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Tarrus Riley - Interview Tarrus Riley - Interview
29/10/14 - Auteur(s) : Ju Lion ; Photos : O2 Carpentier ; Roshanak Rafat

Tarrus Riley était en tournée au début du mois d'octobre dans le cadre du "Love Situation Tour", du nom de son excellent dernier album. Rencontre avec le talentueux jamaïcain.

Reggae.fr : Ton dernier album s'appelle « Love Situation ». Peux-tu nous en parler ? Tarrus Riley: Mon dernier album rend hommage aux racines de notre musique avant le reggae, c'est-à-dire le rocksteady. C'est ce que je voulais offrir aux gens, un album rocksteady avec du roots profond et de belles chansons d'amour. Je l'ai appelé « Love Situation ». On a besoin de l'amour quelles que soient les circonstances, car avec l'amour tout peut arriver.



L'amour a toujours été très présent dans ta musique...
Yeah man. Si tu ne connais pas Jah tu ne connais pas l'amour et si tu ne connais pas l'amour, tu ne connais pas Jah. L'amour est très important, il est universel. La musique représente l'amour, elle rassemble les gens. C'est ce qui m'intéresse. Je crois vraiment en l'amour. J'aime ça. 



Pourtant ton nom vient d'une arme...

Non, mon nom ne vient pas d'une arme. Mon nom vient de ma mère. Mais c'est vrai qu'il y a un flingue qui s'appelle Taurus. Il y a aussi un signe du zodiaque, mais ça ne s'écrit pas pareil. Mon nom a trois significations vous voyez. C'est pour ça que j'ai écrit la chanson « Living The Life Of A Gun », car les gens croyaient que mon nom venait du flingue Taurus. Dans cette chanson, je me mets dans la peau d'une arme et je dis que ce n'est pas bien.  

John Holt nous disait dans une interview que les artistes jamaïcains d'aujourd'hui étaient incapables d'écrire de belles chansons d'amour. Tu l'as certainement fait mentir avec cet album...
Je ne vois pas vraiment pourquoi il a dit ça. En ce qui me concerne je suis un parolier et je travaille avec Alaine qui est aussi une très bonne parolière. Et j'en connais plein d'autres en Jamaïque. Et pour être franc, je ne connais pas John Holt pour ses paroles, mais pour ses reprises. La plupart de ses hits N°1 sont des reprises. Mais c'est une légende ça c'est sûr et c'est l'une des plus belles voix de la Jamaïque. Qui sait pourquoi il a dit ça ?



Ton précédent album était 100 % acoustique. Celui-ci est 100 % rocksteady. Tu te sens obligé de jouer là où on ne t'attend pas ?
Je me donne toujours à 100 %. Que je fasse un album acoustique ou un album rocksteady, je donne toujours 100 %. Vous savez quoi ? J'essaye de me diversifier. Même si je sors un album, il y a aussi des singles comme « Sorry Is A Sorry Word », « Never Leave I » ou récemment le remix de « Diamond Sox ». Il y a beaucoup de chansons variées. Quand je fais un album, j'essaye de faire un album concept. Tous les artistes que j'admire ont fonctionné comme ça. Si tu écoutes « Exodus », tu verras qu'il est différent de « Natty Dread ». Il y a toujours un concept derrière mes albums. 

A quand un album dancehall alors ?
Tout le monde veut un album dancehall. Je ne sais pas. Je suis un enfant du dancehall à 100 %, mais aussi un enfant du reggae et du rocksteady à 100 %. Il y aura sûrement un album dancehall dans le futur. Mais on ne peut pas le prévoir. Même moi je n'en sais rien. Mais tout le monde attend ça (rires).



Oui, car on sait que tu as commencé en tant que deejay...
Oui c'est vrai. Quand j'étais jeune, c'était la tendance. C'était la grande période de Bounty Killer, Beenie Man et Buju Banton. J'ai beaucoup de respect pour eux, car ce sont des artistes que j'analysais quand j'étais jeune. C'est de là que je viens. 

Comme tu le disais, tu fais toujours des albums concept. N'est-ce pas trop difficile de plaire au public en faisant des albums aux styles si précis ?

Ça dépend. Il faut être créatif. Par exemple, « Love Situation » est composé uniquement de rocksteady, mais il y a plusieurs sujets abordés. Il y a « Burning Desire » pour ceux qui aiment fumer. Il y a « Speechless », il y a « Cry No More ». Ce sont des chansons différentes. Quand tu fais un album, tu ne dois pas te restreindre à une manière de le faire. Tu as un concept, mais tu reste varié. Par exemple, l'album « Distant Relatives » de Jr Gong et Nas, c'est un album concept, mais il y a plusieurs styles à l'intérieur. 



Comment fais-tu pour plaire à un public d'aujourd'hui avec une musique ancienne comme le rocksteady ?
Je suis un jeune d'aujourd'hui. Et je connais des choses sur la musique qui était là avant moi. Et j'utilise ça. Je fais de la musique moderne avec des éléments vintages et je fais de la musique vintage avec des éléments modernes. C'est ce que je suis. Je suis un jeune qui a pas mal d'expérience et j'apprends des choses au fur et à mesure en travaillant avec des gens importants. Je transmets ces choses à ceux qui m'écoutent. 

Penses-tu que c'est toujours dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleures soupes ?
Est-ce que je crois que c'est dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleures soupes ? Je pense que c'est avec l'amour qu'on fait les meilleures soupes et il faut toujours montrer de l'amour, quelle que soit la situation.



Tu as utilisé plusieurs riddims rocksteady revisités dans cet album « Love Situation ». Qui les a choisis ?
Dean Fraser, Mitchum Khan (mon guitariste), moi et aussi Shane Brown.  

Peux-tu nous donner un exemple d'un de ceux que tu as choisis personnellement ?
« Burning Desire ». C'est un riddim que Peckings m'a proposé et je l'ai tout de suite adopté.



Tu as utilisé deux riddims de John Holt et deux riddims d'Alton Ellis. Ce sont deux artistes particulièrement importants pour toi ?
Oui. John Holt est un ami proche de mon père. Mon père m'a dit une fois qu'il voulait m'appeler John car John Holt est son chanteur préféré. Moi personnellement, mes chanteurs préférés de cette époque sont Ken Boothe et Delroy Wilson.
 


Tu as aussi utilisé « Lessons Of Love » des Uniques. Cette chanson date-t-elle de l'époque où ton père, Jimmy Riley, était membre du groupe ?

Oui. C'est même lui qui a écrit cette chanson. Je voulais lui rendre hommage bien sûr et surtout montrer aux gens à quel point mon père sait écrire de belles chansons, car j'ai repris ses paroles sur mon album. Il était là au moment où j'ai enregistré cette chanson, c'était un moment spécial. Il aime beaucoup ma version et j'en suis fier. 

Dean Fraser est toujours à tes côtés aujourd'hui...
Dean Fraser est mon frère, il est sur scène avec moi. C'est le leader du groupe, il s'occupe en partie de mon management. Il est comme un mentor pour moi. Il a vraiment découvert mes talents de chanteur et il les a révélés au monde, car je m’entraînais au chant juste à côté de chez lui. C'est mon frère depuis des années. 



Tu l'as choisi ou c'est lui qui t'a choisi ?
On s'est choisi l'un et l'autre. Car en fait, Dean fait de la musique depuis bien avant ma naissance. Quand on a travaillé sur mon premier album, il était juste producteur. Mais plus tard, je lui ai demandé de travailler plus avec moi, de me diriger. Et il a accepté. Je suis quelqu'un de moderne, Dean aussi, mais il connaît des choses de l'époque. Quand on est ensemble, j'apporte la vibe moderne et Dean apporte l'expérience et les connaissances. 



Quel est ton opinion sur le mouvement Reggae Revival ?
Pour être honnête, je n'appelle pas ça le Reggae Revival, mais je reconnais qu'il y a beaucoup de jeunes dans la musique qui travaillent très bien. Et je les applaudis. Ça fait du bien de savoir que le reggae a un bel avenir devant lui. Et ces jeunes défendent des valeurs que je défends depuis longtemps, mais nous n'étions pas nombreux quand j'ai commencé. Aujourd'hui, cela fait plaisir d'être entouré. Ensemble on est plus efficaces. 



Considères-tu que tu fais partie de ce mouvement ou que tu as contribué à sa création ?
Je fais partie du mouvement du reggae et de la musique jamaïcaine. Je ne fais pas partie du Reggae Revival car je ne crois pas que le reggae ait besoin de renaître. Pour moi, il n'a jamais été mort. Et je faisais du reggae avant qu'on parle de ce mouvement et avant moi il y avait Sizzla et Jah Cure et avant eux, il y avait encore d'autres artistes. Donc je ne fais partie du Revival. J'essaye toujours de varier ma musique et le dancehall est très important pour moi car c'est la musique de ma génération. Je suis très influencé par cette culture, j'en fais partie, je vais dans les soirées, j'ai déjà chanté en sound system. Ce n'est pas quelque chose d'étranger pour moi.

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