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Dub Akom, Massilia to Jamaica Dub Akom, Massilia to Jamaica
27/05/14 - Auteur(s) : LN

Si je vous dis Dub Akom, vous pensez forcément aux derniers concerts live de Jah Mason, Lutan Fyah, Mr Vegas, Konshens, Popcaan, Jah Cure, Etana, Gyptian ou encore Turbulence auquels vous avez pu assister … et la liste est à vrai dire encore plus longue ! Dub Akom est en effet un des backing bands français les plus renommés. Fondé en 2002 par David et Faby (batteur et bassiste), autour desquels se sont joins Claude (clavier), Titi (guitare), Stef (clavier) et Laurent (ingé son), ce crew de marseillais a su montrer au fil des années qu'il était capable de travailler avec des artistes de tous horizons, aussi bien roots que dancehall. Mais Dub Akom n'est pas qu'un backing band, le groupe a aussi crée en 2007 son propre label Akom Records, et nous offre régulièrement des séries de qualité sur lesquels posent des artistes prestigieux. On pense notamment aux « Vitamin Riddim »,  « Highlight Riddim », « Bonafide Riddim », « Full Swing Riddim », « Heartwarming Riddim »...
Aujourd'hui 27 mai, Akom Records sort un nouveau riddim : le Way Back Riddim, un riddim bien nommé pour une pure instru à l'ancienne, avec des artistes tel que Konshens, Johnny Osbourne, Turbulence, Pressure, Jah Mason, Million Stylez & Lutan Fyah etc…

Entretien :

Reggae.fr : Vous sortez aujourd'hui le Way Back Riddim. Pouvez-vous nous le décrire un peu.
David : On avait envie de faire riddim qui sonnait à l'ancienne, dans le delire Roots Radics 80’s ; On peut y retrouver des artistes avec lesquels nous travaillons habituellement comme Jah Mason, Pressure ou Lorenzo. Million Stylez & Lutan Fyah aussi, qui ont enregistré un gros titre conscient "Revelation Time". Konshens est là avec une love song et Turbulence avec une grosse Ganja tune! Le gros coup de coeur pour nous sur ce riddim c'est Lukie D qui à vraiment enregistré un énorme titre "Calling". Et puis en plus on a eu la chance de pouvoir travailler avec la légende Johnny Osbourne... On peut aussi retrouver Jahnett Tafari un nouveau talent d'Afrique du Sud, Jah Marnyah un big artiste UK pas assez reconnu. Enfin Jah Torius et Di Ras qui sont deux brillantes découvertes from Jamaica.





Vous avez récemment fait une belle tournée européenne avec Lutan Fyah et Jah Mason. Comment s'est-elle passée ?
David : Eh ben ça c'est très bien passé, comme d'habitude avec Lutan et Mason. C'est deux artistes qu'on connaît très bien et avec qui on est toujours très contents de travailler.
Faby :  Il y a un bon feeling entre nous, ils font vraiment partie de notre famille et l'histoire du backing band a commencé un peu avec Jah Mason.

Justement, racontez-nous un peu les débuts de Dub Akom.
Faby : La première date avec Jah Mason c'était en 2009 je crois.
David : Mais le groupe existe depuis 2002. On n'a jamais vraiment eu de chanteur à nous, mais on avait différents projets avec divers artistes de chez nous, Marseille. Puis c'est un peu tombé à l'eau et nous nous sommes orientés vers d’autres artistes étrangers comme Murray Man, Lorenzo ou Anthony John.
Faby : En fait, au départ, Dub Akom c'était un groupe de dub. On n'avait pas de chanteur, on faisait uniquement du son instrumental avec des effets, des samples et tout ça. Puis on a eu envie d'intégrer des chanteurs sur nos riddims et c'est ce qui nous a poussés à nous orienter vers l'activité de backing band.



Comment se porte le reggae à Marseille ?
David : C'est dur. Ça n'explose plus autant qu'il y a dix ans. Les groupes locaux ont du mal à se produire en dehors de Marseille ; et l'inverse est vrai aussi. On peut prendre pour exemple notre tournée avec Jah Mason et Lutan Fyah justement : on est passés à Montpellier, Avignon et Toulon dans le sud, mais rien à Marseille. D'ailleurs, on ne joue quasiment jamais à Marseille. En tout cas, on n'a jamais eu l'occasion de faire une scène à la hauteur des artistes avec lesquels on travaille. On a fait quelques premières parties avec Anthony John et Lyricson, mais rien de plus. C'est assez navrant.

Vous avez pas mal évolué dans vos relations et vous êtes amenés à travailler avec des artistes de plus en plus médiatisés, notamment en dancehall. Est-ce que vous sentez des différences entre ces artistes ?
David : C'est vrai qu'on aime bien aussi le dancehall. On a eu l'opportunité de travailler avec des artistes  comme Mr Vegas, grande figure du dancehall ainsi que Konshens donc pour nous c'était génial. On a aussi joué avec Popcaan et RDX. C'est sûr qu'on n'a pas les mêmes relations avec ces artistes-là qu'avec la génération new roots.
Steph : Tous ces artistes dancehall gèrent beaucoup mieux leur business.
Faby : C'est vrai que les jeunes sont plus concentrés là-dessus. Et même Mr Vegas qui est là depuis longtemps, gère très bien son business.



Et Dub Akom ce n'est pas juste un backing band. Vous avez aussi un label sur lequel vous sortez vos propres séries, dont le nouveau Way Back Riddim justement...
David : Oui on a sorti différents riddims sur notre label « Akom Records » au fil des ans. Le « Bonafide », le « Full Swing », le « Vitamin », le « Highlight » le « Heartwarming ». On a monté ce label en 2007. On avait envie d'entendre des Jamaïcains sur nos propres riddims. On a commencé avec Jah Mason et de liens en liens, de relations en relations, on a avancé.



Est-ce que vous comptez le presser en vinyle et est-ce que vous vous en sortez financièrement avec ces séries ?
David : Le vinyle on avait arrêté car c'est vraiment dur. Il y a vraiment très peu de gens qui en achètent et si tu n'es pas un gros label avec une bonne visibilité, c'est vraiment difficile de rentabiliser. Après, je ne vais pas dire qu'on s'en sort super bien non plus avec nos CDs et nos téléchargements. Mais on se débrouille. C'est vrai qu'on a de bonnes relations avec les artistes qui nous permettent de faire des échanges sans forcément passer par des grosses sommes d'argent. C’est ce qui nous permet de continuer à produire. Et là pour le nouveau Way Back Riddim, on a décidé de le sortir en version vinyle, mais ce sera dans un deuxième temps, avec des titres inédits.

Quels ont été les moments les plus marquants du backing band jusqu'à aujourd'hui ?
David : Les moments les plus marquants c'est souvent les voyages. On est partis quatre jours à l'Île Maurice avec Etana grâce à Talowa Productions. C'était un super accueil. On est allé aussi au Kenya avec Jah Cure et Etana.
Steph : On a partagé tellement de choses avec les artistes que c'est dur de garder des moments précis, mais moi j'ai beaucoup aimé travailler avec Mr Vegas, car c'est vraiment un chef d'orchestre. Il sait ce qu'il veut et il nous a beaucoup drivés. J'ai trouvé ça intéressant. Je me souviens aussi de la première fois où on a joué avec Etana où musicalement, il s'était vraiment passé quelque chose.
David : Il y a eu aussi la surprise Gyptian au Garance Reggae Festival en 2011. En fait, on est arrivés la veille pour jouer avec Pressure, Protoje et Lutan Fyah. Et à minuit, on nous dit que le groupe de Gyptian n'est pas là et on nous propose de le remplacer pour le lendemain. On a eu la liste des riddims à 4H du matin et on a dû les chercher sur internet pour les avoir. Il y en a même qu'on a dû acheter sur iTunes parce qu'on les trouvait pas sur le net. C'était fou, mais c'était une super expérience. Du coup, on a joué avec quatre artistes différents le même jour !
Faby : Et il faut dire que le même soir, on nous a appelés pour jouer à Londres le surlendemain. Un quart d'heure après l'annonce de Gyptian, on nous appelle pour nous dire qu'Etana avait fait une répét' avec un groupe là-bas, mais que ça ne le faisait pas. Elle a demandé à ce qu'on vienne et du coup, on est parti après le show de Gyptian à Wembley. On a dormi quatre heures en deux nuits !



Quel est le riddim que vous préférez jouer ?
Faby : Pas évident à choisir entre les standards reggae indémodables et les riddims new roots ou dancehall d'aujourd'hui, il y a quand même beaucoup de morceaux qui font plaisir à interpréter !
David : C'est trop dur. Il y en a tellement. Moi j'aime beaucoup jouer du dancehall et j'avoue que le « Tamale » de Mr Vegas, ça faisait plaisir à jouer !

Quelle est la pire galère que vous ayez rencontrée ?
Faby : Il y a eu la coupure d’électricité au Summerjam avec Jah Mason. C'était la fin du concert, le dernier morceau. Mason chantait « My Princess Gone ». Il entame le refrain et il tend le micro au public pour qu'il chante et là, plus de son. On ne comprenait même pas ce qu'il se passait. On s'est retrouvés un peu désemparés et le temps que l'électricien arrange la panne, il fallait dégager la scène pour l'artiste suivant. Une fin de concert ratée !
David : On a eu une belle galère d'avion aussi pour aller au festival Couleur Café en Belgique. On jouait avec Jah Mason encore une fois et on avait pris nos guitares en bagage à main. On est tombé sur une femme pas très sympa qui n'a jamais voulu nous laisser passer avec nos instruments alors qu'on avait toujours fonctionné comme ça et qu’on n’avait jamais eu de problème. Donc on a dû acheter un autre billet avec une autre compagnie. Le pire c'est qu'on avait pris exactement le même vol une semaine avant et que tout s'était bien passé.



Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter ?
David : De continuer à faire pleins de concerts avec pleins d’artistes, de continuer à produire des riddims ou albums, de voyager, de faire de nouvelles connexions.

Big Up Dub Akom !

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