Stick Figure en tournée
07/11/19 au 21/11/19
Max Romeo en tournée
11/10/19 au 06/11/19
Dub Inc - Millions Tour
10/10/19 au 15/12/19
Clinton Fearon en tournée
08/10/19 au 03/11/19
Tiken Jah Fakoly en concert
17/09/19 au 14/12/19
Linval Thompson et Romeo K
07/11/19 - Montpellier
Sinsémilia
23/11/19 - Paris 18

Twinke Brothers

Stick Figure

Max Romeo

Showcase King Stone

Clinton Fearon

Dub Inc

Linval Thompsoon

Tairo

TJF

Sinsémilia

La Scène Reggae de Nouvelle Zélande La Scène Reggae de Nouvelle Zélande
20/10/06 - Auteur(s) : Jennifer Raoult

Aotearoa, « Land of the Long White Cloud », en langue maorie, petite nation isolée dans le Pacifique Sud, plus connue sous le nom de Nouvelle Zélande, a vu émerger ces dix dernières années une scène Reggae, Roots, Dub de qualité qui mérite toute notre attention.
La situation géographique de la Nouvelle Zélande (NZ) et la particularité de son histoire donne à cette nation un caractère singulier. L’archipel de la NZ, constitué de deux grandes îles montagneuses, étirées sur 1600 km se trouve sur « la ceinture de feu » du Pacifique, une zone de faiblesse de l’écorce terrestre où se trouve recensées de nombreuses fractures géologiques. Cette position explique la richesse de son relief, la fertilité de ses sols et les particularismes de sa végétation. Son peuplement fut très tardif (les premières traces de campements humains datent du 13éme siècle, bien que les premières arrivées en canoe de Polynésiens soient antérieures), ce qui fait de la NZ la plus jeune des nations. Son histoire est donc très récente et sa culture composées d’influences d’un genre unique. Elle est aujourd’hui la capitale du Pacifique Sud où bourgeonne un mélange de cultures maories, polynésiennes, asiatiques et européennes. De cette mosaïque culturelle est née une scène artistique très active à l’identité propre.
L’environnement quasi vierge de ce pays, la diversité de ses paysages spectaculaires à l’incroyable richesse naturelle influe nettement sur la culture artistique. En observant les oeuvres des artistes néo zélandais, on constate l’importance de cette relation à l’environnement naturel et l’attachement qu’ils portent à leur terre. A la singularité de ses caractéristiques démographiques (une population peu nombreuse de 4 millions d’habitants), géologiques et historiques, s’ajoute un environnement politique et social stable et ce malgré les méfaits de la colonisation.
Lorsque l’on entend parler de la Nouvelle Zélande, c’est souvent pour faire allusion à leur sport national, le rugby, et à l’une des meilleures équipes de la planète , les All Blacks, qui s’emparent de leur première coupe du monde en 1987 et remportent six fois le tournoi des Tri Nations. On parle également de leur performance en voile puisque la « Team NZ », remporta deux années consécutives la prestigieuse coupe de l’America à Auckland. Mais la Nouvelle Zélande est aussi la nation de grands explorateurs tels qu’Edmond Hillary qui, accompagné de son sherpa népalais Tensing Norgay, fut le premier à poser son drapeau sur le « toit du monde », le 29 mai 1953. C’est la première ascension de l’Everest qui aboutit.
En tant que français, on se souvient également du sabotage du « Rainbow Warrior », le bateau de l’organisation écologiste « Greenpeace » qui explose en 1985 dans le port d’Auckland. L’enquête révèlera que l’attentat fut perpétré par la DGSE, service de contre espionnage français. « Greenpeace » préparait alors une campagne contre les essais nucléaires français dans le Pacifique. Enfin, notons que la Nouvelle Zélande n’est pas uniquement un pays précurseur concernant l’écologie mais que son histoire a souvent été un exemple pour le reste du monde. Elle est notamment le premier pays à attribuer le droit de vote aux femmes en 1893 et le seul à le faire au 19ème siècle ! Cependant, ce petit monde des antipodes reste encore peu connu sur de nombreux aspects et possède un immense patrimoine à découvrir.
Aujourd’hui, l’activité de sa scène artistique ne cesse de s’intensifier et s’exporte peu à peu hors de ses frontières. Elle a vu naître de nombreux groupes de talent dont l’impact touche un public international. Le Reggae s’est largement imposé au sein de cette nation dont l’histoire et particulièrement celle de la communauté maorie présente de nombreuses similitudes avec celle de la Jamaïque. Il n’est donc pas étonnant que ce genre ait tant influencé la musique d’Aotearoa !



Trinity roots

Ce trio de Wellington, formé en 1998 par Warren Maxwell (chant et guitare), Rio Hemopo (basse et chœur) et Ricky Gooch (batterie, percussions, chœur) incarne parfaitement l’esprit de la musique d’Aotearoa. Trinity Roots se sépare en 2005 mais il reste néanmoins essentiel de le présenter car il est l’un des groupes phares du roots néo zélandais .La musique de Trinity roots est imprégnée de cette culture du Pacifique aux influences diverses et d’une spiritualité profonde présente dans chacun de leurs albums, les rapprochant des « conscious artists » jamaïcains. Ce roots qui emprunte aux sonorités soul, blues, ainsi qu’au rock steady groove, et agrémenté de talentueuses impros jazz est bouleversant d’émotion. A cela s’ajoute la troublante voix de Warren Maxwell qui intensifie la dimension émotionnelle de leur musique. « Nous utilisons le roots comme un véhicule ou un médium pour transmettre l’émotion. Nous combinons un message lyrique sur des rythmes primaires. Notre musique est organique et spirituelle dans la manière dont nous la jouons. », dixit W.Maxwell. Leur dernier album, « Home, Land and sea » est certainement l’une des plus belles productions de la scène néo zélandaise de cette décennie et l’une des plus emblématique. Les thèmes présents dans cet album et les messages qu’ils véhicules sont intimement liés à la culture kiwi et aux valeurs maories : la terre, la nature, l’amour, la paix, la quête spirituelle… L’album débute sur un titre envoûtant, « Aotearoa », véritable hymne à la beauté de la terre natale du groupe, qui nous plonge aussitôt dans la douce et intime atmosphère de leur univers. Suivi du très jazzy « Longs I for you » aux délicieuses mélodies vocales et de l’excellent titre « The dream » dont la basse et la voix de la remarquable chanteuse Holly Smith nous ensorcellent neuf minutes durant. Pas un des titres de « Home, land and sea » n’est décevant ou ne diminue d’intensité ! Trinity Roots nous invite à vivre un pur moment d’évasion du début à la fin rendant cet album indispensable aux amateurs de tous genres.

Site du groupe : http://www.trinityroots.com
Contact : bro@trinityroots.com











Fat Freddys Drop

Dans la lignée de Trinity roots, Fat Freddys Drop, également originaire de Wellington, est l’un des groupes les plus renommés de la scène kiwi .Le groupe, fondé en 2004 à l’initiative de Fitchie (ingé son, leader de la formation et considéré comme le meilleur producteur de NZ), s’est rapidement bâti une solide réputation au niveau international. La force de leurs performances scéniques, la qualité et l’originalité de leur musique leur valent une reconnaissance immédiate du public néo zélandais. Leur premier album, « Based on a True Story », connaît un grand succès dès sa sortie en mai 2005 et devient disque d’or en seulement deux semaines. Il est distribué en Europe et dépasse les 100 000 exemplaires en décembre 2005. L’éclectisme de leur musique qui, passant du funk au jazz, de la soul au roots en n’oubliant pas le reggae des sound system, s’explique par les influences multiples de chacun des membres. Sept musiciens confirmés qui sont autant de personnalités, d’inspirations, de contributions, participent à ce projet : le déjà cité Fitchie alias MU (technicien MPC) aux commandes, Joe Duckie alias Dallas Tamaria (chanteur et parolier), Fullah Flash alias Warren Maxwell (ténor et alto), Tony Chang alias Toby Laing (trompette), Ho Pepa alias Joe Lindsay (trombone), Jetlag Johnson alias Tehimana Ken (guitare), Dobie Blaze alias Lain Gordon (synthé). Car FFD, n’est pas un groupe ordinaire, c’est pour ainsi dire l’association de quelques musiciens de talent désirant vivre une aventure musicale suivant un style de vie et un état d’esprit bien à eux. A l’origine, le groupe s’est inspiré de Fat Freddys Cat, le personnage d’une BD américaine culte « The Fabulous Funny Freak Brothers », pour recréer à partir de ce comics un univers qui leur est propre et dans lequel chacun incarne un personnage. Ainsi, Fat Freddys Drop, c’est également une manière de vivre, de manger, de travailler, de créer et de partager, en somme une petite communauté aux mœurs bien tranquilles. Le groupe a ainsi crée son propre label indépendant, « The Drop », et leur studio « The Beach » est situé au bord de la mer comme son nom l’indique, à proximité d’un spot de surf . Il revendique un rythme de travail réglé sur « l’heure tropicale, sans pression du monde extérieur » et accorde beaucoup d’importance à la cuisine, « un passe temps sacré » ! Les performances live du groupe aux longues improvisations très appréciées du public sont une de leurs caractéristiques majeures : « Ce qui est bon dans la performance live, c’est qu’elle appartient au public et à ce qu’il en fait le temps d’une nuit, c’est une expérience unique » commente Fitchie. Fat Freddys Drop, a définitivement plus d’un atout pour charmer les foules !

Site du groupe : http://www.fatfreddysdrop.com
Contact : freddy@fatfreddysdrop.com
charles@kartelcreative.co.uk
Bio : http://www.reggae.fr/artiste-biographie/747_Fat-Freddys-Drop.html




















Salmonella dub

Salmonella Dub est l’ambassadeur de la scène Reggae/Dub de Nouvelle Zélande puisque le groupe voit le jour il y a bientôt 15 ans, en 1992 et n’a cessé son activité jusqu’à ce jour. En effet, il est le groupe emblématique d’Aotearoa et a fortement contribué à l’expansion et à la diffusion de ce genre musical. Influencé par la scène UK/Dub qui connaît un véritable essor au début des années 90 avec des groupes comme Dub Syndicate, African Head Charge ou encore Mad Professor, les trois premiers membres qui forment SD, Andrew Penman (guitare, samples, chant), David Deakins (batterie, chant, guitare) et Mark Tyler (basse, clavier) s’amusent à sampler des morceaux de mauvais goût pour en faire de puissantes versions Dub. De cette base douteuse, dont l’intention première ludique, ils parviennent à créer des samples de grande qualité qui marquent le début d’une longue recherche dans l’univers du son. Conan Wilcox (sax, percus, clavier) et Tiki Taane, le maori du crew (chant, guitare, percu, ingé son) s’ajoutent ensuite à la formation de départ, lui donnant une réelle ampleur. La musique de SD est un hybride de Roots/Reggae/Dub, aux beats drum’n’bass, en passant par le hip hop et le funk dans un style distinctif imprégné de la culture du Pacifique. Pour définir leur dernier album, « One Drop East », A.Penman parle de «Groove Pacifique Contemporain aux harmonies instrumentales et vocales complexes ». La puissance de leurs performances live a sérieusement contribué à la réputation du groupe, leur son massif dont l’intensité va crescendo est hypnotisant, les savants mixs de Tiki amplifient la dimension des instruments et la parfaite maîtrise des effets et des cuts, le tout agrémenté de projections et d’esthétiques créations lumière. SD revendique leur attachement à l’environnement naturel ainsi qu’à la culture maorie qui influence considérablement leur musique. Ce n’est pas par hasard que le groupe a choisi de localiser leur studio à Kaikoura, réputé pour son magnétisme, où de splendides montagnes plongent directement dans l’océan créant un paysage côtier spectaculaire. C’est dans ce lieu particulier que ces musiciens travaillent de manière collective, chacun contribuant librement à la conception du morceau qui subit leurs diverses influences. Le son de SD est depuis ses débuts en constante évolution et les dix années passées ont été considérablement productives, cinq excellents albums faisant désormais partie de l’histoire du Dub ainsi que de nombreux maxis et de savants remix. « Inside the Dubplates », sorti en 2001 marque une période décisive dans la carrière du groupe et témoigne grandement de leur talent et de leur expérience. L’album distribué par Virgin Records est leur production la plus aboutie jusque-là et les révèle au public européen qui l’accueille avec beaucoup d’enthousiasme. Le LP a depuis été entièrement remixé et distribué sous le nom de « Outside the Dubplates » par des grands noms de la scène Dub : Mad Professor, Adrian Sherwood, Groove Corporation, DJ Digital&Spirit, Dreadzone, 10 Sui, David Harrow… Inutile de vanter les qualités de ce remix ! Fort de son expérience, ce pilier de la scène kiwi fonde le Dub Conspiracy, sorte de label destiné à aider les jeunes groupes qui ont des intérêts similaires et un style commun, en leur donnant des contacts, en leur permettant d’enregistrer et d’être diffusés, en organisant des tours en NZ et Australie. C’est ainsi que la Dub Conspiracy compilation a été réalisée à la suite du Dub Conspiracy Tour révélant des groupes de talents tels que Cornerstone Roots, Kora, Budspells, Sunshine Sound system, Wicked Draw… SD est également à l’origine des Kaikoura Roots Festivals, organisés au bord de l’océan et réputés pour la qualité de sa programmation et de son ambiance. D’excellentes compilations ont été enregistrées lors des concerts et constituent un beau témoignage du talent des artistes présentés.
En 2005, le groupe sort un double cd, « Remixes and Radio Cuts », une sélection des meilleures tunes depuis le début de leur carrière, remixés par des pointures du Dub UK et néo Zélandais. Le choix de la track liste n’est cependant pas anodin, il évoque le voyage métaphorique des groupes coloniaux whakapapa depuis l’industrialisation britannique à la Nouvelle Zélande moderne. On y retrouve notamment le puissant remix de « Push On Thru » par Adrian Sherwood qui, avec les titres « Conspiracy Dub » et « Drifting », illustre la première vague de ces victimes du colonialisme désirant échapper à la conspiration des classes supérieures de la révolution industrielle. Le deuxième chapitre, avec des titres comme « For The Love Of It » par David Harrow, ou encore le « Tui Dub » de Mad Professor qui ne peuvent échapper aux amateurs du genre et « Outdoor Stylez » exprime les difficultés de survie dans l’Aotearoa des années 40 qui dérivent ensuite vers l’amour d’une vie nouvelle. Ce voyage historique se poursuit jusqu’au dernier chapitre qui conclu le cycle sur les remix de « Mercy » par Dj Fitchie (Fat Freddys Drop) également massif, preuve de son immense talent, du très skanky « Platetectonics » par Groove Corporation et enfin « Orbital » l’une de leur première création. Cette dernière production est une aventure dans l’univers de Salmonella Dub, retraçant 13 années de travail assidu et dont le résultat est plus que satisfaisant. Pour accompagner ce trésor, un DVD a été réalisé contenant les 6 vidéos clips de leur dernière album « One Drop East », un documentaire de 30 min « One Drop North » sur leur tournée Européenne de 2004 et un diaporama de splendides paysages de la South Island.
Le groupe travaille désormais sur leur prochain album et seront en tournée UK cet automne. SD continue d’hypnotiser les foules de ses low rolling dub bass aux saveurs du Pacifique.

Site du groupe : http://www.salmonelladub.com
http://www.dubconspiracy.com
Contact : p.fife@xtra.co.nz
timelessrecs@aol.com


















Katchafire

Ce groupe originaire d’Hamilton est le garant du roots traditionnel de la scène néo zélandaise. Fortement influencé par le reggae de Bob Marley (le choix de leur nom est révélateur), dont textes et musique sont nettement imprégnés. Chacun de leurs concerts est un hommage à celui qu’ils considèrent comme leur maître et première source d’inspiration. Les 8 membres qui forment Katchafire sont tous Maoris et profondément attachés à leurs racines. La culture maorie présente de nombreuses similitudes avec celle de la Jamaïque. Au regard de l’Histoire, ces deux nations ont subi l’oppression de l’envahisseur Anglais et les injustices qui en découlent, certes à des époques différentes et des degrés divers, mais le combat afin de préserver leurs droits et leur dignité fut le même. La colonisation a laissé des traces indélébiles dans le cœur de ces deux nations. Même si la culture du Pacifique est différente de celle des Caraïbes, certaines des valeurs du peuple Maori s’avèrent très proches de celles des jamaïcains. Le rapport étroit qu’entretiennent les maoris avec leur terre et le respect qu’ils lui vouent, la force de leur identité, l’importance des liens familiaux et des racines, le sens de la communauté et celui de la fraternité sont autant de caractères qui les rapprochent. La musique de Katchafire témoigne aujourd’hui de ce lien et le revendique, utilisant le roots afin de véhiculer un message à la fois spirituel et politiquement engagé. Même histoire, même combat !
Le Katchafire crew sort son premier album « Revival » en 2003 dont l’un des singles « Giddy up » avait explosé les ventes l’année précédente. Cette première sortie est un réel succès et contribue à fonder la solide notoriété du groupe. Le second album « Slow-burning » suit un an plus tard offrant la même fraicheur et joyeuse énergie que le précédent opus et touchant un publique toujours très hétéroclite. Depuis, la formation n’a cessé de tourner en NZ mais s’est également emparé de la scène internationale. Katchafire vient d’achever une tournée au Royaume-Uni et aux States à l’occasion de leur dernière production « Homeground Dub remixes » sortie en juin 2006, un double CD de remix réunissant des titres de leurs deux albums. Un bon moyen de découvrir le son du groupe à travers des versions Dub remixées par Mad Professor et des références du son NZ (Pitch Black, Confucius…)

Site du groupe : http://www.katchafire.co.nz
Contact : kimhill@stratigi.com


































Kora

Ce jeune groupe à l’énergie débordante a déjà conquis le publique néo zélandais et australien, s’imposant par une incomparable présence scénique. Un concert de Kora est effectivement un bon moyen de recharger ses batteries car de l’énergie, le combo en a à revendre ! Ce groupe de Wellington, composé des quatre frères Kora, d’origine maorie (Laughton, Francis, Stuart et Brad), et de Dan McGruer voit le jour en 2002.Enfants de la balle, les 4 frères Kora perpétuent le savoir musical de leur famille avec beaucoup de talents. Ils décident enfin de se réunir et de travailler ensemble pour créer leur propre musique dont le résultat est explosif. Un de leurs titres, « Barely can See » sort en 2002 sur la compilation « Loop’s 2002 », réunissant plusieurs artistes néo zélandais de talent, et plus tard sur « Conscious Roots » une excellente compilation de roots répertoriant les meilleures productions reggae de l’année. C’est en 2004 que le groupe sort son premier EP, une édition limitée de quatre titres détonants qui annoncent une suite prometteuse. Le puissant titre « Politician » reste longtemps numéro 1 des charts et est sans cesse diffusé sur les ondes. Le « EP Volume » est rapidement sacré disque d’or en NZ et distribué par Inertia Music en Australie. On retrouve le groupe dans tous les festivals d’Aotearoa, au Kaikoura Roots Festival, au Soundsplash&Rippon 06, ou leurs performances sont très remarquées. Ils participent également au Dub Conspiracy Tour avec Salmonella Dub, Fat Freddys Drop, Katchafire…., et préparent une tournée internationale.
La force singulière de ce reggae, orienté vers des sonorités Dub, aux vigoureuses nuances de funk est relevée par de riches harmonies vocales qui redoublent son intensité .Leur son a définitivement beaucoup de caractère !
Les garçons de Kora préparent leur premier album dans leur studio d’Auckland et n’ont certainement pas fini de faire parler d’eux !

Site du groupe : http://www.kora.co.nz
Contact : michelle@kora.co.nz





































Cornerstone Roots

Cornerstone Roots, c’est l’histoire de 3 musiciens de Raglan qui commencent par des concerts sans prétention dans des petits bars provinciaux. L’authenticité et la douceur de leur roots avec juste ce qu’il faut d’instruments pour lui donner son groove, a tout naturellement mais sûrement conquis un public qui n’a cessé de s’élargir. Leur force est justement de rester ancré dans un reggae traditionnel mais juste, qui véhicule de beaux messages et de bonnes vibrations. Brian Dixon, chanteur compositeur et guitariste, à la voix envoûtante, son frère Turongo Dixon (batteur), d’origines maorie et la bassiste Naomi Tuao d’origine samoan et écossaise forme le groupe en 2001. Sollicités par leur public, ils sortent un premier EP « One Fine Day ». Fort de ce premier succès, ils enregistrent un album à Wellington « Soul Revolution » avec l’ingé son Lee Prebble chez un label indépendant « Motherland Records », qui sort l’année suivante. Cette sortie est accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par le public kiwi mais également par un public international. Leurs tunes se retrouvent diffusés en peu de temps sur des radios australiennes, brésiliennes, japonaises et plus récemment américaines. Jonathan Crayford (clavier) et Aaron Bush (percus) ont depuis rejoint la formation initiale qui a enchaîné plusieurs tournées hors NZ et dont les qualités musicales sont désormais largement reconnues.
« Forward Movement », leur dernier EP en date, se voit nommé meilleure sortie Roots en 2005. On y retrouve en featuring, un vétéran de Studio One, Ranking Joe. Ils enregistrent également un morceau avec Big Youth et font les premières parties de Burning Spear, Toots and The Maytals, Sly and Robbie avec Mickeal Rose, Lee Scratch Perry et Mad Professor.
Depuis son humble début, Cornerstone Roots a parcouru du chemin et s’est doucement forgé une solide réputation dans le milieu du reggae from Pacific !

Site du groupe : http://www.motherland.co.nz
Contact : cornerstone@motherland.co.nz

































Les Sounds System


Budspells


Ce sound system néo zélandais, installé en Australie est né d’une rencontre entre Ant, (Dj et producteur) et Kye (chanteur, compositeur) lors d’une Dub Dancehall Party à Sydney en 2002. Leurs intérêts communs pour certains styles de musique tels que le Dub, le Reggae, le Dancehall, le Hip Hop et la Soul les incitent à travailler ensemble et fonder Budspells. Ant s’empare des platines pour créer d’ingénieux mixs d’un style peu ordinaire sur lesquels Kye chantent ses textes sous l’influence des MCs Hip Hop et Dancehall. Leur musique est un hybride de sons reggae, dub, hip hop aux beats parfois drum’n’bass. Comme résultat, une harmonieuse fusion de ces genres, groovy et originale au travers de laquelle le sound s’est créé son propre style et son identité. En 2005, Salmonella Dub les invitent à se joindre au Dub Conspiracy Tour qui leur permet une première réelle confrontation aux publics kiwi et australien qui apprécient les performances énergiques de cette jeune formation. Cette collaboration leur permet d’enregistrer deux premiers titres « Ruckus » et « Feel Styles » sur la compilation qui suit la tournée. Ils participent également au Kaikoura Roots Festival 05 et accompagnent Salmonella Dub sur leur tournée nationale 2006. Leur second EP « Inna Sences » sorti sous le label du Dub Conspiracy contient 6 excellents titres révélateurs de leur talent.

Site du groupe : http://www.budspells.com
Contact: farknl@bigpond.com
































Sunshine Sound System

A ses débuts, le Sunshine Sound System, originaire de Queenstown réunit l’habile Selecta Downtown Brown, MC PDigsss, qui inonde de leur puissant son les bars et clubs de la South Island. Ils commencent progressivement à se charger des warm up et des After Party de groupes plus connus contribuant vivement à réchauffer les ambiances de leur très dynamiques interventions. Les sélections Dancehall du très pointu Downtown mixées à du Hip hop de premier choix avec beaucoup de savoir faire captivent rapidement l’attention des amateurs. Le MC du Sound aux étonnantes qualités vocales donne beaucoup d’ampleur aux mixs du Selecta. On ne peut rester indifférent à la troublante voix de PDigsss et à sa charismatique présence. Avec son imposante coupe afro et ses splendides tatouages polynésiens, ce Samoanais ne passe pas inaperçu. Il rejoint en 2003, le fameux groupe de drum’n’bass Shapeshifter tout en continuant sa collaboration avec le Sound ponctuellement. L’arrivée du MC Kp est également très remarquée puisque ce grand maori est avant tout un artiste engagé. Chanteur, compositeur de talent, il est également un habile free styler est devient vite reconnu pour ses aptitudes à l’improvisation, contribuant fortement à la réputation du Sound. Il est désormais le principal Mc du Sunshine et l’un des acteur du mouvement Hip hop de la South Island. Les thèmes politiques et sociaux récurant à ses textes et impros continuent de contribuer à cette image de porte parole qu’il véhicule depuis ses débuts. Il est un actif défenseur des droits de la communauté maorie et tente de mettre en avant des problèmes qui malgres le temps persistent et ont tendance à etre oublié ! Kp revendique à travers sa musique son implication à la vie politique et sociale de son pays et insiste sur sa volonté d’utiliser son art comme moyen de transmettre des messages. On le retrouve sur différents projets et notamment celui de « Basscamp » label crée par le génial Confucius qui réunit plusieurs artistes prometteurs de l’île du sud. De cette initiative et brillante collaboration, naît l’album « Southern Face » en 2005, un indispensable de la musique NZ. Les tunes, « Inclined », « Tell them Youth », « Who teach » dont les textes sont écrits et interprétés par Kp illustrent parfaitement le travail de cet artiste. Il est également le selecta de l’émission hebdomadaire Roots&Culture sur Studio.fm et a tourné aux cotés de groupes de funk, tel que P.Bass et de drum’n’bass comme Shapeshifter.
On retrouve le SSS sur plusieurs compils NZ dont entre autre la Dub Conspiracy avec un remix du titre « As of Lately » de Shapeshifter, ou encore sur celle du Kaikoura Roots Festival avec un impressionnant remix du titre « For The Love Of it »de Salmonella Dub. Mais SSS contribue également beaucoup à la vie artistique de leur Hometown et s’occupe de la programmation très éclectique et underground du Subculture, lieu crée par Downtown.

Contact: sunshinesound@gmail.com










Jugglin Crew

Dancehall Represent!
Ce sound system d’Auckland composés des deux selectas Gwaan Gal & Finn joue un grand rôle dans la diffusion du Dancehall Jamaïcain en Nouvelle Zélande et en particulier dans l’une des plus grandes villes, Auckland. Leurs sélections très pointues est très a jour sur l’actualité jamaïcaine sont de grandes qualités. Ils animent non seulement des soirées mais également des émissions radios sur entre autre Fleet.FM qui permettent aux amateurs de se tenir au courant des dernières sorties et des charts de la scène jamaïcaine.
Gwaan Gal aka Alicia Slater, en plus d’être une séduisante jeune femme,envoie des sélections de premier choix avec beaucoup de talents et a plus d’une corde à son arc. A côté de ses activités de djing, elle manage Jugglin Records, le shop Reggae Dancehall d’Auckland. Egalement journaliste pour la revue Hip Hop, Back2Basics, c’est elle qui organise les soirées Buss It Up (où le Jugglin Crew est résident) le rendez-vous mensuel des Sound system Dancehall d’Aotearoa à Auckland. On y croise les meilleurs selectas de NZ (Dj Grafta, Rebel Bass, Stincky Jim, Fletch, Sherman, Yardwise) et on y écoute les dernières meilleures Big tunes jamaïcaines jusqu’au petit matin. La programmation varie d’un mois à l’autre et n’est jamais décevante. Un rendez-vous à ne pas manquer pour les amateurs de pur Dancehall qui visitent Aotearoa !!

Site : http://www.myspace.com/bussitup
http:/www.jugglin.co.nz
Contact : jugglin@ihug.co.nz
gwaangal@jugglin.co.nz







Grafta Sound System

Dj Grafta aka Oliver Penny accompagné de ses deux MCs Decks&Fx envoie du gros son hardcore. Ils participent régulièrement au Buss It Up et enchaînent les radios shows. Grafta, dj, producteur, arrangeur, ingé son, a fondé depuis peu son propre label et studio « Force Productions », avec lequel il produit des mixtapes et des riddims sur lesquels il fait poser des jeunes Deejays Dancehall et Hip Hop de NZ. Son ambition est de promotionner et faire découvrir la musique jamaïcaine au plus grand nombre mais avant tout, de faire des Big Tunes avec les jeunes talents de la scène reggae/Dancehall de son pays ! Développer la scène locale, constitue une de ses priorités.

Site : http://www.yardgraft.blogstop.com
http://www.myspace.com/djgrafta
http://www.myspace.com/forceproductions
Contact : djgrafta@gmail.com


















Rebel Bass Sound System

Rebel Bass réunit selecta Rafstar et MC KP, le même que celui du Sunshine sound System. Mais contrairement au SSS, Rebel Bass est attaché aux principes de bases du sound jamaïcain, leurs performances s’articulent autour du mix, de sessions Dubplates de Reggae Dancehall uniquement. Ils s’occupent régulièrement des warm up des groupes reggae qui passent à Queenstown et font plusieurs résidences dans la région. Selecta Rafstar a non seulement de dynamiques sélections Dancehall mais a aussi d’excellents Dubplates Nu Roots de Johnny Osbourne sur le Truth and Rights, de Louie Culture sur le Foundation et d’autres artistes tels que Shinehead, Million Stylez, Jagwa, Future Troubles, Diplomat…

Site : http://www.myspace.com/rebelbassnz
Contact : demoselector@gmail.com





























100%NZ music

Compilations de références : Kaikoura Roots Festival 2005/Dub Conspiracy 2005.

Dub Conspiracy / Dub Conspiracy 2005.

Conscious Roots/Capitol 2004.

Conscious Roots 2/Capitol 2005.












Album de reference: “Southern Face” Basscamp/Basscamp Music 2005
http://www.myspace.com/basscampnz


















Big up and respect to the NZ music family!!
Special thanks to Salmonella Dub and Mc Kpz for their precious help. Arohanui…













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commentaires
le 20/10/06 par Souljah
rufff cet article, on y apprend plein de choses !!!!! bad !!!!!!
le 22/10/06 par jah warren
yes c'est un très bel article je trouve, je connaissais un peu les groupes de là bas mais pas tous! C'est très bien, ca mérite que ces groupes soient connus! bless
le 24/10/06 par kingtonmou
Très bon dossier!! Ayant moi-même fait le dossier sur le reggae à Caen, je ne peux qu'applaudir des deux mains ton travail complet où nous apprenons énormément de choses! big up!!
le 30/10/06 par athlète
excellent article! Je suis en NZ et je confirme tout ce qui est dit dans cet article. Big up et bonne continuation!
le 09/10/12 par Someone
+ The Black Seeds = BEST

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