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Al Griffiths - Interview Gladiators Al Griffiths - Interview Gladiators
13/03/19 - Auteur(s) : Propos recueillis par Ju-Lion ; Photos : DR

Al Griffiths, le fils d'Albert Griffiths, est de retour à la tête des Gladiators ! Il reprend le flambeau de son père, leader historique de la légendaire formation jamaïcaine, après quelques batailles autour du nom du groupe qui semblent terminées. Un nouvel album de 14 titres, Roots Legacy, sortira au mois de mars avec quelques reprises de classiques (Looks is DeceivingJah WorksGuts...) et de nouvelles compositions. Installé à Reims pour répéter avec son groupe avant la tournée qui accompagne l'album, Al répond à nos questions autour de cet album. On en profite pour prendre des nouvelles de son père, absent du groupe depuis presque 15 ans maintenant...

Reggae.fr : Roots Legacy est le nouvel album des Gladiators. Où et avec quels musiciens et producteurs as-tu travaillé ?

Al Griffiths : On a fourni un énorme travail pour cet album donc ça nous a pris pas mal de temps. Mais on a atteint la qualité qu'on visait. On a enregistré des démos au studio de Bravo, un grand ingénieur du son en Jamaïque. J'ai ensuite enregistré la moitié de mes voix en France et l'autre moitié en Jamaïque. Mon frère joue la batterie sur une partie des titres et c'est le batteur français Richacha qui s'est chargé du reste. A la guitare, c'est Jimaï des Kayans, un groupe français que vous devez connaître et qui a toujours été très proche de la famille Gladiators. Jimaï fait aussi les choeurs. Aux claviers, il y a Professor Wise et à la basse c'est Sly. Ils sont tous les deux de Reims et ils faisaient aussi partie des Kayans.

Les Gladiators d'aujourd'hui sont Français on dirait ?
Oui, il n'y a que mon frère et moi qui sommes Jamaïcains sur cet album. Mais ça n'a pas d'incidence sur la musique. Ces gars-là sont mes frères et ce sont d'excellents musiciens. Cela fait déjà deux ans qu'on fait des concerts ensemble et on s'entend très bien sur scène. Ça se ressent sur l'album aussi. Comme vous le savez, les Gladiators ont traversé une période difficile avec certaines personnes qui ont essayé de s'approprier le nom du groupe à ma place. Mais les Gladiators c'est moi et ça le sera toujours car j'ai reçu ce pouvoir directement de mon père. Il m'a donné l'autorisation de poursuivre son travail. Il ne l'a donné à personne d'autre. Je suis né Gladiators et je suis content aujourd'hui de reprendre ma mission là où elle en était. On va essayer de redorer le blason des Gladiators !

Les problèmes autour du nom Gladiators sont terminés maintenant ?
Oui, je suis le seul représentant officiel des Gladiators. Mon père est encore en vie et il s'assure que ça continue dans ce sens. C'est lui qui a créé les Gladiators, personne d'autre. Tous ceux que vous avez vu ces dernières années essayer de s'approprier le nom comme s'ils avaient créé le groupe, c'est mon père qui les avaient recrutés des années auparavant. C'est lui qui est venu les chercher mais ils n'ont rien créé du tout.

Mais comprends-tu que le public européen a parfois plus l'impression de voir les Gladiators sur scène quand il voit les musiciens qui étaient avec ton père que quand ils te voient toi sur scène avec des musiciens français ?
Je comprends ce que vous voulez dire, mais je ne vois pas les choses comme ça. Dans les Gladiators comme dans tous les groupes, les musiciens vont et viennent. Il y en a qui restent plus longtemps que d'autres et qui ajoutent leur touche au groupe, mais pour moi c'est le chanteur le plus important dans un groupe car c'est lui qui crée la musique. En tout cas c'est ce qui s'est toujours passé avec les Gladiators.

Et n'as-tu jamais eu envie de faire de la musique sous ton propre nom, sans être associé aux Gladiators ?
Je suis né avec la musique en moi grâce à mon père. Je crée ma propre musique mais je suis aussi très fier de continuer à faire vivre la musique de mon père. Il a fourni un travail incroyable qui a eu un immense impact sur le monde. Il était en mission et je ne peux pas laisser ça s'éteindre. Je dois continuer cette mission, c'est mon héritage, c'est mon sang. C'est pour ça que sur cet album il y a des reprises de quelques classiques des Gladiators.

Et justement l'album s'appelle Roots Legacy. C'est lourd de sens. Ça représente cette responsabilité que tu as de poursuivre le travail de ton père. Ressens-tu une certaine pression ?
Non car je suis né pour faire de la musique. C'était mon destin, donc ça ne peut pas être un poids pour moi.



We Are Not est le premier single de l'album. De quoi parle cette chanson ?
C'est pour dire que nous ne sommes pas nés pour souffrir ni pour être pauvres. Chaque être humain qui vient au monde est né pour gagner et nous souhaitons le rappeler à tout le monde.

On entend un autre chanteur que toi sur le titre Freeman. Qui est-ce ?
C'est Jimaï, le chanteur des Kayans dont je vous parlais tout à l'heure.

Dans le titre Reggae Mash Up, tu dis que le reggae a beaucoup de succès à travers le monde et qu'on l'entend partout à la radio. En France c'est vrai pour Bob Marley, mais le reste des artistes reggae ne passent que très peu à la radio. Cela ne veut pas dire que le reggae n'a pas de succès, il attire du monde en festival et dans les salles, mais les médias grand public ne s'y intéressent pas. Comment expliques-tu ça ?
La musique prend parfois du temps avant de rencontrer son public. Je n'explique pas vraiment ce manque d'intérêt des grands médias pour le reggae, mais cela ne freine en rien son succès et son impact. Dans tous les concerts que je fais, je rencontre des gens qui me remercient et qui me disent que le reggae a changé leur vie. Ceux qui représentent le reggae doivent continuer à s'unir pour faire le bien et donner de la force au public. Il faut continuer à promouvoir le reggae toujours plus pour qu'il atteigne la place qu'il mérite.

Les chansons de ton père que tu reprends sur l'album sont des titres que tu as l'habitude de chanter sur scène mais c'est la première fois que tu les enregistres en studio n'est-ce pas ?
Oui. Après toutes les épreuves que j'ai traversées avec cette guerre autour du nom Gladiators, j'ai parfois été découragé. Le système ne m'a pas aidé dans cette lutte. Et je sais que mon père a connu beaucoup d'épreuves aussi dans sa vie de musicien donc ces reprises ont beaucoup de sens pour moi.

Tu restes très fidèle aux versions originales. Comment apportes-tu ta personnalité dans ces chansons ?
Tout ce que je fais, je le fais en tant que Gladiators. C'est naturel. Je suis fier d'être le fils de mon père. Son sang coule dans mes veines donc c'est normal que quand je chante ses chansons, cela ressemble aux originales. Je ne cherche pas à en faire des versions différentes. J'apporte ma créativité dans les nouvelles chansons.

Comment as-tu choisis les titres que tu as repris ?
Ce sont tout simplement mes préférés.

Et si tu devais choisir TA chanson préférée des Gladiators, laquelle serait-elle ?
Ouah ! C'est trop difficile, il y en a tellement. Guts, God Bless... Mais si je suis obligé d'en choisir une, je dirais Dreadlocks the Time Is Now.



Comment va ton père aujourd'hui ? Où en est sa santé ?
Il est Aberdeen à l'ouest de la Jamaïque dans la paroisse de St Elizabeth. Il est chez lui et il prend soin de lui. Il est toujours malade, mais son état est stable, ça ne s'empire pas. Il est toujours vivant et j'ai l'espoir qu'il aille mieux un jour. Je suis sûr qu'avec la force du Très Haut il sera sur pied bientôt.

C'est lui qui a voulu que tu fasses de la musique ?
Dans un sens oui car il nous a appris à jouer des instruments à mes frères et moi. Quand on était petits et que les Gladiators répétaient, on prenait les instruments quand ils faisaient une pause. Mon frère Anthony à la batterie, mon autre frère – qui est décédé depuis – au clavier et moi à la basse. Mais comme je vous l'ai déjà dit, on était nés pour ça. La musique est dans notre sang. Si on t'apprend à jouer de la musique mais que tu n'es pas né pour ça, ça ne marchera pas. Moi je chante tous les jours de ma vie depuis que je suis petit. Quand j'étais tout gamin, je chantais sous la douche et je ne savais pas que mon père m'écoutait. Et un jour, il m'a dit : « Continue de t'entraîner à chanter les morceaux des Gladiators, car un jour c'est toi qui reprendra le flambeau. » Je ne sais pas s'il savait qu'il était malade ou s'il pensait déjà à se retirer de la scène musicale quand il m'a dit ça, mais je l'ai pris très au sérieux. Et j'ai attendu que mon tour vienne pour poursuivre sa mission.

Sur ta première tournée avec les Gladiators en 2005, tu partageais la scène avec lui. Vous étiez tous les deux sur scène et ça a été sa dernière tournée. C'était prévu comme ça ?
Non, on devait encore faire une tournée ensemble. C'est à moi qu'il a dit en premier qu'il ne se sentait pas capable de la faire à cause de sa santé. J'ai dû l'annoncer moi-même au tourneur qui a décidé de ne pas annuler la tournée car mon père voulait que les Gladiators survivent. Il m'a définitivement confié les rênes du groupe après l'album Father and Sons en 2005.

Ton père a-t-il eu l'occasion de te voir sur scène seul, sans lui ?
Il a seulement vu des vidéos. Mais il est fier de ce qu'il a vu. Mon père est quelqu'un d'exigeant. Si quelque chose ne va pas, il te le dit sans faire de détour.

Tu n'es pas le seul artiste à faire vivre la musique de son père. Apprécies-tu le travail des autres enfants d'artistes ?
Oui bien sûr. Dès qu'un fils ou une fille reprend le travail d'un de ses parents, je trouve ça beau et je soutiens à 100 %. Big Up aux frères Marley ou à Kenyatta Hill par exemple qui continue de faire vivre la musique de Culture et de son père Joseph Hill.

Peut-être qu'un jour ce sont tes enfants à toi qui reprendront le flambeau des Gladiators ?
Bien sûr. J'ai deux enfants, un de 23 ans et un de 7 ans, ils sont aussi nés Gladiators et ils se préparent déjà. Ils font déjà de la musique et je travaille sur la construction d'un studio pour pouvoir produire leur musique.

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commentaires
le 16/03/19 par GreenHills
Le 1er extrait du nouvel album donne envie d'écouter le reste, ça sonne bien. Par contre, à lire l'itw, quel manque de respect pour les membres fondateurs de Gladiators! Moi je les trouve + légitime à garder le nom que lui. Si le band s'était appelé The Griffiths ok mais là je vois pas en quoi il a + droit au légue du nom que les musiciens légendaires qui ont fait Gladiators avec ce son particulier.

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