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I Woks Sound - Interview sans frontières I Woks Sound - Interview sans frontières
14/05/14 - Auteur(s) : LN

I Woks Sound vient de sortir son nouvel album "Sans Frontières". Ce duo de chanteurs, Sk93 et Jahrald, venus des Alpes, se racontent sur reggae.fr :

Reggae.fr : Votre dernier album "Histoire de Dire" est sorti il y a quatre ans. Depuis vous avez été très actifs avec plusieurs tournées et quelques singles, qu'est-ce que ces quatre années vous ont apporté?
I Woks Sound: Nous avons pris notre temps, nous avions besoin d’encore plus d’expérience pour nous lancer dans un projet solide. Ça nous a permis de crédibiliser notre démarche et également d’élargir notre réseau, big up à tous les artistes rencontrés sur la route et à tous les organisateurs !

Combien de temps avez-vous passé sur la réalisation de "Sans Frontières" ?
Un an environ, des premiers textes validés jusqu’à la fin du mastering.

C’est à nouveau un album 100 % autoproduit, est-ce un choix ?
Oui, l’auto production est une volonté de notre part d’avoir la liberté d’avancer à notre rythme même si aujourd’hui ça pourrait être un plus pour nous et notre « carrière » d'être soutenus par un label.

"Sans Frontières" est un titre qui illustre bien l'album, tant au niveau des sonorités que des paroles, mais pouvez-vous nous donner votre explication du choix de ce titre ?
Comme tu l’as très bien souligné, les sonorités et les rythmes sont très variés. Nous avons également fait attention à être différents dans les styles d’écriture et à multiplier les collaborations. Nous ne voulions pas nous mettre de barrières et piocher chez les uns et les autres ce qui nous plaisait.
Pour les lyrics, effectivement ils sont très variés sur le fond mais également sur la forme avec par exemple un refrain en anglais et des passages en espagnol. Et puis ce titre illustre parfaitement la volonté que notre son et nos messages se propagent « sans frontières » au plus large public !



Comment travaillez-vous tous les deux ? Est-ce que vous écrivez ensemble ou séparément ?
Pour cet album, nous nous sommes attachés à tout décider à deux. Nous avons fait en sorte d’avancer ensemble en mettant nos idées en commun. Sinon, suivant les envies et les motivations de chacun, il nous arrive très fréquemment d’écrire chacun de notre côté.

Au niveau des riddims, comment la composition des musiques a t-elle été réalisée ?
Pour la plupart des morceaux, nous recevions des « pré-prod » venant de différents producteurs. Nous en avons retenu certaines et elles ont bien évidement évolué au fur et à mesure de l’avancement des textes.

Pouvez-vous nous parler de vos collaborations avec les producteurs qui figurent sur cet album (Tony BAKK, ManuDigital, Digital Cut etc) ?
Toutes ces collaborations ont leurs petites histoires… C’était très important pour nous d’avoir des affinités avec chacun pour travailler efficacement. On connaît Tony Bakk depuis longtemps via le groupe Datune. C’est lui qui s’est investi le plus dans cet album et a tout de suite été motivé par le projet.
Pour le Digital Cut, on a partagé plusieurs fois la scène avec eux, c’est légitime pour nous de les retrouver sur ce nouvel album.
Manudigital, on l’a rencontré sur Paris alors qu’on était en pleine réflexion sur l’album. On aime bien son style caractéristique. Il a apporté sa touche personnelle à cet album, c’est vraiment ce que nous voulions. Et Kibaye est un ami qui habite près de chez nous avec qui nous avons partagé énormément de délires musicaux.




L'album est très varié et représente une belle palette de tout ce qui peut se faire en reggae ragga hip hop (en passant par l'electro/dubstep et une ambiance latino), c’était voulu dès le départ ?
Oui, c’était un souhait dès le départ. Nos influences sont variées, on a donc naturellement voulu retrouver cette variété dans le choix des sonorités et des ambiances.

Par exemple, pouvez-vous nous parler du riddim de "Passe-Temps" ? et de celui de " Deux Époques", qui sont très différents ?
« Passe-Temps » est né au studio HDB production avec Kibaye. Nous avons participé à la création de cette instru avec l’idée de composer un morceau évolutif allant du reggae vers la drum’n’bass en passant par le dubstep. L’accélération progressive du tempo nous a inspirés le thème du temps qui passe…
L’instru de « Deux Époques » est signée Manudigital, qui apporte ici sa touche personnelle.

D’ailleurs, de quoi parle le titre « Deux Époques » ?
Le titre « Deux Époques » compare les moyens d’accéder aux besoins primaires de l’homme (se nourrir, se loger, s’habiller…) à deux époques bien différentes (L’Antiquité et nos jours). Cette comparaison permet de mettre en évidence la société de surconsommation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui.

"La Propagande de la peur" a un écho particulier en ce moment, au lendemain d'élections municipales et dans une ambiance où la haine a l'air de se banaliser... Est-ce qu'on peut parler de ce titre ?
L’instru nous a donné envie d’écrire un morceau un peu plus « sombre » que les autres. Les thèmes du nouvel ordre mondial, du contrôle des médias et de l’opinion public collent bien à l’ambiance musicale. C’est un thème d’actualité qui nous touche tous les jours et qui ne cesse de se développer. Nous critiquons donc fortement ces nouvelles méthodes de contrôle du peuple et des idées.



Avez-vous voyagé dans tout ou partie des pays traversés lyricalement dans le morceau "Autour du monde" et ou dans le ou lesquels souhaiteriez-vous aller en priorité ? Qu'avez-vous voulu exprimer avec ce titre ?
Les « Sugar Lady » sont des connaissances du lycée. Nous avions depuis longtemps envie de partager un projet avec eux, chose faite sur cet album. Le coté acoustique apporté par ce groupe nous a tout de suite aiguillés vers le thème des voyages. On a cité en priorité les pays dans lesquels nous sommes allés. Pour les quelques autres destinations, on souhaitait varier les paysages et les cultures afin d’avoir un panel représentatif de notre planète Terre. Le message, c’est les rencontres entre civilisations, l’enrichissement des voyages, l’évasion…

Ne faites-vous pas partie de la "génération numérique" que vous évoquez dans ce morceau et comment utilisez-vous internet ? N'est-il pas indispensable de nos jours pour des musiciens indépendants justement ?
Bien sûr que nous faisons partie de cette génération numérique ! Ce sont des outils très utiles et des moyens de communication formidables.  Le morceau « Génération Numérique » est composé de trois parties : un constat général sur ce phénomène, puis son impact sur l’individu et les relations humaines, et le 3ème couplet met en avant l’aide précieuse de ces outils pour développer et propager un projet artistique. Nous sommes d’ailleurs en train de préparer un clip pour cette chanson… À suivre…

Le titre "Francophone" est fort, avec la participation de nombreux artistes prestigieux du reggae hexagonal. Comment avez-vous réalisé ce morceau ? Et que pensez-vous des chanteurs français que chantent en anglais, dont Mardjenal fait aussi partie ?
Respect aux chanteurs qui font le choix de s’exprimer en anglais…
L’idée du morceau Francophone nous est venue en lisant un article sur le phénomène « Reggae French Touch » sur les artistes français qui chantent en anglais. Nous voulions prendre le contre-pied de celui-ci en invitant sur un morceau collectif des artistes francophones rencontrés sur la route. Nous avons passé artistiquement et humainement des moments forts avec chacun. Nous avions envie de partager cette vibe avec eux.
Pour l’enregistrement, nous avons fait une première session sur St Etienne avec les Datune, Kromi et Kibaye. Pour les autres, les enregistrements se sont fait à distance, faute de temps…

Vous chantez en espagnol sur le festif et puissant "Asy so yo". Expliquez-nous ce que vous avez voulu exprimer avec ce morceau et le choix de la langue ? A ce propos, si je vous dis qu'on ressent quelques influences type Keny Arkana ou Manu Ciao, que répondez-vous ?
Keny Arkana et Manu Chao sont deux artistes que nous suivons et que nous admirons, donc ta remarque nous fait plaisir !
Pour le morceau, c’est clairement le riddim de Tony Bakk qui nous a incités à chanter en espagnol. Dès les premières écoutes, l’idée du refrain nous est venue spontanément. Le thème des révolutions est arrivé par la suite. Ça nous a immédiatement plongés dans le milieu sud américain qui colle bien à l’ambiance de l’instru.



De manière générale, quelles sont vos premières influences et inspirations ?
Le rap, le reggae roots, le new roots, et la chanson française. Gladiators, Burning Spear, Sizzla, Capleton, Alborosie, Damian Marley, NTM, Raggasonic, Dub Inc pour ne citer qu’eux…

Suivez-vous l'actualité musicale jamaïcaine et qu'écoutez-vous en ce moment comme son ?
Nous suivons de loin l’actualité jamaïcaine. Sinon, on a beaucoup écouté le dernier Alborosie et Gentleman.

Quel est votre meilleur souvenir durant le processus de création ou d'enregistrement de l'album ?
Le début de l’enregistrement dans les Landes où Tony nous a rejoints pour commencer les prises de voix.

Et le pire ?
Toutes les décisions concernant la partie graphique de l’album. Vraiment pas facile de se mettre d’accord sur une police, sur une couleur de fond et donc sur l’aspect général du projet !

Vous avez enregistré l'album à Saint-Etienne, pas très loin des Alpes d'où vous êtes originaires. La région Rhône-Alpes et Saint-Etienne en particulier a vu naître une scène reggae très active depuis de nombreuses années et il semble qu'une certaine solidarité existe entre les activistes du mouvement reggae dans ce coin là. Est-ce que vous le ressentez et de quelle façon ?
On a tout de suite été bien accueilli sur Saint-Etienne. C’est incroyable l’atmosphère qui règne dans cette ville ! Ça respire la diversité. Tous les groupes s’entraident et se tirent mutuellement vers le haut ce qui permet de faire avancer le mouvement. La province s’organise !!!

Du coup, on peut parler de la collaboration avec Jah Gaïa ? Comment ça s'est passé ?
On partage depuis longtemps la scène avec ce groupe. On a même monté des coproductions pour organiser des tournées nationales où leurs musiciens nous backaient. Il était indispensable pour nous qu’ils se retrouvent sur cet album. 4 chanteurs pour les 4 éléments, on trouvait le thème plutôt original. Chacun a traité personnellement son couplet et on se retrouve sur le refrain. Merci à tous les zicos de Jah Gaia pour le riddim.

S'il n'y avait pas la musique dans vos vies, que feriez-vous ?
La musique nous prend beaucoup de temps mais on garde encore tous les deux une activité professionnelle, au service évènements-animations dans un office du tourisme.

Quelles sont vos perspectives et que peut-on vous souhaiter pour ces prochains mois ?
Nous avons envie de franchir un cap avec ce nouvel album. Tu peux nous souhaiter une tournée bien chargée où nous allons défendre fièrement ces nouveaux titres en live band !  Nous espérons que ce nouvel opus sera bien reçu par notre public et souhaitons bien évidement séduire de nouvelles personnes.

Un dernier mot pour les lecteurs de reggae.fr...
« On compte sur vos soutiens, sur vos messages quotidiens ! »

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