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Dub Camp 2016 Bilan avec Olivier Bruneau Dub Camp 2016 Bilan avec Olivier Bruneau
27/09/16 - Auteur(s) : Propos recueillis par Ju-Lion

L'été est bel et bien fini. Il est l'heure de faire les bilans des grands festivals français. On commence notre série d'interviews avec Olivier Bruneau, directeur et programmateur de l'association Get Up! et du Dub Camp Festival dont la troisième édition se déroulait du 8 au 10 juillet près de Nantes. L'équipe avait cette année investi un tout nouveau site particulièrement bien aménagé au niveau du confort et de la scénographie. Olivier nous livre donc ses impressions à froid et quelques secrets sur le déroulement de ce festival sacrément réussi malgré les imprévus de dernière minute...

Comment s'est passée cette troisième édition pour toi ?

Très bien, ça a été une troisième édition assez rude pour tous mais la plus aboutie. Je tiens à adresser un grand bravo à ceux sans qui cet évènement n'aurait pas lieu : les 850 bénévoles, les 80 techniciens et agents de sécurité et surtout les 15 salariés/services civiques/stagiaires qui font tous de ce festival une superbe aventure humaine.

Quel est ton rôle à toi pendant le déroulement du festival ?
De mon côté je suis le responsable du festival. Je suis en charge de la direction et de la programmation. Je m'occupe essentiellement des imprévus de toute sorte. Et il y en a encore un petit paquet même au bout de trois ans !



On a entendu parler d'un problème de site. Vous avez dû changer de lieu à quelques jours à peine de la tenue du festival. Peux-tu nous expliquer ce qui s'est réellement passé ?

Nous avons effectivement changé le site du festival à 10 jours du montage du Dub Camp 2016 car le terrain prévu était trop humide à cause des intempéries exceptionnelles de cette année. Il était complètement impraticable. C’est le travail de 7 mois qui était remis en question. Grâce à la commune de Carquefou, nous avons pu trouver un site et avoir toutes les autorisations dès le lendemain. Il a alors fallu tout réimplanter, réorganiser... Encore un grand bravo à toute l'équipe de ne pas avoir lâché malgré la charge de travail et le stress que cela a engendré.

Pourquoi avoir quitté le site du Pellerin qui avait accueilli les deux premières éditions ?
Sur la première édition en 2014, la Mairie du Pellerin et nous-même ne savions pas que nous étions situés sur une zone Natura 2000 (pour la préservation de la faune et la flore). Sur la seconde édition en 2015, nous avons déposé un dossier, et nous avons alors appris que ce n’était pas le fait que le site soit situé en zone Natura 2000 qui posait problème, mais qu’il soit sur sur un site classé (pour la beauté et le caractère historique du site). Nous avons donc été convoqués avec la mairie deux semaines avant l'édition 2015 en préfecture, et nous avons obtenu une dérogation pour 2015 pour organiser la deuxième édition du festival. Nous savions alors qu’il allait falloir trouver un nouveau site pour 2016.

A quel point êtes-vous satisfait du nouveau site ?
Il est beaucoup plus pratique pour les festivaliers : le camping et le site sont très proches (en comparaison des 2 à 3 kms de marche au Pellerin). Il est également plus adapté pour le projet scénographique et de décor que nous souhaitions mettre en place cette année.





La prochaine édition aura-t-elle lieu au même endroit ?
Nous travaillons sur ce sujet pour le moment.

Le Dub Camp est un événement très bruyant. Comment cela s'est-il passé avec les riverains ?
La majorité des riverains est plutôt fière d'accueillir le festival, beaucoup nous disent qu'ils n'ont jamais vu autant de jeunes dans leur commune. Quelques-uns nous disent qu'effectivement le festival est bruyant mais cela reste une minorité.

Mis à part le problème de site, quelles ont été les difficultés que l'équipe a rencontrées ?
Comme lors de notre première édition au Pellerin, nous avons d’abord fait face à beaucoup d'a prioris et d'inquiétudes liés aux stéréotypes que véhicule cette musique. Mais à part ça, aucun problème majeur à signaler, les habitants ont été agréablement surpris pour la plus grande majorité, et nous avons même reçu les félicitations des gendarmes et des pompiers.



Vous avez mis en place quelques nouveautés cette année. Notamment une vraie programmation sur le camping et des conférences toujours plus nombreuses. Quel a été l'accueil du public ?
Très bon. Nous souhaitions les mettre en place dès les premières éditions, mais faute de temps et de budget cela n’a pu vraiment aboutir que cette année.

Nous avons trouvé que cette année, chaque chapiteau était encore plus conceptualisé que les années précédentes. On a reconnu de vraies identités chaque soir et une véritable cohérence entre les artistes programmés et les sound systems choisis. Comment fonctionnez-vous en termes de programmation ? Est-ce que les sound systems ont leur mot à dire sur les artistes qui vont jouer sur leurs sonos ?
Effectivement nous avons fait en sorte de jouer sur des concepts de chapiteaux, et les artistes qui sonorisent ont leur mot à dire bien évidemment. Tout ça reste une histoire de discussion et de négociations. Mais ça s'est toujours bien passé jusqu'à présent.





Vous programmez beaucoup d'artistes chaque année sur un créneau qui est quand-même assez limité, c'est-à-dire les sound systems roots et dub pour la plupart. N'avez-vous pas peur de tourner en rond au niveau de la programmation et comment comptez-vous vous renouveler puisque vous avez déjà invité la quasi-totalité des sound systems européens en trois éditions ?
On va essayer de relever le défi ! Ce qui est magique avec les sessions sound system c'est que même si on reprogramme Aba Shanti I, Channel One, Blackboard Jungle, Dub Livity et tous les autres, aucune session n'est identique ! La vibe est différente à chaque fois.



Peut-on envisager que le Dub Camp dépasse un jour les frontières du sound system ?
On ne se ferme aucune porte pour le moment.

Avez-vous déjà commencé à plancher sur l'édition de l'année prochaine ?
Oui évidemment c'est le travail d'un an.

Y a-t-il des points que vous avez identifiés comme perfectibles et lesquels ?
Oui bien sûr, on essayera toujours de se plier en quatre pour améliorer les choses. Nous avons notamment eu des soucis de matériel sur le camping et seulement la moitié des douches ont fonctionné. Il manquait également des toilettes sèches. Le filtrage aux entrées du festival était un peu plus long que d'habitude mais avec les événements récents à Nice nous n'avions pas le choix. On verra comment améliorer ça l'année prochaine.

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