Reggae Party Tour
14/11/20 au 28/11/20
The Subvivors Interview Dub Ambassadors The Subvivors Interview Dub Ambassadors
30/07/20 - Auteur(s) : Propos recueillis par Adrien

Nouvel épisode dans notre série d'interviews Dub Ambassadors. Vous avez rendez-vous aujourd'hui avec les français de The Subvivors. Toute la musique du groupe est à découvrir ici.


Entretien :

Reggae.fr : Pour commencer pouvez-vous nous présenter rapidement The Subvivors ?
Gary Clunk: Subvivors c’est un trio qui se compose de Rémi à la batterie sur une batterie électronique,  Fred à la basse et moi même Gary au mix général, j’envoie des séquences d’ordinateur et je mixe les instruments qui sont joués en live.



Reggae.fr : Racontez-nous un peu votre découverte avec le reggae dub.
Gary : Il y a plus de 15 ans j’ai commencé à sortir dans des concerts à Bordeaux grâce à un grand frère qui m’y amenait, j’ai découvert le dub via les artistes locaux comme Improvisators Dub et s’en sont suivis plein d’autres concerts où j’ai vu Zenzile, Brain Damage, Mad Professor etc. C’est comme ça que j’en suis venu là, avec les années ça m’a donné envie de composer mes propres morceaux donc j’ai développé un projet solo sous le nom de Gary Clunk. En 2015 Fred et Rémi m’ont convié à jouer dans Subvivors.
Rémi : Moi ça a commencé en 1997 dans une petite salle de concert à Mont de Marsan dans les Landes, il y avait Iration Steppa avec le bassiste Denis Rootikal. Je ne connaissais pas trop j’aimais bien le reggae mais sans en être fan et j’ai pris une grosse claque. Je suis musicien j’ai joué dans pas mal de groupes j’ai monté pas mal de projets et j’en ai toujours plusieurs, dans plusieurs styles, de la musique la plus extrême et violente à la plus douce en endormante. Avec Fred on se croise depuis très longtemps mais il y a une période où l’on s’est encore plus croisé et on s’est plu autant humainement que musicalement. Du coup il est venu me voir et m’a proposé que l’on fasse de la musique ensemble, moi il n’y avait que du dub que je n’avais pas encore fait et j’avais envie d’en faire depuis toujours, j’avais déjà essayé un peu tout seul et quand Fred est venu me brancher je me suis dit c’est aujourd’hui ou jamais.  Donc depuis 3 ans je découvre et je pratique le dub avec mes copains de Subvivors.
Fred : Alors moi je suis passionné de reggae depuis très longtemps. J’ai toujours joué un peu de rocksteady et d’early reggae, et Subvivors c’est une histoire, c’est Subvivors quoi !



Reggae.fr: Racontez-nous un peu comment se passe la création d’un morceau de Subvivors ?
Gary : Il n’y a pas de rôle défini pour la composition, l’instrument de base va être le clavier comme pour toutes les MAO, avec ce clavier je vais pouvoir créer une mélodie, Rémi va pouvoir faire une ligne de basse et Fred une seconde mélodie ou même une ligne de guitare qu’on fera ensuite rejouer par un vrai guitariste. Il n’y a donc pas de rôle défini, ils sont un peu interchangeables pour la compo.
Rémi : On a d‘abord composé séparément, quand on a crée le projet, Gary écrivait des morceaux de son coté, Fred aussi, et puis on les jouait ensemble. Depuis le début Fred fait sa ligne de basse lui-même, même si des fois on lance nos idées mais l’intérêt d’avoir des musiciens c’est d’avoir leur propre jeu. Pour les batteries pareil Gary ou moi les avions écrites et je les ai reprises en live, donc les morceaux partent du studio et sont joués après en live comme la plupart des mecs qui jouent du live dub je pense. Nous en fait on a des boucles relativement courtes hormis les chants ou les solos comme Francis (ndlr : musicien qui se trouve à coté lors de notre entretien) qui a fait une flute sur un de nos morceaux l’an dernier. En gros le chant ou le lead mélodique tourne, il cadre un peu le morceau et puis le reste c’est nous qui décidons quand on déclenche, quand on joue, quand on ne joue pas, quand ça dubbe, quand ça joue reggae… C’est une façon de faire de la musique assez intéressante, c’est un échange à trois. Et depuis un an maintenant on compose vraiment à trois dans une pièce, on part d’une grille d’accords que l’un ou l’autre amène mais c’est rien dans un morceau une ligne d’accords, on travaille vraiment tous ensemble pour faire le reste et on se laisse la liberté en live de ne pas jouer ce qu’on a pressé sur un disque ou sorti en digital, on se laisse une liberté totale. Le morceau qu’on a fait avec Francis c’était pour une compil. Ce soir (ndlr : Dubbing Dead de Bordeaux janvier 2019) on va le jouer et on a décidé d’entrée,, sans même en discuter de le jouer autrement ; c'est ce qu’est le dub en fait, en tout cas moi de ce que j’ai cru en comprendre et ce que j’en aime, c’est-à-dire un peu la folie de l’instant.



Reggae.fr : Justement,  pour finir une question toute simple mais qu’on adore poser: c’est quoi le dub ?
Rémi: Pour moi, et je suis le moins spécialiste de la bande, c’est un morceau de reggae, forcément un morceau de reggae, joué avec des effets et sans le lead, pour moi c’est ça. Après c’est comme toute musique, c’est comme la techno il y a 25 ans la techno c’était cela et maintenant c’est 300 millions de styles. Mais pour moi le dub c’est ça, c’est vraiment du reggae, ce qui manque un peu aujourd’hui, il y a du dub ou on perd le reggae, où on perd le groove, on perd l’essentiel, un bon riddim on pourrait l’écouter 18h d’affilée en se disant « ce riddim il tue ».
Gary: Pour moi c’est ça aussi, une version instrumentale du reggae, qu’elle soit digitale ou complètement jouée avec des instruments acoustiques peu importe ; mais c’est aussi laisser place à  la folie de l’instant dans le mixage, pouvoir déstructurer le morceau dans tous les sens. Autant le morceau va pouvoir commencer par un kick basse batterie avec la mélodie qui va tourner pendant 2 minutes et après on va revenir juste à une ligne de skank qui va partir dans le delay…. Voilà c’est déstructurer le morceau dans tous les sens, sans barrières et sans limites. C’est ce qu’on fait dans notre live comme dit Remi nos morceaux ne sont pas structurés, on part d’une intro de base sur laquelle on est tous d’accord et après le morceau va pouvoir durer 3 minutes comme 8 minutes, on se regarde on se fait des signes et suivant comment les gens répondent, le morceau a une durée de vie plus ou moins longue.

Big Up et longue vie The Subvivors !

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