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Damian Marley - Interview part. 3 Damian Marley - Interview part. 3
08/04/16 - Auteur(s) : Propos recueillis par Ju-Lion ; Photos : O2 & Nounours

Troisième et dernière partie de notre entretien inédit avec Damian Marley. Pour lire les parties précédentes : Partie 1. Partie 2.

Tu as perdu ton père à l'âge de deux ans. Difficile de se souvenir de quelque chose à cet âge-là, mais conserves-tu quand même ne serait-ce qu'un souvenir de lui ?

Damian Marley : Rien que je ne souhaite partager.

As-tu vécu avec lui ?

Euh... Il faudrait poser ce genre de questions à ma mère. Je crois que je n'ai pas vraiment vécu avec lui. Je vivais avec ma mère. Le Gong, mon père, était quelqu'un de... Chez lui, au 56 Hope Road, il y avait toujours beaucoup de monde. Ma mère vivait là-bas avant que je ne vienne au monde. Quand je suis né, mon père lui a trouvé une petite maison tranquille pas très loin, dans la même rue. Mais le 56 Hope Road n'était pas un endroit approprié pour une mère et un nouveau-né.



As-tu déjà ressenti une pression du fait d'être un Marley ?

[Il hésite longtemps] En fait, moi et mes frères avons toujours été des Marley (rires). On ne connaît que ça. On ne sait pas ce que c'est que de ne pas être un Marley, vous voyez ce que je veux dire ? Il ne faut pas être ingrat. Je ne crois pas qu'on puisse dire qu'on ressente de la pression à cause du nom Marley. Il y a des gens dans le monde qui font réellement face à des pressions. Il y a des choses beaucoup plus stressantes dans la vie que d'être le fils de Bob Marley.

Et la première fois que tu es monté sur scène ? Tu avais bien conscience que les gens te voyaient comme un fils de Bob Marley n'est-ce pas ?
J'étais trop jeune pour penser de cette manière. J'étais stressé par le fait de monter sur scène c'est tout. A cette époque, je voulais ressembler à Shabba Ranks, Tiger ou Ninja Man. Donc je ne réfléchissais pas à ce que les gens pouvaient penser de moi en tant que fils de Bob. Je voulais juste donner le meilleur de moi-même. C'était ça ma pression. Ce sont les interviews qui m'ont fait prendre conscience que le public pensait de cette manière. Quand on me pose des questions sur mon père, je me rends compte que les gens me voient comme le fils de Bob Marley. Mais quand je fais de la musique ou quand je suis sur scène, je ne pense absolument pas à ça. Ça n'a jamais été le cas.


"Je ne crois pas qu'on puisse dire qu'on ressente de la pression à cause du nom Marley"


Tu n'as pas vraiment connu l'environnement musical dans lequel vivait ton père à la différence de tes frères Ziggi et Stephen. Quel a été ton environnement musical à toi en grandissant ?
Ma mère a toujours écouté beaucoup de musique, donc elle a contribué à mon éducation musicale sans aucun doute. J'ai aussi toujours eu une relation très proche avec la famille de Cat Coore, le guitariste de Third World. Son fils Shiah Coore et moi avons grandi ensemble comme des frères. J'ai vécu chez eux pendant plusieurs années et je voyais comment se faisait la musique. Il y avait un studio chez Cat Coore où ils enregistraient des démos. C'est là que j'ai enregistré pour la première fois de ma vie, sur une petite table quatre pistes. J'avais fait une petite démo sur une cassette. Je côtoyais aussi beaucoup mes frères qui faisaient de la musique avec les Melody Makers. J'allais les voir répéter et je les voyais partir et revenir de tournées. Puis j'ai fait quelques tournées avec eux aussi pour voir comment ça se passait quand j'étais ado. De toute façon, le simple fait de vivre en Jamaïque constituait déjà un environnement musical à proprement parler. Même si ce n'est plus le cas aujourd'hui, la Jamaïque fut un temps le pays qui produisait le plus de singles par an au monde (rires). Il y avait des studios partout. Tu ne pouvais pas échapper à la musique.

Donc quand tu vivais chez Cat Coore, c'était bien en Jamaïque. Pas aux Etats-Unis ?
Oui. A cette époque, on vivait encore tous en Jamaïque. Et quand on a eu 11 ans à peu près, la mère de Shiah, Dana Coore, nous a suggéré de faire des concerts en public. Donc on a commencé à jouer de temps en temps pour la fête des mères ou pour des anniversaires. Notre groupe s'appelait The Shepherds.



Shiah est devenu ton bassiste aujourd'hui. Il était déjà à la basse dans les Shepherds ?
Non. Il chantait aussi. On était un duo. Et il y avait Yashema Beth McGregor aux claviers et aux chœurs. C'est la fille de Freddie McGregor et Judy Mowatt. On avait aussi Richard Bertram à la batterie et Noel Parks à la basse, le fils de Lloyd Parks. On était un groupe composé d'enfants de stars. On a dû commencer en 1989 ou 90. Et le point culminant de cette aventure a été le Sunsplash de 1991. Je suis fier de cette partie de ma carrière, car je peux dire que j'ai joué à un Sunsplash (rires).

Aujourd'hui, on voit la troisième génération Marley qui commence à faire de la musique avec Jo Mersa, Skip ou Daniel Bambaata. La famille Marley va-t-elle faire de la musique éternellement ?
Je ne peux pas répondre à cette question. La musique coule dans nos veines donc c'est normal que certains jeunes de la nouvelle génération s'y mettent.

Et ton fils à toi ?
S'il veut chanter, il chantera. Je ne peux pas répondre à sa place. Il faudrait lui demander (rires). En tout cas il aime la musique et il se prend déjà pour un musicien. Il n'a que six ans, mais il est déjà venu voir quelques concerts. Il intervient sur scène avec moi des fois. Il sait déjà toaster et lâcher quelques rimes, il est plutôt bon. Vous pouvez le voir sur Youtube. C'est déjà un bon entertainer (rires).



Il paraît que la musique que tu écoutes le plus est celle de ton propre label, Ghetto Youths. C'est vrai ?
Oui c'est vrai. Mais ce n'est pas pour me vanter que je dis ça. C'est juste qu'on produit énormément de musique avec ce label et qu'on passe beaucoup de temps à réécouter ce que l'on crée. C'est normal. Et quand je suis en dehors du studio, je n'ai souvent plus envie d'écouter de la musique, car j'ai passé déjà tellement de temps à en écouter que j'ai besoin de faire une pause. Quand on fait de longs trajets en tournée, j'aime réécouter les mixes qu'on a fait pour avoir du recul sur notre travail. Donc pour être honnête, oui, la plupart de la musique que j'écoute est issue de notre label, mais c'est en fait de la musique qui n'est pas encore sortie et sur laquelle on est en train de travailler.

Et comment trouves-tu inspiration et créativité en écoutant presque uniquement ta propre musique ?

On fait de la musique tout le temps. On ne s'arrête jamais. C'est comme ça. Je pourrais chanter un million de chansons si je le voulais (rires). Mais c'est aussi dangereux d'écouter de la musique quand tu es en processus de création. Par exemple, en ce moment je travaille sur mon album et je préfère écouter de la musique ancienne que je connais déjà car je ne veux pas être influencé par la musique moderne. Je veux créer mon propre truc. Et quand tu écoutes de la musique, tu peux être influencé sans même t'en rendre compte. Je préfère être imprégné de musique ancienne comme pour rendre hommage à cette musique plutôt que de risquer de copier quelque chose d'actuel sans faire exprès.

Tu vas venir cet été en France et Europe pour quelques festivals. Vas-tu changer un peu ton show, car cela fait un petit moment qu'on te voit tourner avec le même ?

Euh... je n'y ai pas encore réfléchi. On va sûrement jouer une ou deux nouvelles chansons car j'ai quelques singles qui seront sortis d'ici-là. Je devrais peut-être vous en parler d'ailleurs. On a quelques singles du futur album qui sont déjà prêts et qu'on va sortir dans les semaines qui viennent et je pense que ces morceaux se retrouveront dans le show qu'on proposera cet été.

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