Rototom Sunsplash
16/08/18 au 22/08/18
Reggae Sun Ska
03/08/18 au 05/08/18
Bagnols Reggae Festival
26/07/18 au 28/07/18
Reggae Session Festival
20/07/18 au 22/07/18
Village Rasta
20/07/18 au 22/07/18
Baco Records Festival
27/10/18 - Paris
ERVA Festival
06/07/18 - Annyeron
Ziggy Marley
30/06/18 - Paris

Dub Station FEstival

Ziggy Marley

ERVA

Bagnols Reggae Festival

RSS

Reggae Session

Pyrene Festival

Rototom Sunsplash

Max Livio - Interview Max Livio - Interview
04/07/14 - Auteur(s) : Franck Blanquin

La plume affutée le verbe juste, Max Livio fait partie de la nouvelle génération de chanteurs reggae français. Élevé au hip hop,  il a su garder l’amour pour les beaux lyrics, élément majeur de ce style musical, pour l’appliquer au reggae. Dans la lignée du talentueux Brahim mais aussi dans la tradition de la scène française (Nuttea, Yaniss Odua, Pierpoljak ), il vient de sortir son nouvel album,  “La voix est libre“. Esthétique et bien construit, celui-ci fait du bien dans la paysage du reggae hexagonal. Il a toutes les armes pour séduire un public large allant du passionné au néophyte. Nous l’avons rencontré au cours d’une session photo à travers Paris. Comme il le dit “la nuit se souviendra de nous…..“

Reggae.fr: Peux-tu revenir sur le début de ta carrière ?
Max Livio: Mes premières expériences musicales en groupe, je les ai eues avec le hip hop lors de mes années lycée. Je pratique le chant depuis l’enfance mais c’est tardivement que j’ai eu le courage de m’exprimer sur scène, le hip hop était une façon pour moi de véhiculer mes idées sans forcement chanter. Vers 2006 le reggae est devenu le centre de mon univers musical, j’ai donc fait partie d’un groupe et écumé les scènes régionales. Cette musique est empreint de mysticisme et provoque une forme d’apaisement à son auditoire, et j’aime beaucoup ça. J’ai sorti mon premier album “Mon Manifeste“ en 2010. Il s’agissait pour moi d’une carte de visite afin de pouvoir toucher un plus large public, les programmateurs, des tourneurs… Il était autoproduit. Ensuite est sorti “Sur les Bancs de l’école “ en 2012. Sur celui-ci j’ai eu la chance de m’entourer de musiciens qui se sont imprégnés de mon univers.



Peux tu nous expliquer comment est né ton nouvel album ?
J’ai commencé à l’écrire sur un coup de tête en juillet 2012, car je me suis fait une rupture du talon d’Achille et du coup étant bloqué chez moi j’en ai profité pour me lancer.  J’ai entamé la phase d’écriture en ayant en tête une critique lue à propos de l’album précèdent dans laquelle on me classait "artiste crossover". Ça m’est resté à l’esprit lors de la création de cet album.  Je me suis dit que la solution n’était pas dans la diversité mais dans la cohérence, j’ai donc cherché pour celui-ci des basses plus lourdes, des musiques plus abouties, et quelque part aussi à être plus clair dans ma vision de la vie. Je lutte contre mon éclectisme compulsif… (rires). Au niveau des prods,  J’ai travaillé avec les T’N’T,  Kubix, Zigo et Moritz de Dub Inc, Coco roots, Rise and Shine Band …



Le fait que tu aies travaillé avec plusieurs équipes de musiciens n’as pas du t’aider à mettre de la cohérence dans cet album.
Je me suis rapproché des artistes qui ont travaillé sur cet album en fonction de leur couleur musicale, donc j’ai orienté par mes choix la teinte de l’album et trouvé sa cohérence.  Je pense que le reggae est régi par des codes de plusieurs époques et qu’il est bon de revisiter un son roots des années 60 ou de passer à un son plus moderne dans un style dancehall sans que cela joue sur la cohérence de l’ensemble.



Comment travailles-tu tes textes ?
Je peux être inspiré avant de recevoir les sons ou après un riddim, mais pour cet album, comme j’ai été très exigeant sur la musique que je voulais j’ai travaillé mes textes en fonction des prods reçues.



Peux-tu nous parler de Fabwize qui a mixé cet album ?
C’est une belle rencontre, c’est une personne passionnée et passionnante. Il a su aller chercher ce que j’attendais pour cet album, comme par exemple garder une fraîcheur live à l’ensemble. Il a su aussi y mettre de la profondeur et de la chaleur par ses mixs. Il a été un fidèle conseillé tout au long de l’album et il m’a fait profiter de l'expérience qu’il a acquise auprès des grands musiciens jamaïcains.



Ta plume est particulière, tu sais aborder des sujets dont on parle peu dans le reggae comme l’euthanasie sur l’album précédent. Comment choisis- tu  les thèmes  de tes chansons ?
Je suis un inconditionnel des documentaires. J’en regarde beaucoup sur internet, j’aime me nourrir de cela pour le retranscrire dans mes chansons. Sans me prendre pour un prophète j’essaie tout simplement de pointer certains dysfonctionnements, mais je veux avant tout conserver la musicalité. Je souhaite juste transmettre une émotion musicale mais si il y a un message en plus derrière c’est encore mieux. Je ne me refuse aucune barrière dans mes textes, tant que je reste intègre et en accord avec ce que je suis. Le hip hop m’a aussi beaucoup influencé dans ma manière d’écrire.



Le morceau “Pour le meilleur et le pire“ semble être un titre un peu plus personnel,. On y ressent une certaine souffrance dans ton rapport avec la musique. Peux-tu nous en dire plus ?
Ce titre est une ode à la musique, faire de la musique pour moi c’est un challenge, j’ai dû bosser pendant dix ans avant de pouvoir me lancer. Il est arrivé un moment où je me suis dit qu’il y a vivre sa vie ou rêver celle-ci… Être musicien c’est dur il faut faire des sacrifices, des choix, mais c’est une aventure humaine que je vis au jour le jour et avec passion et délectation, j’aime les rencontres, les expériences…. J’ai décidé de me consacrer entièrement à la musique, je ferai les autres choses plus tard.



Tu as des origines antillaises, à quel niveau influencent-elles ta musique ?
Je suis métis antillais, ma maman est blanche et est née à Paris et mon papa est de Point-à-Pitre. Je suis le fruit d’une double culture et forcément la musique caribéenne m’a influencé au sens large, de la biguine au zouk…. Les Antilles sont un bout de moi même si je n'y vais pas régulièrement. Dans le morceau "Caribbean" je rends hommage avec Kimy Claire aux Antilles et à la Caraïbe en général.

Justement, peux-tu nous parler des artistes qui sont en featuring sur ton album ?
J’ai voulu pour celui-ci moins de featurings que sur le premier album, même si je ne les regrette pas. Sur "La Voix est libre", j’en ai trois. Il y a Natty Jean de Danakil, Lidiop que j’ai rencontré sur la route un soir de première partie de Meta Dia, et Kimy Claire, sur le morceau "Caribbean" que je joue en live depuis longtemps et dont j’avais un interlude sur l’album “Les Bancs de l’école“.



A part la présence du titre "Louez Jah", sur lequel tu abordes le thème de la foi, tu restes assez discret sur ce sujet, ce qui est rare dans le reggae…
Cette chanson est singulière car je ne l'ai pas composée, c’est Remma Shwarz qui l’a écrite. Il m’a proposé ce texte, et j’ai trouvé que c'était un beau miroir de ce que je pense intérieurement. Pour moi la foi reste une chose personnelle, j’aurais pu appeler cette chanson "Louez Allah" ou "Louez Dieu", mais je trouvais qu’il s’agissait d’un bon clin d’œil au rastafarisme, sans tomber dans un cliché.



Comment vois-tu le reggae francophone actuellement, ne manque t-on pas de hits pour s’exposer sur le devant de la scène musicale ?
Même si on vend peu d’albums on retrouve une grande ferveur du public pour le live, les concerts rencontrent beaucoup de succès. Cependant, peu d’artistes dans le reggae ont une popularité auprès du grand public. Il est difficile de composer du reggae en cherchant à faire un hit et il faut aussi faire attention à ne pas tomber dans les clichés or je constate que les derniers grands hits sont des ganja tunes. Le reggae est une musique fédératrice par nature, mais il est difficile de penser un titre en terme de radiodiffusion. Mais en concert je m’aperçois que je touche un public large, j’essaye d’avoir une ouverture d’esprit afin de m’adresser à tout le monde quand je chante.



Quels sont tes projets pour 2014 ?
Je continue mes dates, j’ai déjà fait beaucoup de concerts depuis janvier. La sortie de l’album le 22 mai m’a permis de continuer à en avoir plus. Je viens de trouver un tourneur qui se nomme 106 DB Productions, ce qui va me donner un peu d’oxygène car jusqu’ici je gérais tout seul et j’étais en flux tendu.
Je prépare aussi un projet avec les T’N’T  pour la fin 2014 si tout se passe bien, il s’agit de revisiter certains de mes titres de manière acoustique. Et puis je continue inlassablement de composer et d’enregistrer en studio car l’inspiration va et vient et il faut l’attiser.

publicité
commentaires
... aucun commentaire ...

2.4/5 (31 votes)

  • Currently 4.00/5
4.0/5 Evaluation Reggae.fr
Max Livio

La passion pour la musique, et surtout l’écriture de Max Livio a débuté ...
03/07/14 - Reggae français

Reggae.fr Unplugged avec Max Livio

Max Livio nous offre son titre Pour le meilleur et le pire en acoustique. ...
06/10/15 - Reportage

Reggae Radio