Inna De Yard, Congos, Ken Boothe
29/09/17 au 28/10/17
Collie Buddz
21/10/17 - Paris
DEMOLISHA LIVE PARTY #2 avec Taïro etc
11/11/17 - Montreuil (2 min à pied du metro)
Skarra Mucci + Spectacular + Krak In Dub
06/10/17 - Avignon (Châteauneuf de Gadagne)

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Demolisha

Chinese Man - Interview Shikantanza Chinese Man - Interview Shikantanza
08/09/17 - Auteur(s) : Chloé

A l’occasion de leur concert aux Eurockéennes de Belfort les Chinese Man nous ont accordé une interview au bord du lac afin de parler de leur nouvel album Shikantaza, de leur label, de leur façon de travailler…  Rendez-vous avec Sly, beatmaker et DJ du groupe, et Youthstar, MC attitré de Chinese, sortant son premier projet solo : SA.MOD !

Reggae.fr : Vous êtes en tournée pour votre nouvel album sorti en début d'année qui s’appelle Shikantaza. Qu'est-ce que ce mot signifie ?
Sly :
C’est un terme qui vient du zen solo, qui est une pratique zen japonaise, qui veut dire simplement assis. C’est une position de méditation en fait et on a choisi ce nom après de nombreuses réflexions parce que ça correspondait bien au moment où on en était dans nos vies, surtout musicales, avec toute cette nouvelle façon de consommer la musique très speed, twitter, facebook tout ça… Nous au contraire, on avait envie de se poser et de recomposer comme on le faisait au début, c’est-à-dire tous les trois isolés en Ardèche, et prendre une respiration pour prendre le temps de faire un album comme on le voulait !


Justement, en parlant de temps, vous avez mis assez longtemps entre votre précédent album Racing With the Sun, sorti en 2011, et celui-ci. A quoi avez-vous consacré votre temps durant ces six années ?
Sly : On avait plein de trucs en parallèle comme des EPs mais aussi beaucoup de tournées, quand c’est pas en France on fait pas mal de dates à l’étranger. On s’est aussi investis un petit peu dans le label en lui-même, parce que Youthstar sortait son projet, et on a aussi accueilli Baja Frequencia, une nouvelle signature de Chinese Man Records. De toute façon, on produit toujours lentement. On aime prendre notre temps. Comme on utilise beaucoup de samples, le processus de composition est long !




Comment travaillez-vous justement ensemble ? Tous les trois ?
Sly :
Bah ouais effectivement on travaille toujours à trois ! La première phase du boulot c’est de s’isoler, avec plein de vinyles, nos claviers et nos machines pour bosser, et préparer la matière première de ce qui deviendra des morceaux. On prend du temps après cette première phase, puis on y revient et après on travaille par couches… On rajoute des couches de musique à chaque session, donc on peut revenir peut-être dix fois sur un même morceau, mais à chaque fois ça se fait sur des périodes de temps écartées, parce qu’on a besoin de prendre ce temps pour avoir un peu de recul et penser à comment le morceau peut évoluer. Et la dernière phase se fait souvent avec des gens comme Youthstar qu’on invite. Les MCs et les musiciens… On finit ça en studio, et voilà. On suit toujours le même processus depuis le début !


Vous avez votre label depuis plus de 10 ans, comment faîtes-vous pour cumuler votre travail de développement d'artistes et votre carrière en tant que Chinese Man ?
Sly : Ça a été compliqué au début ! Mais aujourd'hui on a la chance d’avoir une équipe avec nous qui s’occupe d’une très grande partie du boulot administratif, de la promo, des plannings etc. Ce qui nous laisse beaucoup de place pour travailler sur notre musique, et d’avoir - j’aime pas vraiment le terme - mais un petit peu un rôle de directeur artistique sur ce qui se passe. C’est-à-dire qu’on conseille les groupes. Après, tout dépend, c’est au cas par cas. Youthstar par exemple, qui a déjà une longue carrière, il a travaillé sur son projet avec Senbeï qui est le producteur de Smokey Joe & The Kid. Il avait déjà une idée précise de ce qu’il voulait, donc on est très peu intervenus. Mais sur des nouvelles sorties comme Baja Frequencia par exemple, qui sont plus jeunes, qui commencent vraiment, on intervient un peu plus en profondeur on va dire. On les conseille un peu sur la musique, sur leur show. Donc finalement nos deux activités c’est ça maintenant : 80% de musique et de Chinese Man et 20% de label. Mais on reste présents, on habite tous et on travaille presque tous dans le même quartier donc on échange au quotidien.




Youthstar, peux-tu revenir sur ton EP en quelques mots, qui est signé chez Chinese Man Records ?
Youthstar :
 Ça s'appelle SA.MOD et c'est disponible depuis le 9 juin. Ça faisait très très longtemps que je voulais bosser sur un projet solo. J'en avais besoin et tout le monde me poussait dans cette direction. Mais en fait je ne trouvais pas forcément le bon label ou les bonnes conditions pour le sortir et finalement, on est tombé sur un moment parfait avec Chinese Man Records ! Ce sont des gens avec qui j’ai un bon feeling, on est des super bons amis, ça fait des années que je travaille avec eux. Je leur ai demandé de travailler sur mon projet pendant des années et ils m'ont demandé d'avancer dans mon coin et ils ont fini par accepter. Ils m'ont beaucoup encouragé et Senbeï a été un très bon producteur. Ça s’est super bien passé avec lui ! Et on a des supers feats sur l'EP : Deluxe, A State of Mind, Taiwan MC, Big Red, Chill Bump et Illaman. C’est déjà pas mal !
Sly : Juste un mot sur l’EP de Youthstar. En fait il a une très longue carrière, il a toujours été MC avec Dirtyphonics, la moitié de la scène Drum & Bass et UK, et pour les gens qui le connaissent avec nous sur scène je les invite vraiment à écouter l’EP parce qu’il est surprenant ! C’est pas forcement ce à quoi on peut s’attendre et on est très contents de l’avoir sorti sur notre label. Un peu d’auto-promo c’est important (rires).


Dernière question ! Vous venez de Marseille, et généralement les artistes marseillais aiment bien clamer que leur ville est leur source d’inspiration, est-ce le cas pour vous ?
Sly : Ben pour nous c’est un petit peu plus compliqué, c’est vrai que le label est à Marseille et que la majorité du groupe y habite, mais on a plein de gens qui viennent d’ailleurs, et le projet n'est pas né à Marseille même, il est né à Aix, qui est à peu près une ville anti-musique, un endroit très bourgeois. Ce serait mentir de dire que la ville a influencé notre musique, mais par contre ce qui est sûr, c’est qu’on s’est installés là-bas parce que le rythme de vie correspondait à la façon dont on voulait vivre ! Je pense qu’à Paris ça n'aurait pas évolué de la même façon, c’est beaucoup plus speed, il y a un rythme différent. Je pense que Marseille colle bien à notre musique, mais elle ne l’a pas influencé, c’est plus le label qui s’y plait.



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