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Booboo Booboo'zzz All Stars - Itw Reggae Bash
05/06/18 - Auteur(s) : Aurore

Ils font de plus en plus parler d'eux avec leur concept de reprises de morceaux soul, blues ou chanson en reggae. Le Booboo'zzz All Stars inonde la toile de covers tous plus improbables les uns que les autres avec des artistes d'horizons variés. Une façon d'emmener le reggae plus loin, à la rencontre d'un autre public peut-être ?... Le groupe bordelais fêtait la sortie de son deuxième album Studio Reggae Bash vol.II, le 3 mai dernier au Rocher de Palmer avec une belle brochette d'invités. Reggae.fr en a profité pour s'entretenir avec Jonathan, guitariste et chanteur de la formation.

Reggae.fr : Votre deuxième album se nomme tout comme le premier Reggae Bash. Ce terme et sa signification renvoient-ils à quelque chose de spécial pour vous ?

Jonathan : Alors forcément ça renvoie aux Tuesday Reggae Bash qu’on faisarit au Booboo’zzz Bar à Bordeaux chaque mardi. Et ensuite la signification de "Bash" pour nous c'est à la fois une fête, à la fois une grosse soirée et à la fois une grosse branlée  musicale. On n’est pas du tout inventeurs du mot. Ce mot est beaucoup utilisé en reggae. Une "Birthday Bash Party" c’est la fête d’anniversaire qui promet d’être festive et explosive.

Pourquoi le style reggae pour vos reprises ?

C’est la musique qu’on aime écouter et jouer depuis 20 ans. Après pourquoi des morceaux pas reggae en reggae ça c’est parce qu’on n’aime pas que le reggae. On aime plein d’autres choses et on n’a pas du tout envie de cloisonner cette musique. Nous on aimerait même arriver à vulgariser cette musique, la populariser et même intéresser des personnes d’autres horizons. À Bordeaux, on avait un public de trentenaires et Balik et Volodia ce n’est peut-être pas leur quotidien musical mais ils viennent tout de même découvrir et on espère que derrière ils écoutent un peu plus de reggae. Notre volonté est de montrer que le reggae peut transcender un morceau et lui donner une profondeur, une soul qu’il n’avait pas forcément au départ.


Vous faîtes des covers de façon collaboratives que vous présentez dans votre album. Comment choisissez-vous les morceaux et les artistes à inviter ?
C’est mélangé. Soit on trouve un morceau et on décide d’appeler tel ou tel artiste parce que ça lui irait bien, soit, à l’inverse, on a envie de travailler avec un artiste en particulier et on part à la recherche du morceau pouvant lui correspondre. Au départ chaque membre à sa propre culture musicale pour trouver des morceaux à reprendre mais ensuite il a fallu aller chercher de nouvelles choses car on s’est donné un défit important : faire des inédits. C’est-à-dire de ne pas repondre des morceaux ayant déjà été repris en reggae et là ça complique bien les choses en matière de recherche. Donc on regarde sur Youtube et quand ça n’existe pas on voit pour saisir la chose et se lancer.

Comment réalisez-vous les arrangements pour apporter justement cette touche reggae à des morceaux issus d’autres univers musicaux comme la chanson française par exemple ?
Tout se fait en fonction de la mélodie du chant. On peut retourner un morceau totalement et dans n’importe quel style. La rythmique, la paterne de batterie... on peut tout changer, le morceau sera quand même reconnaissable à partir du moment où l’on garde la mélodie. C’est un peu technique mais par exemple un morceau majeur comme celui de Joss Bari (Cheerleader qu'on a joué sur scène au Rocher de Palmer), transformé en mineur sur le Jerusalem Riddim ça donne un effet bien plus profond et plus soul. Sur un morceau pop, on peut donner un côté blues et soul à une mélodie. Le reggae c’est une musique issue de Jamaïque mais auparavant d’Afrique et très proche du blues et de la soul américaine donc forcément pour nous, chanter une mélodie en reggae c’est aussi lui mettre ces aspects soul et blues. C’est donner des tripes, un côté plus torturé et pleurant aux morceaux comme par exemple quand on a fait La nuit je mens.



Dans votre album vous côtoyez des artistes plus ou moins connus du reggae mais pas que. Pourquoi ces choix ?
Il y a en partie la volonté de porter les artistes, pouvoir faire découvrir des coups de cœurs que l’on a sur des voix. On a des chanteurs de tous horizons et quand on essaie de reprendre des morceaux reggae avec eux ça donne réellement une nouveauté au style et on ne veut vraiment pas lâcher ça. Un chanteur qui a une approche jazz sur du reggae ça déboîte.

Pour la création de cet album comment vous y êtes-vous pris et en combien de temps ?

Déjà on n'a rien jeté. Tous les morceaux sélectionnés ont été sortis. C’était un pari à prendre mais bien sûr on avait toujours la question "est-ce que ce morceau va prendre ? Quels seront les retours ?".  Il y a eu des doutes, ça a aussi été complexe en terme d’organisation pour produire tous les mois un rendu à tenir quand parfois on ne parvenait pas à se regrouper. Pour notre concept, à chaque fois tout se fait dans la journée. On enregistre et on raccompagne l’artiste qui vient pour la journée et on n’a donc que cette prise-là à proposer. On est dans un concept live donc on n’a pas le droit aux retouches. On enregistre tous ensemble donc s’il y a un raté on ne peut rien rattraper ensuite. L’artiste ne sait pas comment ça sonnera en reggae, il n’a pas eu de démo en amont il pose sa voix le jour J où l’on se retrouve pour enregistrer. C’est un défi mais c’est ce qui fait la fraîcheur du concept avec parfois quelques imperfections qui font le charme des morceaux et leur donnent ce côté live authentique. C’est un moment vivant qui est capté une seule fois et immortalisé dans un album toujours dans l’esprit de ces reggae bash improvisées et jammées les mardis soirs au Booboo’zzz Bar.



Sur cet album quel aura été le meilleur souvenir d’enregistrement ?
Le mien sur cet album ça va être le morceau avec Rébecca M'Boungou sur Owner of A Lonely Heart parce qu’elle nous a vraiment étonnés. Avec elle, le morceau passe par plein d’univers et c’est une belle fierté sur cet album tant pour l’arrangement que pour la voix. On n’a plus du tout le côté rock, mais on a vraiment autre chose d’assez unique et à la fin on a ce côté enflammé à la soul façon Motown qui rend le morceau très original.



Une autre rencontre de ce projet Reggae Bash : Ben L’Oncle Soul...
On savait que Ben avait commencé avec des covers donc on se reconnaissait aussi là-dedans. Il est branché soul et il aime le reggae et on avait vraiment envie d’avoir un "parrain" pour représenter tous les chanteurs très soul qu’on a pu avoir et qui est, au final, la couleur musicale dominante de  notre album. C’était la rencontre qui permettait de prouver à un public un peu plus large qu’on pouvait amener le reggae ailleurs et faire que des gens qui aiment ce que fait tel ou tel artiste, et notamment Ben L’Oncle Soul, découvrent et aiment ce que l’on fait. Ben est une personne simple et humaine qui, si un projet le fait kiffer musicalement, fonce. Et on est heureux de cette rencontre.



Vous avez partagé l’aventure des tournées avec Volodia qui était présent au Rocher de Palmer le 3 mai pour soutenir l’album qui vous présentiez. Comment vivez-vous ces expériences sur scène ?
On est le backing band de Volodia. Ça nous a apporté beaucoup notamment pour parfaire aussi nos lives en tant que Booboo’zzz All Stars et on voudrait justement se concentrer aussi sur ça. On a certes le projet Reggae Bash sur le net avec nos publications chaque mois avec les artistes invités. C’est vraiment un concept destiné à Youtube et pour nos albums mais on a aussi envie d’exploiter le côté live à cinq. L’idée c’est vraiment de tourner sur scène avec notre projet et ensuite revenir aux vidéos et de nouvelles productions ensuite pour un autre album. L’album c’est du live mais sans scène. On a déjà certaines dates prévues pour cet été où on va pouvoir vraiment faire vivre le concept sur scène. On sera sur la tournée du Reggae Sun Ska le 13 Juillet à Bordeaux ; on a aussi une carte blanche Booboo’zzz All Stars au No Logo Festival le 12 Août. On sera aussi sur le Off des Francofolies le 12 Juillet. L’idée est vraiment de jouer à cinq et pouvoir faire venir des chanteurs sur scène pour se faire tous plaisir. Par exemple on fera venir Flox à la Rochelle, Max Livio ou bien encore Mystic Loïc et Joss Bari au No Logo. La base du live reste à cinq mais elle nous permet justement de s’offrir des moments avec d’autres artistes.



Vous êtes présents sur la Baco Tape Volume 2 et l’album est sorti sur le label Baco Records. Comment se passe l’aventure ?

Tout se passe super bien. On a vraiment une super équipe motivée. Ils misent sur des choses et prennent des risques. Un projet comme le notre qui sort un peu des sentiers battus ils l’ont quand même saisi. Le public Baco est généralement un public très jeune fan de reggae français alors que le notre est plus dans la trentaine et pourtant on arrive à faire un beau travail ensemble et à s’entendre sur les projets. C’est vraiment une belle expérience en équipe. Notre projet met l’accent sur la musique et la technique auxquelles un public jeune s’identifie peut-être moins car on ne véhicule pas une image sur scène mais pourtant on arrive à intéresser le label. Avec l’expérience Baco on arrive à défendre musicalement les choses, montrer que le reggae ce n’est pas que le reggae français et qu’il y a plein d’horizons possibles.

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