairement que le morceau qui a déclenché cette inspiration en moi c'est le morceau sur le cynisme de Keny Arkana (ndlr: "Cynisme vous a tué" de Keny Arkana, issu de son dernier album "Tout tourne autour du soleil"). Elle dit exactement ce que je ressens et ça m'a permis de me lancer dans le texte.

J'ai juste un questionnement sur la phrase de la chanson où tu chantes "Vivre simplement au premier degrés". Car ce que tu veux dire c'est qu'il faut pas se prendre la tête au final ?
Komlan: Oui voilà c'est ça. Mais c'est marrant que tu me poses cette question car dans le groupe on m'a posé la même. Ce que je veux dire c'est vivons les choses simplement et directement. Des fois il faut juste agir avec le coeur.
Zigo: Faut savoir se parler. Quand tu ressens quelque chose il faut l'exprimer directement. Parfois des gens vont prendre des chemins tordus pour dire un truc et pour éviter le conflit alors qu'il suffit de dire les choses simplement pour qu'elle soit comprise. Et sans juger du tout l'utilisation des nouveaux médias, des textos, des réseaux sociaux etc, il n'existe plus vraiment pour les nouvelles générations un contact direct. Et cela entraine beaucoup de cynisme car les sentiments tu ne les ressens pas forcément dans un texto ou dans un mail et j'ai l'impression que cela se ressent beaucoup chez les jeunes, où il y a très peu de compassion.
Komlan: Par exemple quand tu vois les phénomènes de bashing sur internet, tu te rends compte que si les gens étaient face à face ils ne se traiteraient jamais de cette manière.



« Sounds good »


Komlan: Là c'est un morceau très premier degré justement où il y n'y a pas plus à comprendre que ce qu'on chante. On y fait un parallèle entre ce qui se produit en concert et ce qui se produit en sound system. On vient pour s'amuser, faire une grosse partie et prendre du plaisir. C'est également une chanson qui permet de faire un peu d'egotrip, car c'est aussi ça le dancehall (rires). Il a une ambiance un peu dub electro même UK dub.

En parlant de morceaux festifs, que pensez-vous du phénomène Major Lazer ? Le combo est clairement là pour faire passer un bon moment aux gens et assume totalement son côté "party time".
Zigo: dans le groupe on est huit et on pourrait tous te donner des réponses différentes. Personnellement, quand j'ai entendu le morceau "Watch Out For This" avec Busy Signal, je me suis dit que c'était bien car c'est un morceau avec un artiste jamaïcain qui allait passer en radio en France. En plus sur le coup ça m'a rendu impatient d'être à l'été et d'écouter ce tune dans les sound systems et les festivals. Et on se l'est collé tout l'été !
Komlan: On a vécu six fois le final de Busy Signal sur sa tournée des festivals cet été ! Après moi je pense un peu comme Zigo. C'est tendance et réussi. Je pense que Busy a déjà fait mieux dans sa carrière mais cela a fait un bien fou au mouvement et à un artiste qui méritait d'être exposé. Et c'est pas parce qu'on est un groupe engagé qu'on n'aime pas l'entertainment, au contraire la musique c'est aussi fait pour s'amuser.



« Hurricane »


Komlan: Ce morceau on l'a vraiment travaillé comme un hip hop, avec un sample de cuivre au début, tu entends aussi les crépitements d'un vinyle au démarrage du morceau. C'est un morceau dont j'avais posé la base du texte sur une mixtape à Saint-Etienne mais au final la seule phrase que j'ai gardée de ce texte c'est « Je prends le mic je chante, chaque fois j'y mets toutes mes tripes. La colère explose puis s'apaise le temps qu'elle est dite ». Ce texte c'est un peu une catharsys. C'est un texte qui sert juste à se défouler. On a tous une part cool et une part sombre. Et j'aime le hip hop un peu sombre. Du coup dans ce morceau je parle de plein de choses mais il n'y a pas vraiment un thème que tu retrouves dans tous les couplets. C'est une succession de phrases et de phases. C'est un morceau qui est fait avant tout pour dire que voilà, on fait ça avec les trips, on fait ça parce que ça nous fait du bien. 
Zigo: Sur ce morceau j'ai vraiment cherché à reproduire ce que j'aime dans le hip hop actuel, tout ce qui est dirty south, tous les trucs qui sont faits avec la TR 808. Ce sont des musiques que j'adore et comme Aurélien aime faire toujours un morceau dancehall ou hip hop, moi du coup j'essaye de reproduire ce que j'aime en programmation. En plus là on a "triggé" la caisse claire. Cela veut dire que le signal que je joue à la caisse claire, on n'en garde pas le son acoustique, on garde simplement ce que j'ai tapé et électroniquement on en change le son. L'idée c'est de reproduire ce qu'on ferait en sample, mais en le jouant nous-même. Et il y a un bon passage dubstep dans le morceau qui est vraiment un clin d'oeil au morceau de Skrillex avec Junior Gong (ndlr: "Make It Bun Dem", fruit de la collaboration entre Damian Marley et Skrillex).
Komlan: Oui il fallait qu'on fasse un clin d'oeil à ce mouvement. C'est pas non plus complètement un morceau dubstep, c'est juste une évocation.


« Enfants des ghettos » featuring Alif Naaba et Meta Dia


Zigo: Les origines de ce morceau sont plus anciennes que la compo de l'album. La première fois qu'on a rencontré Meta c'est lors de notre premier concert à New York. Il a fait notre première partie (rires) alors qu'en fait c'est lui qui ramenait une bonne partie du public (rires). C'est vraiment une de ces belles rencontres durant lesquelles quelque chose se passe et tu n'as pas envie de rompre le lien. On l'a ensuite fait venir à Saint-Etienne pour faire notre première partie au Zénith et on l'a même fait venir sur une partie de notre tournée "Hors Contrôle", où on le backait en première partie. Alif Naba lui c'est un ami d'Hakim qui vient du Burkuna Faso.
Komlan: Aussi quand Hakim est reparti à New York en vacances il a recroisé Meta et lui a proposé le morceau. Ils sont allés enregistrés les voix de Meta dans les studios de Sidney "Predator" Mills (Steel Pulse). C'est aussi Hakim qui a proposé à Alif Naba de participer. C'est un artiste très connu au Burkina et assez aussi en Afrique de l'ouest. Au final le morceau a mis du temps à se construire mais sans forcer. Du coup quand on a commencé la compo de l'album, celui-ci était déjà fini. On a rebossé les instrumentaux et fait venir Issouf Mounkoro pour la Kora, ainsi qu'Alif Naba et Meta. On a même fait des images de toute cette rencontre en studio à Orléans.

J'en profite pour vous demander pourquoi vous avez choisi le studio Contrepoint à Orléans pour enregistrer l'album ?
Zigo: ce studio on l'a vraiment choisi au dernier moment. A la base on avait choisi un autre studio moins loin de Saint-Etienne mais justement on avait envie de s'éloigner un peu plus afin dêtre un peu en huit clos. Mais c'est pas facile de trouver un studio qui corresponde à notre fiche technique, avec un logement pour tout le monde sur place. On avait besoin, pendant un mois, de laisser tous les instruments tout le temps sur place. Car au lieu d'enregistrer chaque instrument un par un sur tous les morceaux, on a enregistré chaque instrument à son tour mais à coup de seulement deux ou trois morceaux à chaque fois, afin qu'il y ait un roulement, que ça permette aux chanteurs de se reposer, et que ça permette aussi une cohésion. En plus les gars qui tiennent ce studio, sont des jeunes qui ont du courage car à notre époque monter un studio comme ça c'est une idée un peu farfelu, compte tenu de la crise du disque et du développement des home studios.
Komlan: Et ça nous a aussi rapprochés du coup. C'est un studio qu'on conseille vraiment à tous les musiciens.


« Only love » featuring Jah Mason


Komlan: Notre tourneur des pays de l'Est, Borjan, fait tourner aussi pas mal de jamaïcains dans le monde. A la suite de notre tournée en Europe de l'Est pendant l'été 2012, avant la compo, ils nous a contactés en nous disant qu'il avait trois jours off en France avec Jah Mason et on s'est dit qu'on pouvait se rencontrer et faire un truc ensemble. Pour le coup, et c'est assez rare qu'on travaille comme ça, on est parti de rien pour ce morceau, tout juste une base basse batterie. Et tout s'est fait sur place dans notre studio à Saint-Etienne. Juste avant qu'il arrive, on a commencé à bosser sur le riddim, Hakim commençait à trouver une ligne de chant, on commençait à bosser sur le thème entre chanteurs.
Zigo: De mon côté j'avais déjà bossé avec Jah Mason. Et on s'était dit que si on faisait un truc avec lui, on le mettrait dans nos conditions de compo, comme ce qu'on te racontait avec Skarra Mucci sur "They Want". Or là on savait d'avance que Jah Mason n'a pas du tout cette façon de travailler. Jah Mason normalement quand il arrive en studio, on fait tourner le riddim, il chante pendant deux heures phrases par phrases et au final le morceau est un assemblage habile de tout ça par le producteur. On adore tous Jah Mason vraiment chez Dub Inc mais on voulait vraiment le plonger dans nos conditions de travail. On voulait donc le mettre dans une pièce avec les chanteurs pendant que nous les musiciens on bossait le riddim. Ensuite on lui a demandé d'enregistrer une première fois. Le lendemain, nous, on a réadapté le riddim en fonction des chanteurs; et eux sont revenus de nouveau pour poser leurs voix. Jah Mason ne comprenait pas cette façon de travailler. Il y a des moments où on sentait qu'il se demandait pourquoi il devait rechanter. C'était loin d'être de la paresse, mais c'était juste déroutant pour lui de bosser comme ça. Finalement, on est super content de l'avoir poussé à faire ça car la construction du morceau est vraiment solide.
Komlan: Tu le sens sur la chanson. Dans le refrain il chante, puis il double Hakim, et on se répond. On est loin du featuring où le Jamaïcain arrive, il pose ses seize mesures et il se barre. Et même lui à la fin il l'a admis, il n'arrêtait pas de dire que c'était une "hit tune". C'était une belle rencontre.




« Dub contrôle »


Komlan: Ce morceau on l'entend déjà dans le film "Rude Boy Story". C'est un morceau qu'on avait composé et enregistré pour "Hors Contrôle" mais qu'on n'avait pas inclus dans l'album car on avait déjà quinze morceaux. On l'avait donc gardé.
Zigo: A la base, pour l'album "Paradise" on avait prévu douze morceaux, jusqu'à "Only Love", et on n'avait pas prévu d'y insérer "Dub Contrôle". C'est en regardant l'album dans sa globalité qu'on s'est dit que ce serait bien qu'il y ait un dub. En plus, du fait qu'il soit dans le film par petits extraits, c'était dommage de pas le sortir en entier. Et tu sais, bon il y a la technique du dub où tu reprends un morceau et tu y ajoutes tes effets. Nous on a composé le dub aussi depuis zéro.
Komlan: En plus il y a pas mal de gens qui après avoir vu le film nous demandaient quel était ce dub qu'on entendait au moment où on nous voit à New York et réclamaient sa sortie. Du coup quand on a voulu mettre une ambiance dub pour équilibrer le disque, on a naturellement pensé à celui-ci. Pour le coup c'est donc le seul titre de l'album qu'on n'a pas ré-enregistré en studio pour "Paradise".



Cet été vous avez fait une tournée internationale.  On vous a vus notamment en France, sur de gros festivals et vous avez joué les trois premiers morceaux de l'album qui ont été très bien accueillis. Est-ce qu'à l'étranger vous vous êtes permis de déjà jouer d'autres morceaux du nouvel album ?
Komlan: Non non. On définit un set précis et on ne l'adapte jamais selon qu'on est à l'étranger ou pas. A un moment on se posait la question de savoir s'il fallait qu'on chante plus les morceaux en anglais parce qu'on est à l'étranger mais finalement on n'a jamais fait de calculs comme ça car faut être soi-même. Où que tu sois, si tu es toi-même ça marche.

Est-ce qu'il y a un morceau en particulier du nouvel album que vous avez hâte de jouer en live ?
Komlan: J'ai hâte de voir l'effet du morceau "Il faut qu'on ose". Ça va être un petit challenge.
Zigo: Moi j'ai hâte aussi d'avoir l'occasion de jouer avec Skarra car au niveau de l'énergie ça va être fatal.
Komlan: "Chaque nouvelle page" aussi, car quand les gens auront compris le texte ça peut être un beau moment ensemble.

Quels souvenirs vous ont marqués pendant le processus de création ou d'enregistrement ?
Komlan: Comme le dit très bien Hakim dans la bande-annonce, le studio pour les premiers disques c'était plus un défi et une épreuve car on était plus un groupe de scène. Avec "Hors Contrôle" c'était déjà plus de plaisir et là on a acquis encore plus d'expériences et de techniques et plus de maturité, du coup on s'est vraiment fait plaisir sur tout l'album.
Zigo: Le séjour dans un chalet au milieu de nulle part dans la montagne pour la compo, c'était super.
Komlan: oui c'est vrai car se retrouver tous ensemble comme ça sans nos familles, ce qui n'est pas facile non plus, ça permet de vraiment se rapprocher et de bien travailler. Des fois on n'arrive pas à s'entendre aussi mais bon maintenant on a l'habitude, on sait régler les divergences. On s'embrouille jamais jusqu'au point de s'engueuler.
Zigo: Après moi ce que je vis mal à chaque album c'est le fait de ne pas réussir à prendre du recul. C'est une sorte de stress très dur à gérer. Car pour nous, c'est pas anodin un album. On y met toutes nos tripes et on mise tout. C'est comme un tatouage, tu poses un truc définitif. Tu peux pas revenir en arrière. Ça va être une délivrance sa sortie.


 

publicité
commentaires
le 14/10/13 par boris
C'est fait exprès la pub pour le concours de gardien de la paix juste au dessus d'une autre pour accessoires de fumeurs?...

2.1/5 (30 votes)

  • Currently 4.00/5
4.0/5 Evaluation Reggae.fr
Dub Inc

On avait laissé les Dub inc. au sommet avec l’album « Hors Contrôle », Victoire ...
30/09/13 - Reggae français

Dub Inc & Mellow Mood - Justice

Dub Inc et Mellow Mood signent une belle rencontre franco-italienne avec le clip de ...
02/01/17 - Clip

Dub Inc - Live @ No Logo 2016

La tournée des Dub Inc fait actuellement un carton en France. Le groupe stéphanois ...
24/11/16 - Reportage

Reggae Radio