Rebel Escape #2
25/11/17 au 25/11/17
Danakil en tournée
06/10/17 au 16/12/17
Yaniss Odua en tournée
30/09/17 au 16/12/17
RUB A DUB PARTY #35
09/12/17 - Paris

CMR

Marc Salomon

Alborosie

Pyrprod

Rebel Escape

batterie

Danakil en tournée

Yaniss en tournée

Rub a dub party

Dub Inc : Dub Inc : 'So What' tune par tune
22/09/16 - Auteur(s) : Propos recueillis par Sacha Grondeau

Un album de Dub Inc est toujours particulièrement attendu par les fans du groupe. Ce nouveau So What ne fait pas exception, d'autant plus que le groupe a su attiser la curiosité et faire patienter son public avec de beaux morceaux lâchés sur le net tout l'été. La formation stéphanoise est plus en forme que jamais et revient donc avec un sixième album où les ingrédients qui ont fait leur succès côtoient quelques innovations bienvenues. A la veille de la sortie du tant attendu nouvel opus, Reggae.fr lève le voil sur les 14 titres qui le composent avec Komlan (chanteur) et Zigo (batteur) qui nous en livrent les secrets de fabrication...


Grand périple


Reggae.fr : C'est le premier morceau de l'album et sans doute le plus solaire de tous n'est-ce pas ?
Komlan : Ce morceau, on l'a fait à un moment assez sombre où on écrivait des titres comme So What ou Triste époque et on avait envie de montrer l'autre facette de ça, le côté plus lumineux de ces questions-là. Même si la vie est périlleuse, elle vaut la peine d'être vécue et pour bien la vivre, il faut avancer ensemble. C'est pour ça qu'il y a beaucoup de termes très fédérateurs dans les couplets. Et ce qui allait en adéquation avec ce texte positif, c'était de faire un truc qu'on n'avait jamais fait en six albums, c'est-à-dire un vrai morceau en accords majeurs.
Zigo : Les accords majeurs ça donne un côté plus joyeux, mais nous on a aussi vu le côté un peu gospel comme pourrait le faire Toots. Ça donne quelque chose de très classe qu'on n'avait jamais fait. C'est un vrai morceau original.


Exil


C'est un thème que vous avez abordé de nombreuses fois. Comment avez-vous fait pour vous renouveler ?
Zigo : D'abord, il faut préciser que ce morceau part vraiment d'une analyse démographique de Saint-Etienne. Notre ville a grandi avec l'immigration et avec les gens qui viennent y travailler, notamment sous terre car c'est une ville minière. Pour la majorité des membres du groupe, nos arrière-grands-parents, grands-parents ou même parents ont travaillé dans les mines à Saint-Etienne. Ce texte est un hommage à ces gens qui ont tout quitté pour venir travailler et nourrir leurs familles dans des conditions très difficiles. Effectivement on parle de l'exil et de l'immigration, mais on a même failli pas l'appeler Exil parce qu'en réalité on parle surtout de ceux qui ont tout abandonné pour offrir une vie meilleure aux leurs. Ça nous touche tous dans le groupe, car on est tous issus de l'immigration et notre ville est comme ça. Alors bien sûr, on étend le texte à l'immigration en général, mais c'est tout simplement parce qu'on a compris que l'exil, le départ de chez soi, c'est toujours pour aller chercher une vie meilleure.
Komlan : Le but de ce morceau c'est non seulement de dire qu'on est issus de l'immigration, mais surtout qu'on remercie nos parents d'avoir fait l'effort de s'exiler. On le dit dans le refrain, on est fiers des notres, fiers de ce parcours et des sacrifices qu'ils ont fait pour nous.


So What


C'est un morceau au riddim plutôt dancehall, mais avec des paroles engagées et notamment une référence aux drapeaux français et anarchiste, n'est-ce pas ?
Komlan : Ou au drapeau rouge jaune vert (rires). En fait, ce morceau est venu d'une discussion à propos de cette fachosphère qui sévit sur internet et dans la société. Ça a donné le texte : "En entendant tous ces faux débats, on aimerait voir disparaître tous ces relans d'un temps qu'on ne veut plus jamais voir renaître." Aujourd'hui, le facho ou le raciste ne sont plus aux endroits dans lesquels on pense les trouver. Ils se cachent derrière les débats conspirationnistes et derrière la bannière de l'anti-système. On voulait vraiment dénoncer ça en écrivant ce morceau.
Zigo : Moi qui n'ai pas écrit le texte, ce que j'ai aimé dans cette chanson c'est qu'elle parle de tous ces gens qui sont décomplexés par rapport à leur extrêmisme. So What pointe du doigt tous ces gens qui disent : "Oui je suis raciste et alors ?" C'est un phénomène symptomatique de notre époque en France. Depuis l'époque Sarkozy, on a vu apparaître un néo-racisme qui s'est aussi amplifié sur le net.
Komlan : C'est ça. Internet aujourd'hui lave aussi le cerveau des gens.




No Matter Where You Come From


Là on sent que vous faîtes référence à l'internationalisme et à la beauté du métissage français, mais on ne peut s'empêcher aussi de penser à vos expériences de concerts à l'étranger...
Komlan : Il y a un peu cette double lecture en effet. C'est un morceau reggae classique et c'est aussi un hommage aux sound systems, à la musique sur scène. C'est un morceau fédérateur qui dit que le reggae est une musique pour tout le monde qui s'adapte à tous.
Zigo : Le reggae et les sound systems créent une émulation collective et c'est vrai qu'on est témoins de ça à travers le monde dans tous les endroits où on peut jouer.


Triste époque


Voilà un morceau plus sombre et plus urbain. C'est une prise de risque pour Dub Inc et on se rend compte que le public l'a validée puisque le clip a cartonné dès sa sortie...
Komlan : Ça fait partie des morceaux écrits en réaction aux évènements du 13 novembre. C'est le constat de cette époque très difficile dans laquelle on vit. On est toujours partagé entre les angoisses, la peur du monde, de l'avenir, du terrorisme et la paranoïa et les amalgames engendrés par tout ça. Tout le monde se renferme sur lui-même dans ces moments de tension et d'angoisse, tout le monde cherche plus ce qui nous divise que ce qui nous rapproche. C'est tout simplement le constat d'une triste époque. C'était l'idée de base quand on a commencé à écrire puis on a évolué en construisant le morceau. C'est pour ça que le dernier refrain change et on a voulu rappeler que de toute façon, l'issue sera de se rassembler, de se fédérer, d'être ensemble contre la peur et la terreur. Ça paraît un peu facile de dire ça, mais c'était un cri de rage qu'on avait besoin de sortir. Et je pense que l'instru correspond au texte. On a utilisé un sample en boucle et c'est quelque chose qu'on n'avait jamais fait avant. Il y a aussi un sample de voix qui apparaît dans chaque refrain. C'est quelque chose de très mécanique. Moi je chante toujours sur le même temps et je m'arrête toujours aux mêmes moments. C'est cohérent avec le contenu du texte.
Zigo : En tout cas, c'est un des riddims qui a le moins changé entre le moment où on l'a créé au studio et sa version finale. Il y a toujours un ou deux riddims dans chaque album qu'on garde très bruts, sans grand changement par rapport au moment de la création. Celui-ci, il est très marqué, très efficace et je pense que c'est pour ça qu'il a beaucoup plu aux gens. Et au niveau du texte, c'est vraiment un titre qui traite du climat post-attentats. Les gens pointent du doigt Daesh, mais en réalité, tout le monde suspecte tout le monde et cette tension, elle émane d'une sorte de nébuleuse qu'on a du mal à identifier. C'est très flou. On a peu de repères et c'est quelque chose de nouveau pour notre société. On ne raconte pas une histoire très précise dans la chanson, il y a beaucoup de problèmes abordés et chacun peu y trouver son sens.


Love Is the Meaning


Celui-ci est un new roots qui envoie un message d'amour universel. C'est un message très positif, mais qui peut être perçu comme naïf par beaucoup de monde. Est-ce que vous avez essayé d'éviter ce côté naïf ?
Komlan : En fait, Bouchkour et moi, quand on a écouté l'instru, ça nous a tout de suite fait penser à une chanson d'amour. Mais on n'est vraiment pas doués pour ça, on n'y arrive même pas du tout. Il nous est quand même paru évident de parler d'amour au sens large. C'est ce que les gens ont besoin de recevoir en ce moment et c'est aussi le fondement de notre projet, de notre équipe. Oui ça peut paraître naïf de dire ça, mais c'est vrai, il n'y a que de l'amour dans notre groupe, on est tout le temps dans le partage. C'était évident qu'il fallait un texte là-dessus. On a choisi de chanter en anglais sur le refrain, car le thème est universel et dans nos couplets on explique que chacun de nos actes sont importants. Si chaque geste a une incidence, alors un sourire ou un geste d'amour ont aussi de l'incidence. Je ne sais pas si ça évite la naïveté, mais ça nous a permis de dire ce qu'on avait à dire sur ce sujet de manière un peu plus profonde que ce qu'on pourrait croire. Mais je dis ça de manière très subjective.
Zigo : On a assumé à fond d'aborder ce sujet et ça a même failli être le titre de l'album. Peut-être qu'en fait ça fait juste du bien de parler bêtement d'amour (sourire).


Don't Be a Victim (ft. Naâman)


Vous avez invité Naâman sur ce titre. Comment avez-vous collaboré avec lui sur l'écriture du morceau ?
Zigo : Souvent, on fait très attention à ce que le riddim corresponde parfaitement au chanteur qu'on invite, quitte à aller trouver la gamme la plus parfaite pour lui. Le truc, c'est que Naâman il a déjà son univers à lui avec une vraie signature qu'on reconnaît dans les instrus de Fatbabs. Et cette fois, on s'est dit qu'on n'irait pas chercher ça parce qu'on savait qu'on n'y arriverait pas. Ils utilisent beaucoup de beats programmés et de samples et on ne sait pas trop faire ces choses-là. Par contre, on était d'accord pour faire un morceau énergique, un morceau de scène. Moi à la batterie, je voulais un truc qui pulse bien. Et quand Naâman est arrivé, ça a été assez simple. Il s'est posé deux jours avec les chanteurs pour prendre le temps d'écrire et c'est allé tout seul.
Komlan : En tout cas, de tous les morceaux de l'album, c'est celui qui a le plus le côté premier jet. Ce qu'il y a sur le disque retranscrit vraiment ce qui s'est passé pendant la session studio avec lui. C'est très spontané. Il y a même des trucs sur lesquels on doutait sur notre partie à nous avec Bouchkour, mais on était finalement d'accord pour garder ça tel quel parce que c'est justement cette fraîcheur qui fonctionne bien.


Maché Bécif


Dans cette chanson, Bouhkour chante en kabyle. Pouvez-vous nous dire de quoi il parle ?
Komlan : Bouchkour s'adresse à tous ces gens qui veulent imposer leurs idées, qu'elles soient politiques ou religieuses. En plus, il a une certaine expérience vis-à-vis de ça, de par ses origines kabyles. Et il est d'autant plus touché par la montée actuelle de l'extrêmisme car il en a vu les conséquences dans son pays, l'Algérie. C'est un texte assez dur dans lequel il dit : "N'essaye pas de m'imposer quoi que ce soit, je tiens juste à ma liberté." C'est la première fois que j'interviens en français dans un morceau où Bouchkour chante en kabyle. Et moi j'ai essayé de donner ma vision à moi de cette question-là. "Chacun ses convictions. Moi je respecte les tiennes, essaye de respecter les miennes."
Zigo : Ce n'est pas une chanson qui dit qu'il ne faut croire en Dieu. Et ce n'est surtout pas un manque de respect envers les religieux. Mais on voulait pointer du doigt qu'en ce moment on n'entend parler que de ça. Il y a aussi des gens qui ne croient pas, ou qui croient différemment, et qui n'ont pas envie qu'on leur impose des dogmes. Avec Dub Inc, on a toujours fait attention à ne pas trop aborder le sujet de la religion parce qu'on a tous des profils différents vis-à-vis de ça. Et on trouve que c'est aussi bien quand on n'en parle pas et que chacun vive sa foi ou sa non-foi de son côté, de manière privée.


Justice (ft. Mellow Mood)


Sur ce titre, vous avez invité les Italiens Mellow Mood pour pointer du doigt une justice à deux vitesses...
Komlan : Le début de l'idée du texte vient des nombreux meurtres de blacks par les flics aux Etats-Unis. Ensuite, il y a eu l'histoire des policiers hongrois qui avaient massacré des migrantes à la frontière. Aujourd'hui, il y a aussi chez nous les abus de la police dans les manifestations pendant le mouvement Nuit Debout. On se rend compte que tout le monde n'a pas droit au même traitement face à la police et face aux tribunaux. On a choisi un titre simple pour le feat avec Mellow Mood. Comme ils sont étrangers, on voulait trouver un thème sur lequel on allait vite se comprendre et il se trouve qu'ils avaient aussi pas mal de choses à dire sur le sujet donc c'était parfait.


Comme de l'or


Celui-ci est un titre beaucoup plus classique de la part de Dub Inc. Vous êtes d'accord ?
Zigo : C'est ça. On avait envie de faire quelques riddims classiques sur cet album, des morceaux comme on aime les écouter en sound system. Celui-ci c'est un one drop sur lequel on est à l'aise et où on se fait plaisir. Le texte de Bouchkour fait référence au problème de nos politiques, c'est-à-dire le décalage entre les promesses et les résultats de nos dirigeants.




Fêlés


Dans ce morceau, vous allez jusqu'à dire que votre public est fêlé. Ce n'était pas un peu osé ?
Komlan : Non, parce qu'il faut le prendre au sens festif du terme. Pour comprendre ce qu'est vraiment Dub Inc, il faut absolument nous voir sur scène. Donc à tous les gens qui ne nous ont jamais vus, on leur dit : "Viens à nos concerts, tout le monde est fêlé". Dans chaque disque, on fait toujours une sorte d'hommage au public. Parce qu'on est vraiment conscients qu'on est là grâce à tous ces gens qui nous suivent et ils méritent qu'on leur rende. 
Zigo : Cette fois, on s'est dit que ce serait sympa de faire des clins d'oeil à plusieurs types de personnes qu'on retrouve souvent dans nos concerts. Il y a ceux qui restent avec leurs téléphones tout le long et ceux qui restent à picoler au bar qui nous font rire et qu'on ne critique pas du tout d'ailleurs. Nous, notre plaisir il est principalement sur scène et on prend un pied fou à voir toute sorte de gens faire tout et n'importe quoi, que ce soit slamer, foutre le bordel, rigoler ou s'éclater.


Ragga Bizness


Avez-vous voulu tacler le business de la musique avec ce morceau ?
Komlan : Avec humour ! On s'est bien amusés à écrire ce morceau. On aime bien en remettre une couche pour rappeler qu'on est indépendants et qu'on fait notre truc à nous sans se faire récupérer par qui que ce soit. Mais on a gardé un esprit raggamuffin dans le texte parce qu'il y a un côté rigolo et on y ajoute aussi un peu d'ego-trip.
Zigo : Même musicalement c'est raggamuffin ! C'est un gros clin d'oeil à la fin des années 80. On voulait faire une instru très simple où l'auditeur a l'impression d'entendre une simple boîte à rythme. C'est un peu un hommage à l'époque de Tonton David parce qu'on aime ça aussi. C'est vraiment LE morceau de l'album où on s'éclate et où on se fait plaisir.


Rise Up


C'est sans doute l'un des morceaux où l'on constate le mieux votre progression en anglais...
Komlan : Ça a peut-être été le morceau le plus dur à faire parce qu'on parle d'un sujet qu'on avait déjà abordé, c'est-à-dire l'environnement et l'image de la Terre comme une mère, comme une femme. Mais c'est difficile d'en parler dans sa globalité, car en fait c'est un titre où tu peux prendre des bouts de texte et les interpréter à ta manière. Et c'est vrai que le refrain est né d'une volonté de faire un texte en anglais avec des mots qui sonnent forts. On n'a pas mal bossé avec Solo Banton pour perfectionner notre anglais. Bouchkour est d'abord parti à Londres pour écrire des textes et faire corriger la grammaire, et ensuite, on a fait venir Solo en studio avec nous pendant l'enregistrement. On voulait vraiment passer un niveau supérieur sur l'anglais, c'est pour ça qu'on a choisi un MC aussi excellent que Solo.
Zigo : Pour moi, Rise Up c'est un morceau typique Dub Inc. Dans l'instru, c'est du gros rockers avec pas mal de petites touches dub à l'intérieur, le refrain en anglais et les couplets en français. C'est vraiment un morceau qu'on pourrait entendre en sound system. C'est un peu une suite à Revolution parce qu'on parle encore d'environnement sous un autre angle. C'est vrai que c'est un morceau qui nous a laissés un peu perplexes. J'ai eu besoin d'attendre le mix final pour en être vraiment satisfait et finalement, je trouve qu'il a toute sa place sur cet opus et on a même hésité à l'utiliser pour le titre de l'album.


Erreurs du passé


Cette chanson est vraiment instrospective n'est-ce pas ?
Komlan : Oui. C'était une vraie volonté de Bouchkour. Il est parti d'une histoire personnelle, et même s'il ne révèle pas vraiment l'histoire, il a réussi à faire en sorte que chacun puisse s'identifier à ce qu'il raconte. C'est un texte très beau et effectivement très introspectif. On n'avait encore jamais fait ça, mais Bouchkour y tenait et il a bien fait d'aller jusqu'au bout. L'instru est vraiment très cohérente, il y a quelque chose d'aérien, de très doux.
Zigo : Oui c'est ça. On voulait faire un riddim très épuré et ça aurait même pu être du spoken words dessus. Et ce qui est marrant c'est qu'on s'est rendus compte très tard qu'on avait tous compris quelque chose de différent dans les mots de Bouchkour. Mais c'était un des morceaux qui nous touchait tous le plus personnellement. On a tous réussi à raccrocher une histoire personnelle à ce texte.
Komlan : Et quand tu connais Bouchkour, tu te rends compte qu'il a vraiment mis sa personnalité dedans. Le texte est vraiment symptomatique de sa façon d'écrire.

publicité
commentaires
le 01/03/17 par valfaya
Un album tout simplement magnifique extraordinaire avec des textes construits et forts , des riddim a toute épreuve .... une puissance musicale énorme ...et une rythmique qui tue ( merci Ziggo) bref je surkiffe !!! Dubinc je vous aime

2.9/5 (20 votes)

  • Currently 4.00/5
4.0/5 Evaluation Reggae.fr
Dub Inc

On avait laissé les Dub inc. au sommet avec l’album « Hors Contrôle », Victoire ...
30/09/13 - Reggae français

Dub Inc & Mellow Mood - Justice

Dub Inc et Mellow Mood signent une belle rencontre franco-italienne avec le clip de ...
02/01/17 - Clip

Dub Inc - Live @ No Logo 2016

La tournée des Dub Inc fait actuellement un carton en France. Le groupe stéphanois ...
24/11/16 - Reportage

Reggae Radio