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Biga Ranx - Interview Biga Ranx - Interview
11/03/15 - Auteur(s) : Ju Lion avec LN ; General D ; Photos Mathieu Lemaire

Son nouvel album novateur et expérimental "Night Bird" nous a séduits (lire notre chronique). Reggae.fr et General D de Studio One L'Emission ont pu s'entretenir autour de cette nouvelle sortie avec cet oiseau de nuit talentueux et atypique.

Reggae.fr : Comment décrirais-tu ce nouvel album par rapport à tes précédents efforts. Celui-ci a vraiment une identité particulière n'est-ce pas ?

Biga Ranx : Sur cet album, j'ai composé la plupart des instrus moi-même avec Manudigital. Donc c'est un travail beaucoup plus uniforme que « On Time » et « Good Morning Midnight » où j'avais récupéré des riddims à droite à gauche. Cette fois, j'ai essayé de me pencher moi-même sur les instrus, d'installer une ambiance, de créer un contexte et d'aller plus loin dans ma démarche personnelle. C'est pour ça qu'il y a une identité particulière effectivement.

Et entre « Good Morning Midnight » et ce nouvel album, tu as aussi eu de nouvelles expériences. Tu as créé ton label Brigante Records et tu t'es révélé en tant que beatmaker sous le nom de Telly. Est-ce que cette phase a influencé ton travail sur « Night Bird » ?
Oui bien sûr. C'est vrai que j'ai sorti énormément de morceaux sous le nom de Telly ces derniers temps. Cette nouvelle aventure dans la création de riddims c'est quelque chose de nouveau pour moi, mais je le fais au quotidien et j'arrive à aller où je veux. Même si je m'y suis mis récemment, c'est quelque chose que je voulais faire depuis longtemps et je savais exactement ce que je voulais. Du coup, même si je n'avais pas beaucoup d'expérience quand je m'y suis mis, ça s'est fait assez vite et naturellement.



C'est ce style très épuré que tu voulais créer ? Ce style Rub-A-Lounge ?
C'est exactement ça. C'est moi qui ai trouvé ce nom Rub-A-Lounge. J'appelle ça aussi du Dub Champagne. C'est un style assez posé, assez lent avec des accords assez gracieux. C'est une autre façon d'aborder le dub et la musique en général.

Le monde de la nuit est très présent dans cet album. Rien que dans le titre déjà...

Oui et même l'album d'avant, « Good Morning Midnight », avait ce côté nocturne. C'est comme ça que je vois la musique. La nuit pour moi, c'est synonyme de plein de belles choses et je trouve que la nuit est très poétique. Et c'est vrai aussi que quand je fais un album, j'aime bien bosser la nuit. Regarde les gens, quand ils sortent écouter de la musique, c'est la nuit !




Et le fait de travailler beaucoup la nuit, ça ne te fatigue pas trop ? Parce que sur scène tu gardes quand-même un grosse énergie et le rythme des tournées n'est pas toujours très reposant...

C'est vrai que je ne suis pas quelqu'un qui a beaucoup de patate. Mais sur scène, on donne tout donc c'est là que toute l'énergie ressort. Après c'est un rythme de vie à prendre. Le corps s'y habitue et puis on essaye de se reposer la journée.

Tes lives sont connus pour être survitaminés alors que cet album est très calme et très épuré. Comment retranscris-tu cette atmosphère très calme sur scène ?
On adapte un peu les morceaux quand-même. On les rend plus scéniques, on appuie les rythmes, on double les kicks... On essaye de mettre en valeur des éléments qui rendent le morceau beaucoup plus vivant. Passer du calme à l'excitation ce n'est pas très difficile. Et la musique posée et lente peut aussi être scénique. Il faut aussi savoir emmener les gens dans des grooves plus lents. Il n'y a pas que le BOOM BOOM qui compte.

Le milieu de la nuit est représenté, mais on pense aussi à l'enfance avec la pochette très rêveuse...
Ma musique a un côté naïf. C'est vrai que ces sonorités digitales sont assez enfantines. Je crois qu'on est tous nostalgiques de notre enfance. Et en fait, le reggae ça me renvoie vraiment à mes premières expériences musicales, c'est ce qui m'a fait tomber amoureux de la musique. Donc quand je fais de la musique, ça m'évoque toujours des vieux souvenirs d'enfance et ces premières sensations de bonheur musical. Donc je pense qu'il y aura toujours un côté TV et 90's dans ma musique.





Sur cet album, tu utilises pour la première fois la langue française. C'est quelque chose qu'on n'attendait pas de toi. Comment cela t'est-il venu et t'es-tu senti à l'aise avec le Français ?
Ça m'est venu comme ça. Je me suis dit pourquoi pas, pour m'amuser. Je me suis senti à l'aise et je pense que je continuerai parce que ça permet d'exprimer une facette de ma personnalité et ça apporte un petit côté french touch plutôt agréable. Après, il n'y a aucun morceau exclusivement en Français. Il y a toujours un mélange avec de l'Anglais. Mais j'aime bien mettre des petites touches par ci par là. Après tout, ça fait partie de moi aussi.

Est-ce que ça a été aussi facile à faire sonner que l'Anglais pour toi ?
Je ne sais pas. Tout ce que j'ai essayé de faire c'était de passer de l'un à l'autre sans qu'on s'en rende trop compte. C'est vrai que ça n'a pas forcément été évident parce que je n'ai aucune référence là-dedans. Je n'écoute quasiment pas de musique française à part l'album de Big Red « Big Redemption ». Mais ça n'a rien à voir puisqu'il fait du fast style et que je ne me suis pas du tout aventuré dans ce type de flow. J'ai l'impression que ça m'est venu naturellement. A force de le faire en Anglais, peut-être que des syllabes françaises sont venues se glisser dans tout ça sans que je ne le cherche forcément.

Pas mal de gens t'attendaient un peu au tournant sur le Français. Est-ce que tu t'y es mis parce qu'il y avait de la demande ou pas ?
Non pas du tout parce que je suis sûr que les gens m'attendaient sur autre chose en Français. Je pense qu'on m'attendait sur un truc très démonstratif avec beaucoup de flow. Mais ma démarche était complètement différente. Je l'ai fait parce que c'est venu naturellement. Quand j'ai fait « Paris Is A Bitch », il y a une phrase en Français qui m'est venue. J'ai essayé et c'était cool donc j'ai décidé d'exploiter ça. Je me suis dit qu'il fallait en mettre aussi dans les autres morceaux.

C'est « Paris Is A Bitch » le déclencheur du Français ?
Oui c'est vraiment le premier morceau où j'ai lâché des paroles en Français. Enfin pas vraiment... J'ai fait un morceau tout en Français qui s'appelle « Robe De Chambre », mais il n'est pas sorti. On l'a traduit en Anglais et on l'a sorti sur le net avec Trafik. Je pense qu'on va en faire une nouvelle version pour la balancer sur le net aussi.



Tu le disais, tu as travaillé sur les riddims avec Manudigital. Ce n'est pas du tout le genre de musique sur lequel il a l'habitude de travailler. Comment ça s'est passé avec lui ?
En fait, je lui donnais des ébauches de riddims et je lui demandais de faire claquer tout ça. Il faisait ressortir des éléments et il rajoutait une texture à l'instru. On a cherché des trucs qui nous plaisaient à tous les deux et ça s'est fait très facilement. Easy !

Quand on t'écoute parler de cet album, on sent que tu en es particulièrement fier...
C'est exactement ça ! C'est vraiment un album qui me ressemble. Enfin j'ai pu m'exprimer pleinement. Je pense que cet album ne me procurera pas de regret dans l'avenir. Contrairement aux deux précédents où je me dis qu'il y a certaines choses qui n'ont pas leur place quand je les réécoute. Des fois c'est très frustrant de se rendre compte qu'on a sorti des morceaux qui ne nous correspondent pas vraiment. Et là, cet album je l'assume pleinement.

Parle nous des invités présents sur ton album.

J'ai des purs invités sur cet album ! Des big artistes ! Il y a des confirmés et des jeunes. Il y a U-Roy, Big Youth, U-Brown et Joseph Cotton qui sont vraiment des vétérans de la musique jamaïcaine et du toast et c'était important pour moi de les inviter un jour sur un album. Il y a aussi Hollie Cook qui est ma chanteuse préférée. Je suis complètement fan d'elle. Et elle est sur une chanson où il y a aussi Prendy qui est un tout jeune artiste tout droit sorti du Brigante Crew. Il s'est fait connaître sur l'album d'Atili Bandalero avec le tune « Tomorrow Was A Good Day ». On retrouve aussi Pauline Diamond, mon ancienne choriste sur scène. Et enfin Big Red qui est vraiment l'artiste francophone que j'ai le plus écouté. C'était aussi important de l'avoir sur cet album puisque c'est le premier où je chante en Français.

Quelques semaines avant toi, Stand High Patrol a sorti un album très abouti également, très expérimental et on a vraiment établi un parallèle avec ton album. Vous êtes tous les deux allés là où le public ne vous attendait pas tout en réussissant à créer une atmosphère propre à vous. Est-ce que tu as écouté leur album et quelle relation as-tu avec eux ?
Je n'ai aucune relation avec eux à part que j'écoute beaucoup leur musique. J'ai adoré ce nouvel album de Stand High. Il est vraiment très recherché et je le considère comme une œuvre d'art. Je souhaite toute la réussite possible à Stand High et j'espère qu'ils vont encore continuer longtemps à nous régaler avec leurs albums. Et ça me fait plaisir que vous établissiez un lien entre eux et moi parce que ça veut peut-être dire que la french touch est en train de s'installer. L'approche française du reggae et du dub est peut-être en train d'évoluer et de trouver sa propre identité.

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commentaires
le 28/03/15 par poupoul
Superbe album, je l'écoute en boucle. Son dernier album est tout autant un oeuvre d'art que le dernier de standHighPatrol à mon avis. A quand un feat avec StandHigh? :)
le 20/04/15 par Elvido
Perso je suis un peu déçu, j'aimais mieux le côté bien marqué Dancehall de "Good Morning Midnight". C'est vrai qu'il y a atmosphère qui se dessine plus franchement dans "Night Birds", mais j'trouve que le délire fait moins tripper. En fait, j'ai l'impression que l'album veut trop s'inscrire dans l'ère du temps et il y a moins le côté original du Biga*Ranx des deux premiers skeuds... Refais du Dancehall Biga!

2.4/5 (25 votes)

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Biga Ranx

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