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 Génération One Drop : notre sélection Génération One Drop : notre sélection
08/02/19 - Auteur(s) : La Rédaction

C'est toujours le Mois du Reggae sur Reggae.fr. Aujourd'hui, on vous propose une playlist spéciale One Drop avec nos 10 titres incontournables du genre. La vague reggae new roots consciente des années 90 s'est étendue jusque dans les années 2000. Capleton, Sizzla, Anthony B., Buju Banton, Jah Mason, Luciano, Jah Cure, Bushman, Morgan Heritage, Junior Kelly, Fantan Mojah ou I-Wayne, ils sont nombreux à avoir porter fièrement les couleurs rastas dans des morceaux brûlants devenus des classiques de la musique jamaïcaine.

Sizzla - Black Woman and Child
Sorti en 1996 chez Digital B, le single est une ode à l'Afrique à travers la femme noire et son enfant. Adepte de la Black Supremacy, Sizzla y affirme que les premiers hommes présents sur Terre étaient noirs. Mais, plus qu'un plaidoyer, la chanson est une déclaration d'amour au continent africain, à ses habitants et à toute la diaspora noire du monde entier. Le riddim est minimaliste, presque nyabinghi, et Sizzla y dépose des mots d'une rare maturité.



Anthony B. - Fire Pon Rome
Fire Pon Rome sort en 1995 sur le label Star Trail et fait l'effet d'une bombe. En mettant le feu à Rome, Anthony B. fustige le Pape et affirme la volonté des rastas à se laisser pousser les locks ("Brûlons Rome, le Pape, ses ciseaux et son peigne"). Mais au-delà de ça, le bobo affiche la fierté noire et n'hésite pas à brûler également quelques grandes figures jamaïcaines : des politiciens comme Edward Seaga ou PJ Patterson (alors Premier Ministre), mais aussi des businessmen puissants comme Issa ou Mayer Matalon. Le titre est immédiatement censuré. Ce qui fait les affaires d'Anthony B. qui avait parfaitement prévu cette censure, puisque sur le macaron du 45T original, on pouvait lire ceci : "La liberté d'expression est nécessaire au développement d'un pays. Jouez ce disque, c'est votre droit et votre devoir. Les médias sont au peuple."



Buju Banton - Hills and Valleys 
Hills And Valleys figure sur l'album Inna Heights sorti en 1997 chez VP, l'un des deux albums mythiques de Buju Banton, avec Til Shiloh. Un morceau au message d'amour et d'unité porté par une instru roots à souhait sur laquelle la voix rocailleuse de Buju se fait plus juste et plus complexe que jamais. Un chef d'œuvre !



Capleton, Morgan Heritage, Bushman, Jah Cure, LMS, Ras Shiloh - Liberation Riddim Medley
En 1999, Capleton est à l'aube de sa deuxième carrière. Tourné vers le reggae conscient après de nombreux tunes slackness au début des 90's, Jah Jah City devient son hymne de référence. Il y fustige la violence qui sévit dans les villes jamaïcaines et espère rapidement la fin des assassinats. Paru sur l'album culte More Fire, le tune est posé sur le Liberation Riddim, produit par la famille Morgan Heritage, dont le superbe clip medley regroupe également Jah Cure (qui n'apparaît pas dans la vidéo puisqu'il est en prison à l'époque), Morgan HeritageRas ShilohLMS et Bushman.



Luciano - Give Praise
Un titre à l'intro énergique sur laquelle le chanteur s'autorise souvent un flip avant lorsqu'il est sur scène, provoquant généralement l'hystérie du public. Produite par le saxophoniste Dean Fraser en 2004, cette chanson expose la foi du chanteur en Rastafari. Une foi inébranlable qui lui donne la force de pondre des hits comme celui-là. Un véritable incontournable du new roots des années 2000 !



Junior Kelly - Love So Nice
Inspiré par une querelle amoureuse à laquelle Junior Kelly assiste de loin, Love So Nice est LE hit de l'artiste. Posé sur une adaptation moderne du Stir It Up de Bob Marley, le tune est bourré de contrastes... Entre chant mélodique et toast acéré, il illustre le style singjay à la perfection et les lyrics pessimistes contrastent avec les notes joyeuses qui se dégagent du riddim. Un tune qui donne plus envie de danser et de tomber amoureux que de se lamenter sur son sort...



Chezidek - Leave the Trees
Chezidek est connu pour être un artiste proche de la nature. Malgré sa notoriété grandissante, il n'a jamais quitté ses montagnes natales et vit au milieu de la forêt, se contentant la plupart du temps de ce qu'elle lui offre. Il affiche ce mode de vie dans ce tube qui le révéla au grand public en 2004. Posé sur un recut du Chapter A Day Riddim de Jacob Miller, Leave The Trees est une ode à la ganja, mais pas seulement... Chezidek fait bien sûr référence aux nombreuses plantations d'herbe détruites en Jamaïque par les forces de l'ordre, mais il va au-delà de ça en rappelant au monde entier que les plantes sont des êtres-vivants. "Laissez les arbres tranquilles, laissez-les vivre. Vous ne voyez pas que vous détruisez l'environnement".



Jah Mason - My Princess Gone
L'histoire ne dit pas si Jah Mason a vraiment été quitté par sa petite amie. Mais à l'entendre, on veut bien le croire. Le bobo délivre un refrain d'une clarté impressionnante et sa voix s'envole comme un cri de détresse. "My princess goooooooooooooooooooooone", sa voix ne semble jamais s'arrêter. L'intro du morceau donne des frissons et appelle au pull up immédiat. La tristesse du refrain contraste avec la colère des couplets, où le singjay montre ses capacités à enflammer un riddim.



Fantan Mojah & Jah Cure - Nuh Build Great Man
Sorti en 2005 sur le label Downsound, Nuh Build Great Man est une sublime combinaison entre Jah Cure et Fantan Mojah. Une rencontre au sommet ! L'un représente l'avenir du new-roots et l'autre a un statut d'icône acquis en prison. Jah Cure bénéficiera d'ailleurs d'un traitement de faveur pour tourner ce clip entre les mûrs de la prison de Spanish Town. Posés sur le Sweet Sop Riddim, les lyrics rendent hommage à tous les grands hommes tués par la folie du système. Les deux artistes citent Bob MarleyPeter ToshHugh MundellNitty GrittyTenor Saw, Malcolm X et... Martin Luther King. Tous décédés dans des circonstances troublantes ou ayant subi des tentatives d'assassinat, ils s'étaient, chacun à leur mannière, élevés contre l'injustice et les inégalités.



I-Wayne - Living in Love
Ce qui fait le charme d'I Wayne, c'est bien sûr sa voix douce et aigüe si singulière. Mais on oublie souvent qu'il est l'un des paroliers les plus talentueux de sa génération. Sur ce titre, il appelle à la paix sans jamais glisser vers les clichés du rasta "peace & love". La force de ce tube est aussi due à l'immense Hard Times Riddim, connu pour avoir abriter le That Day Will Come de Capleton, le Silver and Gold de Luciano et le Lonely Heart de Bascom X (à qui l'on promettait une grande carrière à l'époque, avant qu'il ne tombe dans l'oubli). La série Hard Times est produite par Gibbo, qui n'est autre que le fils du légendaire Joe Gibbs. Le fiston s'allie d'ailleurs pour l'occasion à l'ingénieur du son fétiche de papa : Errol T., qui signera là l'un de ses derniers faits d'armes avant de décéder en 2004. Errol ne verra malheureusement jamais le succès de son riddim qui ne sortira qu'en 2005...

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